Mon fils Tom s’est cassé le bras !

Mon fils Tom s’est cassé le bras !

Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

 

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Transcription de l’épisode :

Salut, les amis ! Merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode de “Marcher avec Johan”. Alors, c’est un épisode un peu dangereux pour moi, dangereux évidemment dans un sens doux hein, dans un sens comment dire, qui n’est pas extrême, c’est-à-dire je ne vais pas me blesser, mais je vois, là en marchant, en me promenant, des gros nuages très noirs. Le vent se lève, tu l’entends peut-être. Quand je suis parti, il n’y avait pas de vent ou peu de vent. Là, le vent est en train de se lever. Voilà. Je vois au loin des nuages très noirs, il y a la pluie qui commence à tomber, donc il se peut que ça devienne un épisode de “Marcher avec Johan” qui soit orageux. Donc, il y a un orage qui arrive. C’est vrai, on annonçait un peu de pluie à la météo, mais bon, je suis quelqu’un de courageux pour vous.

Aujourd’hui, donc encore une fois, pas de sujet vraiment de développement personnel à proprement parler ou de sujet très élaboré, très abouti, mais un sujet un peu spontané comme j’ai pu le faire par le passé, je le faisais beaucoup au début de Français Authentique et je le fais encore de temps en temps. J’aime prendre un sujet du quotidien et t’en parler, te parler d’un petit moment de ma vie pour tout simplement avoir des prétextes, pour avoir des raisons de t’expliquer un certain nombre de mots de vocabulaire.

On l’a vu quand j’ai parlé de mon vol en ballon, en montgolfière, et on le verra aujourd’hui je l’espère, dans le cadre de l’explication d’une petite aventure qui est arrivée à ma famille ou une mésaventure, c’est-à-dire c’est quelque chose qui n’est pas très grave mais qui change notre quotidien, à savoir, le fait que Tom se soit cassé le bras. Quand on dit que quelqu’un se casse un membre, casser le bras, casser la jambe, casser le poignet, on indique que cette personne s’est cassé un os.

Moi, en novembre 2020, je me suis cassé le poignet. Évidemment, mon poignet n’était pas cassé, mais l’os, un des os de mon poignet était cassé, c’est-à-dire que l’os avait subi un choc, un traumatisme, et était cassé. Et Tom s’est cassé un os du bras, et plus précisément du coude.

Le coude, c’est l’articulation qu’il y a entre ton bras et ton avant-bras. Le bras, ça va en gros de l’épaule au coude et l’avant-bras, ça va du coude au poignet. Le coude, c’est vraiment l’articulation qui fait la liaison, le lien entre ton bras et ton avant-bras, le milieu de ton bras. Quand on dit bras ici, c’est au sens large du terme. Souvent, quand on parle de bras, c’est ce qui va de l’épaule à la main. Eh bien le coude, c’est l’articulation qu’il y a au milieu. Et Tom s’est cassé un petit os de cette articulation. Et quand je dis « c’est une aventure », c’est qu’évidemment ça le gêne, ça l’ennuie, mais le diagnostic a été difficile.

Je viens de trouver une belle mûre au bord d’un chemin, très très bonne. Les mûres, ce sont des fruits noirs avec plein de petites boules collées l’une aux autres, sucrées. Il y en a énormément dans nos régions et c’est un fruit très sympa. C’est une mûre sauvage. J’ai fait une parenthèse.

Donc le diagnostic, c’est… quand on dit « telle chose s’est passée », donc le diagnostic dans le cas présent, c’est de dire le coude ou le bras de Tom est cassé. Ça, c’est un diagnostic, c’est-à-dire on l’a vu, on est sûr et il n’y a pas de doute. Donc ce qu’il s’est passé, nous étions avec des amis, c’était le weekend hein, et Tom, mon fils, courait et il est tombé. Alors, je ne l’ai pas vu tomber, mais il était avec ses amis devant moi, un peu plus loin, et je l’ai vu revenir en pleurant et les amis ont dit : « Tom est tombé, il s’est fait mal ».

Et en fait, Tom est tombé vers l’avant et on a tous le réflexe, pour se protéger, de mettre sa main ou son bras. Moi, quand je suis tombé, au mois de novembre dernier, je tombais en avant, et pour protéger notre tête, nous avons ce réflexe, c’est-à-dire cette action, ce geste non prévu, non réfléchi, qui se fait sans que nous prenions de décision et qui est, pour moi, de mettre la main, pour me protéger, ce qui fait que mon poignet s’est cassé. Et pour Tom, c’était de mettre le bras en avant. Donc, il a mis son bras, le bras a tapé violemment le sol et Tom a eu très mal, il a eu très mal, vraiment.

Donc, nous avons attendu quelques minutes, pas très longtemps, parce que Tom tombe comme tous les enfants, souvent, mais nous avons bien senti que c’était différent cette fois. Il y a des petites chutes où tu as une trace sur le bras et tu vois que l’enfant a mal, mais là c’était différent, Tom était blanc, son visage avait un teint blanc, signe de douleur, il pleurait longtemps. Normalement, il pleure une minute, ensuite c’est fini. Là, il pleurait pendant plusieurs minutes. Il ne bougeait absolument pas le bras. Impossible pour lui de plier le bras. Il souffrait trop. Le bras était gonflé, c’est-à-dire qu’il n’avait pas sa taille normale, il était un peu gros. Et il était chaud. Quand on touchait le bras, le bras était chaud. Donc, c’est un signe un peu d’inflammation et de choc hein.

Donc, j’ai pris ma voiture et j’ai emmené Tom directement à l’hôpital qui se trouve heureusement… nous étions le weekend, qui se trouve… donc, j’étais chez moi, à mon domicile, avec lui et l’hôpital se trouve pas loin. 10 minutes à pied, nous sommes à l’hôpital. Pardon, 10 minutes en voiture. Donc, je l’ai amené à l’hôpital. Et là, nous avons rencontré donc un interne, un jeune médecin, qui a dit : « OK. Il faut faire une radio ».

Une radio, c’est un rayon X. Donc, on place la partie qu’on souhaite observer face à une machine. Cette machine envoie des rayons X qui permettent de voir à travers tout simplement les membres.

Je m’arrête parce qu’il y a des mûres. Et j’aime bien manger des mûres même en parlant.

Du coup, ils ont regardé son bras, ils ont regardé la radio, les rayons X, et le médecin a dit : « Ce n’est pas cassé. Il n’y a pas de fracture, aucun os n’est cassé ». Donc là, il a dit : « Maintenant, du coup, je peux regarder, je peux bouger le bras de Tom pour regarder ». Donc, il a observé et il dit : « Non, mais c’est bon. Normalement, demain ça ira mieux. Demain, Tom se sentira mieux ».

Nous sommes donc rentrés chez nous après avoir rencontré le médecin. Et ça a duré très peu de temps. J’étais assez satisfait parce que souvent, quand tu vas aux urgences, dans un hôpital… Les urgences, c’est la partie qui accueille des blessés, quand il semble qu’il faille agir vite. Il y a ce sentiment de rapidité. C’est urgent, il faut agir vite. Souvent, tu attends très, très, très longtemps en France. Et là, nous sommes restés en tout une heure, un peu plus d’une heure, une heure vingt peut-être, avec la radio, le fait de voir le médecin. Donc, c’est un service excellent.

Et donc, nous sommes rentrés. Ça, c’était le vendredi soir. Et le samedi, Tom avait toujours très mal. Il ne bougeait pas son bras. Il se plaignait peu mais ne bougeait pas le bras. Et le dimanche, il se plaignait encore beaucoup, il ne bougeait pas son bras. Et quand nous avons regardé, puisqu’il avait une bande, nous avons regardé, le bras était encore très gonflé et très chaud, et nous avons dit : « Ce n’est pas possible. Il faut retourner à l’hôpital ».

Nous sommes donc retournés aux urgences voir un autre médecin, un autre jeune médecin, qui a dit : « Non, j’ai regardé de nouveau la radio qui a été faite vendredi ». Donc, nous étions dimanche, moins de deux jours après finalement. Et le médecin dit : « Non, j’ai regardé la radio. Ce n’est pas cassé ». Mais le médecin a eu l’humilité… Bon, j’ai insisté quand même en disant : « Écoutez, il a très mal, c’est chaud, c’est bizarre. Nous avions discuté avec une amie médecin qui nous disait qu’il fallait faire attention, que parfois les fractures étaient très peu visibles chez les enfants, donc il fallait être très prudent ».

Donc, j’ai un peu insisté et le médecin a fini par dire : « OK. Ce que je propose, nous allons l’immobiliser », c’est-à-dire lui mettre ce qu’on appelle une attelle, c’est une sorte de gouttière, de morceau de plastique qui lui empêche de bouger le bras, et comme ça il va être immobilisé. « Et dans une semaine, vous allez venir faire une nouvelle radio. Parce qu’il arrive… » c’est ce que le médecin m’avait dit, « il arrive que nous prenions une radio et il n’y ait pas de fracture visible, mais qu’après quelques jours, la fracture s’ouvre un peu et que du coup on la voit à la radio, alors qu’on ne la voyait pas au début, elle était trop serrée, trop fine ».

Oh la la ! Il commence à pleuvoir un peu plus fort. J’espère que je ne vais pas être trempé.

Donc, voilà ce que dit le médecin : « J’immobilise. Comme ça, s’il y a un problème, Tom n’a pas mal. Et vous revenez dans une semaine pour faire une autre radio ». C’est ce que nous avons fait une semaine plus tard, nous sommes allés à l’hôpital. Tom a fait une radio, une nouvelle radio, rayon X de nouveau, a vu un médecin, cette fois un chirurgien, donc quelqu’un de spécialisé pour ce genre de problème.

Et en fait, le chirurgien déjà, quand nous sommes arrivés, nous a dit : « Bon, moi j’ai vu… » Donc lui, il est spécialisé hein. Il nous a dit : « Moi, j’ai vu la radio qui a été faite vendredi dernier… » donc, il y avait un peu plus d’une semaine, et il dit : « Je n’ai pas vu de fracture, donc nous allons voir la nouvelle radio, mais je pense que c’est OK ». Quand ils ont enlevé l’attelle à Tom, Tom avait très mal. Il dit : « Aie, j’ai mal ». J’ai dit : « Hum, ça c’était bizarre pour moi, parce que s’il n’y a pas de fracture au bout de plus d’une semaine, il ne devrait plus souffrir ».

Et donc, le chirurgien a ouvert, a regardé la nouvelle radio et il m’a dit : “C’est cassé”. Il y a donc une fracture, une toute petite fracture au niveau d’un os du coude. Donc, il m’a montré la première radio, la radio initiale qui avait été prise la semaine d’avant, et la nouvelle radio. Et effectivement… Alors, moi, évidemment, je ne suis absolument pas spécialiste hein. Et effectivement, quand il m’a montré, on voyait bien sur l’ancienne radio rien de visible ; sur la nouvelle radio, un petit trait qui montrait que l’os était cassé. Et donc du coup, c’était un diagnostic. Le médecin a dit : « Voilà, il y a une petite fracture ». Une fracture, je l’ai dit je pense, c’est quand un os de notre corps est cassé.

Je ne sais pas si tu entends les gouttes de pluie, mais il pleut de plus en plus fort. Je suis heureusement caché sous des arbres.

Et donc, cette fracture, d’après lui, devait mettre six semaines pour se solidifier, puisque tu sais que notre corps se solidifie lui-même et quand une partie du corps est cassée, il se régénère, l’os se ressoude, redevient en fait un seul morceau, la fracture se soigne seul. Donc, Tom a maintenant un plâtre, c’est-à-dire de la résine hein, ce sont des bandes qui viennent autour du bras. Oh je suis mouillé.

Et ce plâtre en résine, il doit le garder encore… Alors, en tout, c’était six semaines au total, un mois et demi, et on espère, puisqu’il l’a encore, il ne l’a pas encore enlevé. Au moment où cet épisode sera en ligne, le plâtre sera enlevé. Mais du coup, Tom a le bras immobilisé. Alors, c’est son bras droit et Tom est gaucher, donc il peut quand même écrire, il peut aller à l’école… Oh ça mouille, ça mouille ! Il peut aller à l’école et écrire de sa main gauche, puisque c’est son bras droit qui est immobilisé.

Nous espérons vraiment qu’il n’y aura pas de souci particulier. Le chirurgien disait que la fracture était tellement petite qu’il ne devrait pas y avoir de ce qu’on appelle de séquelle. Une séquelle, c’est quand il y a un problème qui dure pour toujours. Donc, le médecin a dit : « Normalement, c’est OK, ce n’est pas une fracture très grave ». Et nous espérons vraiment que Tom va bien se remettre.

Donc moi, je vais devoir te laisser. Ça tombe bien, j’avais terminé, mais là il pleut très très fort, tu dois l’entendre, je suis vraiment mouillé. Je suis sous un arbre, mais il pleut quand même très très fort. Donc, je vais rentrer tranquillement chez moi, peut-être en courant, parce que je n’ai pas envie que l’orage arrive, ça deviendrait dangereux. Ce sont les aléas, les choses liées au hasard, de “Marcher avec Johan”. Si nous étions ensemble en train de marcher, nous aurions aussi ce genre d’imprévu, de chose qui n’était pas planifiée. Et donc, c’est comme ça, nous serions ensemble sous l’arbre. Là, je vais rester quelques instants sous l’arbre en attendant que ça se calme et je vais peut-être devoir rentrer chez moi.

Merci d’avoir suivi cet épisode. Nous donnerons des nouvelles de Tom sur Instagram. Si tu ne suis pas Français Authentique, tu peux le faire sur Instagram, c’est fa_johan. Tu peux nous suivre. Et je donnerai d’autres nouvelles très bientôt. Il y a plein de choses qui arrivent dans l’actualité de Français Authentique.

Là, les inscriptions à l’académie Français Authentique vont ouvrir pour la dernière fois de l’année. Mon livre 301 expressions pour parler comme un Français est sur le point de sortir le 28 septembre, un livre papier édité. Mon nouveau cours « Fluidité authentique », qui va sortir au mois de novembre, j’en parlerai bien sûr un peu plus tard, mais qui va t’aider à parler de façon fluide à l’aide d’histoire. Tu écoutes des histoires, tu réponds à des questions et tu parles de façon fluide. Donc, c’est un cours très sympa sur lequel nous travaillons dur, Valentine et moi. Et plein d’autres choses.

Moi, je te laisse, il pleut. Merci de m’avoir suivi. À bientôt. Salut !