Tout est question de priorités

Tout est question de priorités

Dans cette vidéo, nous parlons priorités. J’en profite pour vous raconter une nouvelle fois l’histoire du pêcheur mexicain.

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Transcription de la vidéo :

Dans la vidéo d’aujourd’hui, on va parler de l’histoire émouvante du pêcheur mexicain et de l’homme d’affaire américain et on en profitera pour parler priorité et simplicité. On y va !

Bonjour à tous, membres de la famille Français Authentique et merci de me rejoindre pour cette nouvelle vidéo. L’histoire à laquelle je fais référence du pêcheur mexicain, j’en ai parlé pour la première fois le 24 septembre 2011. C’était un de mes premiers articles sur le premier blog de Français Authentique (un article écrit) et je l’ai republié par la suite sur mon nouveau blog et je l’ai même envoyé par e-mail parce que je trouve que c’est une histoire très touchante. Et je me suis dit que ça fait quand même cinq ans que j’ai parlé de cette histoire pour la première fois et il serait intéressant d’en reparler en vidéo et de vous dire ce que je pense du sujet.

Ce sont souvent les histoires les plus simples qui ont le plus d’impact et je trouve que cette histoire du pêcheur mexicain et de l’homme d’affaires américain entre dans cette catégorie. Elle est simple, efficace et elle a de l’impact. Cette histoire se passe dans un village côtier mexicain (au bord de la mer) et là, il y a un bateau de pêche mexicain qui entre au port et au  port se tient un Américain et je vais maintenant passer la petite discussion entre le Mexicain et l’Américain pour partager avec vous cette belle histoire.

– Waouh ! Vous avez vraiment de supers poissons ! Il vous a fallu combien de temps pour tous les attraper ?

– Merci, merci ! En fait, je n’ai vraiment pas mis longtemps.

– Mais alors, pourquoi vous n’êtes pas resté un peu plus longtemps en mer pour en attraper encore plus ?

– Vous savez, ces quelques poissons suffiront amplement à subvenir aux besoins de ma famille.

– Ah han ! Mais qu’est-ce que vous faites tout le reste du temps quand vous ne pêchez pas ?

– Je fais la grâce matinée, je pêche un peu, je joue avec les enfants, je fais la sieste avec ma femme et le soir, je vais au village voir mes amis et nous buvons un peu et nous jouons de la guitare. J’ai une vie très remplie, vous savez.

– D’accord ! J’ai un MBA d’Harvard et je vais vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Comme ça, avec tous les bénéfices dégagés, vous pourriez vous acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que ce bateau vous rapporterait, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez vraiment une flotte de chalutiers. Au lieu de devoir négocier avec des intermédiaires, vous pourriez les vendre directement à l’usine, voire même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village mexicain pour vous installer à Mexico City, Los Angeles, voire même New York et de là, vous pourrez diriger toutes vos affaires.

– Et ça prendrait combien de temps ?

– De quinze à vingt ans !

– Hum hum ! Et après ?

– Après ? C’est là que ça deviendrait vraiment intéressant parce que quand le moment sera vraiment venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions.

– Des millions ? Mais après ?

– Après ? Vous pourrez prendre votre retraite, vous installer dans un petit village côtier, faire la grâce matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et jouer de la guitare avec vos amis.

Voilà pour cette histoire. J’espère qu’elle vous a plus. Je suis presque sûr qu’elle vous a plus parce que depuis que je la partage avec vous par e-mail par le biais de mon blog, j’ai beaucoup de retours de personnes qui me disent : « Cette histoire m’a marqué et je suis assez d’accord avec la philosophie du pêcheur mexicain. » Évidemment, vous l’avez compris, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de croître, de se développer et d’obtenir plus. Ce n’est pas ça le vrai message. Le vrai message, c’est de se dire qu’il faut déjà prendre conscience de la chance qu’on a d’avoir ce qu’on a (d’éprouver de la gratitude) et de travailler pour ses priorités. Et à un moment, il faut savoir se dire : « J’ai déjà tout ce qu’il me faut, j’ai déjà la majorité des choses dont j’ai besoin. Je vais en profiter, je vais continuer à me développer et à croître parce que c’est ça qui nous fait avancer en tant qu’êtres humains, mais je ne vais pas chercher à toujours avoir plus plus plus sans savoir pourquoi ou sans me poser la question pourquoi je veux plus. »

C’est un piège dans lequel beaucoup d’entre nous tombent : on consomme, on veut plus, on se dit : « Il faut que j’achète plus, il faut que j’aie plus … » sans vraiment se poser la question « pourquoi ». On le fait comme ça sans en  être conscient ; on augmente sa consommation, on achète plus, on fait plus, tout ça parce que la société dans laquelle on vit – il faut bien le dire – nous pousse à consommer plus. On a tout un tas de messages publicitaires, etc. qui font que notre inconscient nous pousse à consommer plus, à vouloir plus alors qu’on n’en a pas toujours besoin. Donc, sans chercher à forcément changer le monde, si nous ensemble, on essaye de changer un petit peu ça, de changer cet état d’esprit, si on définissait ensemble trois priorités sur lesquelles on travaille, trois choses qu’on essaye de développer de façon calme sans vouloir absolument chercher à avoir plus plus plus. Ça vous tente ?

De mon côté, j’ai trois priorités. La première, c’est ma famille. Essayer de passer du temps avec ma famille. Ce n’est pas en travaillant 70 heures par semaine que je vais profiter de ma famille. Et c’est la raison pour laquelle j’ai arrêté mon travail salarié. Mon corps était capable de mener les deux activités Français Authentique et mon job – je l’ai fait pendant presque cinq ans – mais je ne passais pas assez de temps avec ma famille. Donc, à un moment, je me suis dit : « J’en ai assez, ma priorité, c’est ma famille. Je vais mettre mon travail salarié de côté même s’il me rapportait pas mal d’argent. »

Ma deuxième priorité, c’est mon développement personnel. Faire de l’exercice, lire, méditer, apprendre des choses, apprendre des langues, voyager. Tout ça, c’est dans la deuxième catégorie : mon développement personnel.

Et la troisième catégorie, c’est développer Français Authentique du mieux possible pour aider encore plus de monde dans le monde entier à parler Français de façon automatique et sans effort. Ce sont vraiment mes trois priorités ; ce sont les trois choses que je jugerai à la fin de ma vie pour savoir si mon passage sur terre a été utile ou pas. Est-ce que j’ai profité de ma famille ? Est-ce que j’ai passé ma vie à me développer ? Est-ce que j’ai passé ma vie à essayer d’aider les gens  du mieux possible ? Et si ces trois choses sont réunies, si je dis « oui » trois fois, alors, je pense que j’aurais réussi ma vie.

Cette histoire du pêcheur mexicain est de se dire qu’à un moment, on en a assez, il ne faut pas chercher toujours plus. Ça peut parfois paraître contraire à cette idée que je prône souvent de motivation, de développement, du collage (je vous montrais mon collage de motivation sur lequel j’ai des images inspirantes et des choses que j’aimerais avoir) mais je trouve que ces deux histoires sont compatibles. Elles sont compatibles parce qu’il ne s’agit pas de chercher à faire plus ou avoir plus de façon inconsciente juste parce qu’on y est poussé, mais essayer de se développer, de faire plus pour avoir un meilleur impact et pour vivre la vie dont on rêve et la vie qui est celle qu’on mérite de vivre.

Merci d’avoir regardé cette vidéo.  J’espère qu’elle vous a plus et j’aimerais beaucoup que vous partagiez avec moi en commentaire ce que vous pensez de cette histoire du pêcheur mexicain et quelles sont vos trois priorités. Quelles sont les trois choses qui méritent toute votre attention et qui méritent tous vos efforts. J’attends vos commentaires en bas de cette vidéo sur Facebook ou YouTube. Je vous dis à très bientôt !