Prendre ses jambes à son cou

Prendre ses jambes à son cou

Dans l’épisode d’aujourd’hui, je t’explique le sens de l’expression “Prendre ses jambes à son cou”

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Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

 

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Transcription de l’épisode :

Salut ! Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast. Aujourd’hui, nous allons découvrir une expression idiomatique ensemble comme nous le faisons chaque dimanche dans le podcast de Français Authentique, à savoir l’expression « prendre ses jambes à son cou », « prendre ses jambes à son cou ».

Dans la description de cet épisode, tu peux aller télécharger la fiche PDF qui est tout simplement un résumé de tous les points clés de cet épisode. Je t’y explique le sens des mots, de l’expression, et je reprends également les exemples que j’ai utilisés ou que je vais utiliser pour t’aider à comprendre l’expression « prendre ses jambes à son cou ». L’idée, c’est de te permettre de revoir cet épisode. Donc pour ça, tu vas tout simplement dans la description. Il y a un lien qui t’emmène vers le téléchargement de la fiche PDF. Je te demanderai de laisser ton adresse mail. Tu recevras en plus, le cours gratuit de Français Authentique et du contenu exclusif chaque semaine. Donc, n’oublie pas de le faire. C’est vraiment quelque chose de très intéressant, je pense.

« Prendre ses jambes à son cou », c’est composé de trois mots majeurs. On a le verbe « prendre » qui veut dire saisir, attraper, emmener avec soi. Par exemple, j’ai un stylo sur la table. Si je le prends, eh bien je le saisis avec ma main et je l’emmène vers moi, je le prends, je le saisis, je l’attrape.

« La jambe », c’est une partie du corps, c’est ce qu’on appelle un membre inférieur, c’est-à-dire inférieur c’est en bas. Ça va du genou au pied et on s’en sert pour être debout tout simplement ou pour marcher ou pour courir. Donc ça, c’est la « jambe ».

Et le « cou », c’est la partie du corps qu’il y a entre la tête et le tronc. Donc, la tête est posée sur le cou et c’est le cou qui te permet justement de bouger la tête. Là, je fais des ronds, des cercles avec ma tête, eh bien je bouge pour cela tout simplement mon cou. Donc ça, c’est le mot « cou ».

À l’origine, prendre ses jambes à son cou, ça voulait dire partir, se mettre en chemin, s’en aller. Et à partir du XVIIIe siècle apparemment, d’après les sources, le sens a changé et il a dévié vers partir rapidement, fuir. Il y avait vraiment l’idée ici de partir vite, tellement rapidement que le corps était penché en avant et semblait se mêler aux jambes. Donc, si tu regardais une personne qui prenait les jambes à son cou, donc une personne qui fuyait, qui partait très vite, eh bien elle partait tellement vite que le mouvement de ses jambes semblait se mêler à sa tête. Et donc, tu avais l’impression que les jambes de la personne arrivaient au niveau de son cou.

Et petit à petit, ça a donné à l’expression « prendre ses jambes à son cou » le sens de « s’enfuir rapidement, s’enfuir de façon précipitée, partir très vite ». Aujourd’hui, si tu entends quelqu’un qui dit qu’il prend ses jambes à son cou, eh bien tout simplement il part rapidement, il s’enfuit précipitamment. C’est ce que veut dire prendre ses jambes à son cou.

Voyons quelques exemples. Le premier, imagine, tu es en train de te balader dans la rue. Tu racontes cette histoire, tu racontes à des amis que tu te baladais dans la rue et soudain, tu as été surpris par un bruit et tu as pris tes jambes à ton cou, c’est ce que tu racontes. Donc, si tu dis ça : « je me baladais, j’ai entendu un bruit, j’ai eu peur et j’ai pris mes jambes à mon cou », ça veut dire tout simplement : « je suis parti, je suis parti très vite, j’ai fui de façon précipitée parce que j’ai eu peur », tout simplement. Donc, je me suis enfui, je suis parti très rapidement parce que j’ai eu peur.

Un autre exemple, ce serait quelqu’un qui dit : « j’étais gêné par la situation, alors j’ai rapidement pris mes jambes à mon cou ». Donc, cette personne, elle était gênée par une situation. Par exemple, je ne sais pas, elle était en réunion et elle a dit une grosse bêtise, elle a dit un truc très bête et elle a eu peur que les autres se moquent. Du coup, elle s’est enfui, elle s’est levée, elle est sortie très vite de la salle. On dit qu’elle a pris ses jambes à son cou.

Dernier exemple, tu peux imaginer qu’il y a un stagiaire qui travaille dans une entreprise. Et malheureusement, dans cette entreprise, il y a beaucoup de pression, beaucoup de travail, beaucoup de responsabilités, beaucoup de stress. Et on te dit que ce nouveau travail, c’était trop de responsabilités pour le stagiaire qui a finalement pris ses jambes à son cou dès la première semaine. C’est-à-dire que le stagiaire, au bout d’une semaine, il est parti, il a fui, il s’est enfui précipitamment, il est parti très rapidement de l’entreprise parce qu’il y avait trop de stress, il avait trop de responsabilités et il a décidé de fuir tout simplement.

Donc, tu comprends bien le sens de « prendre ses jambes à son cou », qui veut dire s’enfuir précipitamment, partir rapidement. On va pratiquer ta prononciation et je vais le faire en essayant de te montrer, tu l’as déjà certainement vu dans les exemples, que le possessif il varie en fonction des personnes. Tu as vu, j’ai dit : « j’ai pris mes jambes à mon cou, tu as pris tes jambes à ton cou, il a pris ses jambes à son cou ». Donc, on va pratiquer ça ensemble dans le cadre de la prononciation. Ne te focalise pas du tout sur ça, sur le changement du possessif ici, concentre-toi sur la prononciation et tu assimileras au fur et à mesure ce que je veux dire par là, par changement du possessif. On y va. Tu répètes après moi.

J’ai pris mes jambes à mon cou.

Tu as pris tes jambes à ton cou.

Il a pris ses jambes à son cou.

Elle a pris ses jambes à son cou.

Nous avons pris nos jambes à notre cou.

Vous avez pris vos jambes à votre cou.

Ils ont pris leurs jambes à leurs cous.

Elles ont pris leurs jambes à leurs cous.

Très bien ! Je pense que cette expression n’a plus aucun secret pour toi. Va, dès maintenant, télécharger la fiche PDF pour en être sûr, pour pratiquer encore un petit peu.

Je te remercie du fond du cœur de suivre tous les contenus de Français Authentique.

À très bientôt ! Salut !