Plus de peur que de mal

Plus de peur que de mal

Dans l’épisode d’aujourd’hui, je t’explique le sens de l’expression “Plus de peur que de mal”

J’attends ton avis sur Facebook : clique ici.

Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

 

(Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier MP3)
(Fais un clic droit sur ce lien pour enregistrer le fichier PDF)

Transcription de l’épisode :

Salut, cher ami ! Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast de Français Authentique. Et aujourd’hui, nous allons voir à une expression française que tu as certainement déjà rencontrée et que je vais t’expliquer en détail, comme d’habitude. Il s’agit de l’expression : « plus de peur que de mal », qui m’a été suggéré par notre ami Marc qui est membre de l’académie Français Authentique. Je salue Marc et tous les autres membres de l’académie aujourd’hui. Et bien sûr, je remercie tout le monde. Même si tu n’es pas membre de l’académie, je te remercie de prendre un instant pour m’écouter.

Avant d’avancer sur le podcast du jour, j’ai quand même une annonce à faire puisque dans une semaine, mon nouveau cours : « 30 jours pour booster ton français » sera disponible. Et franchement, j’ai travaillé, enfin on a travaillé, toute l’équipe a travaillé très dur pour ce nouveau cours. J’en ai déjà un peu parlé. Tu peux aller te mettre sur la liste d’attente. Il y aura des petites surprises pour les membres qui sont sur la liste d’attente. Il y a un lien en bas de cet épisode.

Mais en gros si je résume, ce cours, c’est un cours sur 30 jours plus deux jours bonus. Chaque jour, tu as une vidéo, un fichier vocabulaire, un fichier prononciation et un quiz. Donc, tu as des parties de consommation de contenu et des parties dans lesquelles tu es actif. Et les sujets que j’ai choisis sont des sujets intéressants, sur la France, la francophonie, l’histoire, le quotidien en France, le développement personnel etc. ect.

Et on a aussi beaucoup investi dans la technologie puisque c’est un cours vraiment où je te prends par la main, où tout est bien structuré : tu as une barre de progression, tu as un nouvel outil technologique qu’on met en place qui te permet de lire à l’écran en écoutant. Donc, tu lances le fichier audio, tu as le texte qui s’affiche à l’écran et les mots que je prononce se marquent de différentes couleurs pour que tu puisses tout suivre. Donc voilà, on a beaucoup investi. Et ce cours sera disponible dans une semaine. Donc, va dès maintenant t’inscrire sur la liste d’attente pour ne rien manquer.

Ceci étant dit, allons voir maintenant à cette fameuse expression : « plus de peur que de mal ». Alors, le mot « peur », tu le connais malheureusement, j’imagine, il fait référence à une émotion qui est là pour nous prévenir d’un danger. On pourrait dire aussi, c’est une crainte, une appréhension. Quand tu as peur, tu as une émotion au fond de toi dans ton corps qui te dit qu’un danger n’est pas loin. Ça, c’est la peur. Tu as certainement la peur de parler à l’oral en français. Tu sais, c’est cette émotion, ton cœur qui bat vite, cette petite boule dans le ventre que tu as quand tu dois parler, ou tu as parfois peur de faire des erreurs, c’est-à-dire que tu as cette appréhension, ces émotions négatives quand tu parles parce que tu crains de te tromper, de faire des erreurs. Donc, ça c’est la peur.

« Le mal », ça a différents sens. Le mot « mal » a différents sens. Tu connais certainement le sens de mauvais. Si on dit : « j’ai fait quelque chose de mal », ça veut dire que j’ai fait une chose mauvaise, qui n’est pas bien. Ici, le mal, il indique une douleur. Ça peut être une douleur physique ou une douleur mentale, mais tu peux dire que mal, ici, veut dire douleur.

Au sens propre, qui n’est pas très loin du sens figuré, qui est utilisé pour l’expression, au sens propre, « plus de peur que de mal » ça veut dire qu’il y a plus de peur, tu as plus d’émotions négatives liées à un danger que de mal, c’est-à-dire que de douleur réelle. Tu as plus d’émotions négatives que de douleur réelle.

Et on utilise cette expression quand un danger a été évité. Tu as eu peur de quelque chose, tu as vraiment pensé que quelque chose de négatif allait arriver et finalement, ce danger a été évité. Donc, tu as eu plus peur puisque tu as eu très peur, tu as eu plus peur que mal, puisque tu n’as finalement pas eu mal puisque le danger a été évité. On l’utilise pour parler d’un danger qui a été évité ou pour dire que ce qu’on craignait ne s’est pas produit.

On va voir à quelques exemples pour que tu comprennes vraiment exactement de quoi il s’agit ici. Imagine un match de football. J’utilise souvent le football dans mes exemples, mais c’est tellement facile de trouver des exemples liés au foot. Tu imagines qu’il y a une star du foot français, on va prendre Kylian Mbappé, qui se blesse. Il est sur le terrain et il prend un mauvais coup, il tombe par terre, il a très mal, il reste au sol.

Là, on a peur, les commentateurs ont peur, l’entraîneur a peur. Peut-être que lui a peur parce qu’il a très mal. Au bout de quelques instants, il arrive à se relever, il se lève. Et on le voit bouger, trottiner, courir. Donc, il n’a finalement pas vraiment mal ou en tout cas, il n’y a pas eu beaucoup de mal. On dit dans ce cas « ouf ». Le commentateur télé dit : « plus de peur que de mal pour Kylian Mbappé », ça veut dire on a plus eu peur, on a plus eu d’émotions négatives de crainte que de mal, que de douleur physique ou de douleur mentale à penser que le joueur s’était vraiment blessé, « plus de peur que de mal ».

Un autre exemple, tu peux lire dans la presse qu’il y a eu un incident dans une centrale nucléaire. Donc, il y a eu un incendie, on a vu de la fumée, il y avait beaucoup de voitures de police, de pompier, on a vraiment eu peur. On a eu peur qu’un accident grave arrive dans cette centrale nucléaire. Et on sait à quel point un accident nucléaire peut être grave. Donc, tout le monde avait très, très, très, peur.

Finalement, au bout d’un moment, la police sort et passe à la télévision. On pose des questions au chef de la police et il dit : « C’est bon. Plus de peur que de mal. Tout a été maîtrisé ». Ça veut dire encore une fois qu’on a eu très, très, très, peur de quelque chose et que cette chose finalement ne nous a pas fait mal. Le danger a été évité. Ce qu’on craignait fort ne s’est pas produit. On a eu « plus de peur que de mal ».

Et enfin, on va prendre un dernier exemple. Tu imagines que tu as ta grand-mère qui est à l’hôpital et qui tousse beaucoup, elle tousse, elle a des difficultés pour respirer. Et en ce moment, avec la pandémie de Coronavirus, tout le monde commence à avoir peur et se dit : « Peut-être que la grand-mère a attrapé le Coronavirus ». Donc, elle va faire un test et quand les résultats du test reviennent, tu dis : « Ouf ! Plus de peur que de mal ». On a eu très peur qu’elle ait attrapé le Coronavirus, mais le test a montré que c’était autre chose. Donc, ce n’est pas un grand mal, « plus de peur que de mal ». Ce qu’on craignait ne s’est pas produit. Le danger a finalement été évité, on a eu «plus de peur que de mal ».

Maintenant que cette expression n’a plus aucun secret pour toi, je te propose, eh bien de pratiquer un peu ta prononciation. Donc, je te laisse un petit peu de temps pour répéter après moi. C’est un exercice très simple. Dans mon cours « 30 jours pour booster ton français », je le fais de façon beaucoup plus structurée, beaucoup plus intensive pour toi, avec différents types de prononciations, différentes intonations, différents types de liaisons. Mais là, dans le podcast, on fait simple, tu répètes tout simplement après moi cette expression. Je te laisse du blanc, un petit peu de temps pour répéter. C’est parti !

Plus de peur que de mal.

Plus de peur.

Plus de peur.

Que de mal.

Que de mal.

Plus de peur que de mal.

Plus de peur que de mal.

Une dernière fois…

Plus de peur que de mal.

Super ! Alors merci de ta confiance, merci d’avoir écouté cet épisode. Et n’oublie pas d’aller dans la description sur le blog ou sur les réseaux pour découvrir le formulaire qui te permettra de te mettre sur la liste d’attente de mon nouveau cours. Dans une semaine, il sort. Tu verras que tu vas l’adorer.

Merci de ta confiance. À bientôt ! Salut !