Le plus-que-parfait (conjugaison française)

Le plus-que-parfait (conjugaison française)

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Transcription de la vidéo :

Salut, cher ami, merci de me rejoindre pour cette nouvelle vidéo de Français Authentique. Comme d’habitude, tu peux activer les sous titres sur YouTube pour ne rien manquer et tu as toutes les ressources liées à Français Authentique dans la description de cette vidéo, et notamment un fichier PDF qui t’aide à comprendre tout ce que je dis.

Si tu suis Français Authentique depuis un certain temps, tu sais que je suis plutôt contre la théorie à outrance. Pour moi, on apprend à parler une langue, énormément de façon passive. La grammaire est importante, la compréhension est importante, mais arrivé à un certain niveau, je préconise toujours l’écoute et l’apprentissage naturel.

Mais malgré ça, on me sollicite régulièrement pour faire des vidéos un peu plus techniques. J’en avais fait une, par exemple, sur les bases de la conjugaison française. J’ai fait une vidéo sur l’imparfait et le passé composé et on m’interroge souvent sur un temps français qui semble poser souci : le plus que parfait. Le plus que parfait. « Johan, qu’est-ce que c’est le plus-que-parfait ? A quoi ça sert ? Quand est-ce qu’on doit l’utiliser ? ». Et c’est le but de la vidéo d’aujourd’hui. On va vraiment simplifier les choses pour que ce soit pratique, que ce soit quelque chose facile à utiliser pour toi et on va se limiter à l’indicatif. C’est ce qu’il y a de plus utilisé. On va voir au plus-que-parfait de l’indicatif.

Alors à quoi ça sert, le plus-que-parfait ? Pourquoi on a comme ça un temps supplémentaire qui embête ceux qui doivent apprendre la langue ou qui ne comprennent pas. Et tu vas voir, c’est assez simple. Et la raison pour laquelle ce temps existe est légitime.

Le plus que parfait, il sert à décrire un événement qui est plus ancien que quelque chose que tu es entrain de raconter au passé. Tu vas voir, je vais simplifier les choses, mais tu racontes quelque chose au passé, tu parles d’une action au passé, et subitement tu veux parler de quelque chose qui s’est passé encore avant. C’est ce qu’on appelle qui est antérieur. Eh bien là, tu as besoin du plus que parfait. Et je vais décomposer ça grâce à un exemple.

Tu es en train de décrire une action du passé. Par exemple, on va imaginer, on va prendre ma fille Emma en exemple, que tu dis : « Hier, Emma mangeait des framboises. Hier, Emma mangeait des framboises ». Bien d’accord que ça, c’est au passé. On utilise ici l’imparfait ; ça marcherait de la même façon si on utilisait le passé composé ou le passé simple. C’est une action au passé. « Hier, Emma mangeait des framboises ».

Toi, tu veux ajouter à cette information que c’est Emma qui a cueilli les framboises, c’est à dire que les framboises qu’elle est en train de manger, c’est elle qui les a cueillies et qui les a ramassées. Elle les a forcément cueillies avant de les manger, on est bien d’accord. Tu ne peux pas manger quelque chose qui n’a pas été cueilli. Donc l’action, c’est très important, l’action de cueillir les framboises a eu lieu avant l’action de les manger. C’est logique. Elle mange des framboises, elle les avait cueillies avant, c’est antérieur. Donc si on reprend la phrase précédente qui était : « Hier, Emma mangeait des framboises », et qu’on rajoute cette nouvelle information, on va dire : « Qu’elle avait cueillies ». « Hier Emma mangeait des framboises qu’elle avait cueillies », et cette partie « qu’elle avait cueillies », c’est du plus-que-parfait parce que c’est une action qui a eu lieu avant une action qui est déjà au passé. Elle mangeait des framboises : c’est du passé. Elle les avait cueillies : c’est une action qui a eu lieu avant. C’est à ça que sert le plus que parfait.

Tu noteras que la construction du plus-que-parfait est relativement facile. Le plus que parfait, c’est un temps composé exactement comme le passé composé. Le passé composé, tu le construis en conjuguant l’auxiliaire être ou l’auxiliaire avoir au présent de l’indicatif, et tu rajoutes ce qu’on appelle le participe passé. Ça, c’est le passé composé. Donc, tu dis : « Il est venu ». Le verbe être conjugué au présent, tu rajoutes un participe passé.

Pour construire le plus que parfait, c’est pareil sauf que l’auxiliaire être ou avoir, au lieu de le conjuguer au présent, tu le conjugues à l’imparfait. Donc le « il est venu » au passé composé, donne « il était venu » au plus que parfait. Donc tu conjugues l’auxiliaire être (j’étais, tu étais, il était, nous étions, vous étiez, ils étaient) ou l’auxiliaire avoir (j’avais, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient). Tu conjugues ces auxiliaires et derrière, tu ajoutes le participe passé du verbe. Donc, ici : il était venu.

Dans l’exemple d’Emma, tout à l’heure : elle avait cueilli. C’était des framboises qu’elle avait cueillies. L’auxiliaire avoir conjugué à l’imparfait (elle avait) et « cueillies », c’est le participe passé du verbe « cueillir ».

On peut voir à deux autres exemples pour que tu assimiles vraiment l’ensemble. Imagine la phrase : « Il m’a dit qu’il ne l’avait jamais vu. Il m’a dit qu’il ne l’avait jamais vu ».

« Il m’a dit », c’est au passé composé, donc c’est une action du passé. Je t’ai dit tout à l’heure qu’on utilise le plus-que-parfait pour décrire une action qui a lieu avant une action qui est déjà au passé. Je te disais que cette action au passé, elle pouvait, en termes de conjugaison, être soit à l’imparfait (comme dans l’exemple avec Emma), soit au passé composé comme tout de suite ou soit au passé simple. Donc ici, tu as « il m’a dit ». « Il m’a dit ». Et toi, tu veux dire qu’il ne l’avait pas vu avant. Il ne l’avait pas vu. Le fait de ne pas avoir vu cette personne avant, c’est antérieur, ça a eu lieu avant l’action principale qui est « il m’a dit ». Donc ici, encore une fois, tu utilises le plus que parfait.  Tu le construis en utilisant l’auxiliaire avoir à l’imparfait, tu ajoutes le participe passé de « voir ». « Il l’avait vu ». Et la phrase, ça donne : « Il m’a dit qu’il ne l’avait jamais vu ».

Dernier petit exemple. Je vais te le faire et je vais t’expliquer comment ça marche. « Quand Tom est arrivé dans mon bureau, j’avais déjà enregistré deux vidéos ». « Quand Tom est arrivé dans mon bureau, j’avais déjà enregistré deux vidéos ». Donc on dit, Tom est arrivé. Tom est arrivé, c’est du passé composé, c’est une action qui a eu lieu au passé. Il est arrivé. Passé composé. Et l’action que moi, j’avais enregistré des vidéos, c’est une action qui a eu lieu avant. Quand Tom il est arrivé, cette action était terminée, elle avait eu lieu avant. Donc, on va utiliser obligatoirement le plus-que-parfait qu’on va construire en conjuguant l’auxiliaire avoir à l’imparfait. Donc, je vais dire « j’avais » et on ajoute le participe passé du verbe « enregistrer » qui est « enregistré ». Donc, l’action que je veux décrire est antérieure. On dit : « J’avais enregistré deux vidéos, j’avais déjà enregistré deux vidéos ». Donc cette phrase devient : « Quand Tom est arrivé dans mon bureau, j’avais déjà enregistré deux vidéos ».

Donc voilà, j’espère que tout ça t’a plu. J’espère que cette vidéo t’a aidé à comprendre pourquoi il existait un temps comme le plus que parfait, comment on devait l’utiliser et comment on devait le construire. Si ça t’a plus, montre-le-moi avec un petit pouce en l’air, un petit pouce bleu, un petit j’aime. Tu peux en commentaire, me dire ce que tu en as pensé ou me poser d’autres questions générales sur l’apprentissage du français ou plus spécifiquement sur le plus que parfait. Et bien sûr, évidemment, tu peux, tu dois ou ce serait super que tu t’abonnes à la chaîne YouTube de Français Authentique et que tu actives les notifications pour ne rien manquer.

Merci de ta confiance, à très bientôt pour du nouveau contenu. Salut !