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On a toujours le temps

 

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Transcription de l’épisode :

Salut, chers amis ! Merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode de Marchez avec Johan. Alors, il y a un peu de vent, aujourd’hui. Je suis dans les champs, donc par moment, tu entendras peut-être le vent et je te pris de m’excuser, mais c’est comme ça quand on se promène entre amis, on est exposé aux conditions météos et je suis donc en extérieur.

Avant de commencer, puisqu’aujourd’hui on va parler développement personnel, on va parler de la gestion du temps, je voudrais te demander un petit service qui te prendra quelques secondes de ton temps précieux, j’en suis conscient, mais qui aide beaucoup Français Authentique, ce serait de laisser 5 étoiles au podcast, quelle que soit la plateforme sur laquelle tu nous écoutes.

Ça me permettra d’être plus visible et d’aider encore plus de monde, parce que ce podcast Marchez avec Johan, il a vraiment pour vocation d’une part de t’aider à améliorer ton français et d’autre part de t’aider à améliorer ta vie. Et je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup d’autres podcasts qui peuvent te proposer ce résultat. En tout cas, ça fait maintenant 11 ans que je te le propose et je pense pas qu’il y ait d’autres ressources de ce type.

Alors comme on a dit, on va parler productivité, on va parler organisation, anxiété et parfois cette idée, ce sentiment de stress que l’on rencontre quand on a l’impression de ne pas avoir assez de temps ou de ne pas assez faire de chose. On se dit : « Je n’ai pas le temps de faire cette chose. J’aimerais tant le faire, mais je ne peux pas, parce que je n’ai pas le temps ».

Souvent, je l’entends hein. Quand je discute avec des amis ou des membres de l’Académie Français Authentique lors de notre réunion Zoom hebdomadaire, les gens ont tendance à dire : « Ben non, je n’ai pas le temps de lire, je n’ai pas le temps de faire du sport, je n’ai pas le temps de faire ça, je n’ai pas le temps de faire ça ».

Et il peut m’arriver de le dire, il a pu m’arriver de le dire, mais j’évite. Dès que je vais dire, sans le faire exprès, « je n’ai pas le temps », je vais essayer de me reprendre parce que le fait de dire « je n’ai pas le temps », ça donne un peu une idée de passivité, on est passif, alors que la gestion du temps, la gestion de cette ressource extraordinaire qui est le temps, eh bien c’est un processus actif. Ce n’est pas une chose qu’on subit, c’est une chose qu’on gère, c’est une chose qu’on a tendance à nous-mêmes gérer, à nous-mêmes essayer de rendre la meilleure possible, mais il y a vraiment cet aspect actif. On est actif et non passif.

Et déjà une chose qu’il est très important de garder en tête, c’est que nous sommes égaux devant le temps. Le président de la République française, quelqu’un qui vit dans la rue, toi, moi, on a tous 24 heures à notre disposition, par jour, ni plus ni moins. On ne peut pas dire : « Tiens, cette personne a de la chance, elle a 25 heures, alors que moi je n’ai que 23 heures ». Non, on a tous des journées de 24 heures. Qu’on soit riche, qu’on soit pauvre, qu’on fasse partie des classes moyennes, on a tous 24 heures. C’est quelque part, le temps, c’est l’égalité suprême. On a tous la même chose.

Alors évidemment, c’est à relativiser un petit peu dans le sens où l’argent permet d’acheter des services. Et quand on achète ces services, ça nous dégage du temps. Et c’est d’ailleurs pour ça que je trouve que la liberté financière est importante justement à ces fins-là, à ces fins de liberté de temps. Mais en tout cas, le temps, c’est une ressource égale, égalitaire. On a tous la même chose.

Il est donc, à mon sens, important de partir du principe qu’il est impossible de ne pas avoir assez de temps, c’est impossible. C’est impossible de ne pas avoir le temps de faire quelque chose, on a toujours le temps. Quand tu regardes ce que font les autres, ils sont capables de faire énormément de choses. On a toujours le temps. L’art, c’est de savoir choisir ce que nous faisons avec le temps que l’on a. Ça sonne cliché, mais c’est la vérité. On a le temps et c’est à nous de choisir ce qu’on fait avec ce temps-là.

Donc on va voir quelques mots-clés, des mots super importants qui vont nous permettre justement d’aborder ce sujet du temps et de la gestion du temps. La première chose, le premier mot-clé, ça va être le mot « protéger ». Tu sais ce que signifie « protéger ». Quand on protège quelque chose, c’est qu’on le défend. D’ailleurs, je vais essayer de protéger le micro pour ne pas qu’il y ait trop de vent dedans. J’espère que tu m’entends bien.

Mais il est impératif de protéger son temps. Il faut qu’on se protège d’une part des distractions, c’est le deuxième mot-clé. Les distractions sont des choses internes, c’est-à-dire notre smartphone. Quand on dit « j’ai pas le temps » mais qu’on passe une heure sur son smartphone, on n’est pas logique, c’est pas cohérent de dire ça. Si j’ai le temps de passer une heure sur Facebook ou Instagram, eh bien je n’ai pas le droit de dire « je n’ai pas le temps de lire ». Donc il faut déjà se protéger des distractions. Ce sont des choses internes, des choses où notre cerveau lui-même nous joue des tours.

Ensuite, il faut se protéger des interruptions, c’est un nouveau mot-clé, le troisième mot-clé. Les interruptions, elles, elles sont externes contrairement aux distractions qui sont internes. Les interruptions, c’est quand des gens viennent nous interrompre, notre chef au travail ou un collègue au travail. Ça, c’est l’aspect vraiment à 100 % externe et donc interruption.

Un autre mot-clé, là c’est même deux mots, mais il faut savoir dire « non ». J’avais déjà fait une vidéo ou un podcast, je ne sais plus, tu peux la retrouver en cherchant sur le blog de Français Authentique. Il y a une barre de recherche. Si tu tapes « dire non », tu trouveras ce contenu. Il faut savoir dire non quand quelque chose n’est pas une priorité. C’est super important d’apprendre, de savoir dire non.

Et il faut aussi définir clairement sa vision et, nouveau mot-clé, ses priorités. Super important aussi de définir ses priorités. Moi… Ce sera certainement, vraisemblablement différent pour toi. Moi, je sais que mes priorités, ce sont mon développement personnel, ma famille et Français Authentique. Ce sont trois priorités très très claires. Je sais très bien que ce sont mes priorités.

Et ça m’aide à dire non quand on me contacte par exemple pour promouvoir un projet qui n’est pas celui de Français Authentique, ça m’aide à dire non. Parce que bien sûr j’ai envie de dire oui, j’ai envie de dire oui, mais je dois dire non. Parfois je dois dire non à mes amis qui souhaitent me voir, parfois je dois dire non à des gens qui me contactent, qui aimeraient que je les aide, mais je ne peux pas, parce que si j’aidais tout le monde en individuel, eh bien je n’aurai plus de temps pour moi.

J’entends des tirs, donc j’en conclus qu’il y a peut-être de la chasse dans les champs, donc je vais rester quand même au bord des chemins, je vais essayer de ne pas trop m’exposer. C’est toujours le problème hein. Tu m’as entendu souvent dans le podcast Marchez avec Johan, tu m’as entendu me plaindre de la chasse, alors que je me promène tranquillement sur les chemins, mais ça c’est un autre sujet.

Ce que j’étais en train de dire, c’est qu’il faut savoir dire non. Et dire non… ‘fin dire oui à quelque chose, c’est dire non à autre chose. Par exemple, dire oui à une invitation à un podcast, c’est dire non à une lecture ou non à une heure passée avec mes enfants, tu vois l’idée. Dire oui à quelque chose, c’est dire non à autre chose, mais d’une façon indirecte et involontaire et non choisie.

Et le dernier mot-clé, c’est de simplifier sa vie, parce que si on a une vie simple, c’est beaucoup beaucoup plus facile d’avoir du temps pour ce qui compte.

Donc tu vois un peu les mots-clés que j’ai pu aborder, il y avait « protéger son temps », il y avait le mot « distraction », on se protège des distractions, on avait le mot « interruption », on se protège des interruptions, on avait « dire non », super important, et on avait le mot… ‘fin les deux mots « priorités », il faut les connaître, savoir quelles sont nos priorités, et bien sûr le mot « simplifier », parce qu’en simplifiant sa vie, on arrive tout simplement à avoir plus de temps pour les choses qui comptent. Donc l’idée, c’est vraiment d’être flexible, de réadapter ses priorités quand il le faut mais de se dire qu’on a toujours le temps.

Je voudrais partager avec toi un exemple poignant, en tout cas il l’est pour moi, en ce qui concerne… et c’est ce qui m’a donné l’idée de ce podcast, on a toujours le temps, pour être honnête avec toi.

Pendant très longtemps, je n’ai pas assez passé de coup de téléphone à mes parents. Je les appelais tous les mois, parfois peut-être un peu plus, un peu moins souvent. Donc je ne prenais pas des nouvelles assez souvent, à mon sens. Et je me disais : « Ben ça, c’est parce que je n’ai pas le temps, je n’ai pas le temps de les appeler plus ». Et j’ai appris à un moment que mon père était malade. Et quand j’ai eu cette information, je me suis mis à l’appeler tous les jours.

Donc tu vois, je suis passé d’un moment où je l’appelais à peu près tous les mois, tous les mois et demi, à une fréquence d’appel quotidienne. Ce qui prouve clairement que j’avais le temps avant, avant qu’il soit malade, j’avais le temps de l’appeler plus. C’est juste qu’à ce moment-là, inconsciemment, j’avais décidé que ce n’était pas une priorité et je l’ai beaucoup regretté évidemment.

Et c’est pour ça que je souhaite vraiment vraiment t’inviter à redéfinir tes priorités peut-être plus souvent. J’aurais dû redéfinir mes priorités plus souvent parce que bien sûr mes parents font partie de mes priorités et j’aurais dû prendre le temps d’appeler plus souvent. Et je me suis prouvé à moi-même, lorsque j’ai appris sa maladie, qu’il était vraiment possible que j’avais le temps de l’appeler plus souvent parce que je l’ai appelé tous les jours.

Voilà ce que je voulais de dire aujourd’hui. J’espère que ça t’a plu, que cet épisode t’a aidé, que tu as appris des choses ou que ça t’a motivé peut-être à redéfinir tes priorités, à simplifier ta vie et à garder en tête qu’on a toujours le temps. Et n’oublie pas d’aller laisser 5 étoiles au podcast de Français Authentique, quelle que soit l’application de podcast que tu utilises, parce qu’on a toujours le temps. Ne te dis pas « je n’ai pas le temps de le faire », tu as le temps, donc laisse 5 étoiles.

Merci en tout cas de m’avoir écouté et à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !