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L’un des enseignements majeurs de ma vie

Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

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Transcription de l’épisode :

Salut, salut, salut !

J’espère que vous allez bien. Merci de me rejoindre dans ce nouvel épisode de  Marchez avec Johan, notre podcast du mercredi dans le cadre de Français Authentique. Et aujourd’hui, je vais partager avec toi de nouveau un enseignement lié au développement personnel : une chose que j’essaie d’appliquer à ma vie, qui est un peu en lien avec l’épisode de la semaine dernière. Donc, si tu n’as pas écouté l’épisode de la semaine dernière, je t’invite à le faire juste après. Tu n’as pas besoin de suivre l’épisode de la semaine dernière pour comprendre celui d’aujourd’hui. Ce n’est pas une suite, mais les deux sont liés et parlent un peu de la même idée. La semaine dernière, je t’avais parlé du fait qu’à force de vouloir mieux vivre, on oublie de vivre ; donc, c’était, je te parlais beaucoup de ma volonté de parfois vouloir optimiser en permanence, améliorer les choses plutôt que d’accepter finalement l’imperfection. Et aujourd’hui, on va aller un peu plus loin, on va voir la chose d’un autre angle, très important et très, je pense, très pertinent aussi. Et c’est même devenu l’un des enseignements majeurs de ma vie.

Je voudrais commencer par te parler d’un piège dans lequel je suis tombé pendant très, très, très longtemps. Et je sais que c’est quelque chose d’assez typique et répandu. Je ne suis pas le seul, je sais que beaucoup sont tombés dans ce piège. Et il est possible que toi-même, tu y sois tombé. Et c’est en fait le piège du « plus tard, ça ira mieux ». Tu vois, des fois on a un problème, on traverse une période un peu compliquée, et on se dit : « Quand j’aurai réglé ce problème, alors je serai enfin en paix. » On s’imagine, tu vois, que quelque part dans le futur, on va avoir une vie super simple, une vie super stable, prévisible, légère mentalement, et qu’il suffit en fait de faire un bon choix une fois et on est tranquille. Le problème et le piège sont que cette promesse recule toujours, parce que dès que le problème en question disparaît, le problème qui te hantait, le problème dont tu disais : « Quand je l’aurai résolu, tout ira bien », il disparaît et il y en a un autre qui le remplace. Dès qu’une peur s’apaise, il y a une nouvelle inquiétude qui prend sa place.

Et tu vois, dans mon journal, je notais moi-même que, quoi qu’il arrive, mon cerveau sera en alerte sur quelque chose. Quoi qu’il arrive, je rechercherai autre chose. Et je pense que ça, c’est un des enseignements les plus importants de ma vie. Parce que ça va casser un peu cette illusion que je peux vivre une vie 100 % stable, sereine et dont je suis tout à fait heureux. Et c’est ce que je te disais la semaine dernière, quand je te disais qu’il faut vivre et accepter les imperfections. C’est un peu la même chose. C’est se dire : « Ok, là j’ai ce problème, mais il ne faut pas croire que quand je l’aurai résolu, je serai tranquille. » Il y aura probablement un autre problème qui va arriver. Parce qu’on croit souvent que notre manque de paix vient de l’extérieur, du pays dans lequel on vit, du contexte, de notre situation financière, de notre situation familiale, de notre organisation. Mais en fait, une part du problème, elle vient aussi de notre fonctionnement intérieur, parce qu’on projette dans l’avenir une paix qu’on n’arrive pas à accueillir aujourd’hui. Et le vrai danger, c’est de passer sa vie finalement à attendre une saison idéale qui n’arrivera jamais.

On se dit plus tard, quand tout sera en or, je respirerai. Et la vie humaine, malheureusement, restera toujours marquée par des imprévus, des problèmes, de l’incertitude, des trahisons, voire des guerres. Enfin, des trucs qui sont, par définition, impossibles à vivre sans être un minimum anxieux. Donc, il faut arrêter d’attendre une existence parfaite. Et il faut commencer à vivre maintenant.

Et tu vois, moi, je me suis fait cette remarque en me disant : « Attends, j’ai quand même réussi, j’ai fait plein d’erreurs. J’ai raté plein de choses. Mais j’ai aussi réussi un certain nombre de choses ». Si je me retourne, j’ai 43 ans. J’ai eu un diplôme d’ingénieur. J’ai monté une entreprise qui fonctionne bien. J’ai été chef de projet en allemand, donc dans un pays d’abord en Autriche, puis ensuite en Allemagne, donc dans une langue qui n’était pas ma langue maternelle. Je me suis expatrié en Autriche, j’ai travaillé en Autriche, en Allemagne, je me suis expatrié aux Émirats Arabes Unis et j’ai réussi à monter une société là-bas, à ouvrir une société au Maroc. Aussi, à un moment, j’ai acheté une maison, j’ai trois enfants, j’ai écrit deux livres, dont un publié. J’ai donné des conférences dans plusieurs pays, en plusieurs langues. J’ai appris trois langues et demie, on va dire : j’ai appris le français, l’anglais, l’allemand à un bon niveau et je peux comprendre l’italien.

Et tu vois, malgré tout ça, je suis tout le temps en recherche, en train de me dire : « Il me manque quelque chose ». Et la liste que je viens de te faire, c’est pas du tout pour, comment dire, par prétention, pour te dire : « T’as vu tout ce que j’ai fait », je cherche à impressionner personne, mais c’est juste pour dire qu’en fait, j’ai beau avoir réussi un certain nombre de choses, si au début de ma vie, on m’avait dit : « Voilà, Johan, ce que tu peux faire », j’aurais signé tout de suite, j’aurais dit : « Non, mais c’est génial, mais jamais je n’aurais cru réussir à faire tout ça ». Et pourtant, après l’avoir fait, je constate que je suis encore en recherche.

Et quand j’ai fait ce constat, ça m’a un peu dérangé, en fait. Je me suis dit : « Attends, si la paix, elle dépendait de ma réussite, de mes réussites extérieures », mais je serais déjà en paix, en fait, parce que j’ai déjà fait ce qu’il fallait faire.

Donc, la paix, finalement, ou le robot intérieur, on voit qu’il ne s’achète pas avec des accomplissements.

Bien sûr, que les conditions extérieures, elles comptent. Le cadre de vie, les possibilités financières, la sécurité, la bureaucratie, la situation de famille, la santé, tout ça, ça compte. Bien sûr, et c’est bien de vouloir chercher un environnement qui soit le plus propice possible à notre épanouissement. Mais en fait, il faut aussi reconnaître qu’aucun environnement, aucun endroit ne sera parfait. Chaque option a ses bénéfices et a ses charges. Que ce soit en ce qui concerne l’apprentissage, en ce qui concerne le lieu de vie, en ce qui concerne la gestion de son temps, un lieu peut m’offrir des choses que je recherche, mais avoir un certain nombre d’inconvénients. Je l’ai vu en vivant dans différents endroits ; si je compare les endroits dans lesquels j’ai vécu – la France, l’Autriche et les Émirats Arabes Unis -, chacun m’offrait des choses que j’adorais, mais dans chacun des trois, il y avait des choses qui me stressaient.

Et donc, ça montre que la question, c’est pas « où est-ce que je dois vivre pour ne plus avoir de problème », mais c’est « quel cadre de vie est le plus cohérent avec mes valeurs, avec ma vision, avec ma mission, et quels inconvénients je suis prêt à accepter lucidement » ? Donc, la maturité, c’est plutôt de reconnaître ça et de travailler sur soi-même, plutôt que de chercher sans arrêt à modifier l’extérieur, travailler sur l’intérieur et pas sur l’extérieur, et c’est comme ça qu’on obtient la paix. Je la poursuis encore, petit à petit, je m’améliore, et je pense vivre beaucoup plus en paix en 2026 que je n’ai jamais vécu dans ma vie.

Mais malgré tout, la paix, elle vient moins de la perfection extérieure que du lâcher prise intérieur, et c’est quelque chose,moi, qui m’a toujours vraiment freiné. J’ai toujours été… ça a toujours été assez compliqué pour moi d’avoir ce lâcher prise.

J’ai toujours été quelqu’un qui veut contrôler, et 2026 a été une année pendant laquelle j’ai dit « Allez ! Je veux dorénavant lâcher prise, je veux faire confiance, je veux arrêter de vouloir tout maîtriser ». Et comme par hasard, cette année-là, j’ai vécu dans une ville où la guerre a démarré et où j’ai entendu des explosions dans le ciel. Donc, ça a été, je pense, une bonne décision de dire « lâche prise ». Et c’est un peu ça le cœur de l’épisode, c’est d’accepter les imperfections de la vie, accepter qu’il y aura toujours des problèmes, toujours des nouvelles questions, toujours des renoncements, on ne peut pas tout avoir, accepter qu’on n’a pas besoin de supprimer toutes les difficultés pour vivre dans une forme de paix.

Et ça, pour moi, c’est un basculement profond et majeur. Ne plus penser « je serai bien quand tel problème sera réglé », mais je veux apprendre à être en paix au milieu d’une vie qui ne sera jamais complètement réglée et 100 % sereine ; donc, on choisit, on accepte le prix du choix et on avance. Comme quand on veut louer un appartement ou une maison, on paye un loyer ; quand on accepte des imperfections dans notre vie par choix, c’est une sorte de loyer qu’on paye pour avoir le droit d’avoir toutes les choses positives qu’offre ce choix.

Et je pense que la première étape, et ça, c’est une chose que j’ai réussi à faire personnellement. Et je t’invite, si tu ne l’as pas fait, à le faire. C’est déjà de définir ce qu’est l’essentiel. Moi, en ce qui me concerne, j’ai déjà vraiment défini l’essentiel : je veux vivre selon ma spiritualité, en phase avec ma famille et en phase avec mon entreprise. Vivre selon mes principes, dans le calme, la tranquillité, pour moi, c’est la base, en fait, c’est la base ; la paix profonde, elle viendra plutôt de là que du reste, que de l’extérieur, que des optimisations. Et ça ne veut pas dire qu’il faut renoncer à tout le reste et qu’il faut s’en moquer et dire « c’est pas grave », « rien ne compte », non, c’est pas ça ; bien sûr, qu’il y a plein de choses qui comptent et il y a plein de choses qui sont importantes, et il faut travailler, il faut faire de son mieux, il faut optimiser ; donc, on est pas là pour renoncer à tout et arrêter de réfléchir.

Au contraire, c’est sage d’optimiser son lieu de vie et son style de vie. Mais ça ne doit jamais se faire au détriment de la paix d’esprit et de notre sérénité. Donc, la grande décision de ma vie, c’est peut-être précisément celle-ci, celle que je viens de décrire : c’est de choisir un cadre qui sera suffisamment bon, puis arrêter d’attendre qu’il soit parfait, accepter ses limites, accepter les conséquences et vivre avec plus de simplicité et plus de paix, pas dans une course à la solution totale, à la perfection, mais dans le calme, la confiance et surtout, comme je l’ai dit précédemment, dans le lâcher-prise. Donc, voilà, ça, c’est mon chemin, ça, c’est une chose que j’ai vraiment comprise, une chose à laquelle j’aspire, une chose vers laquelle j’avance, et je te tiendrai informé dans les prochains épisodes de mon évolution sur le sujet. Et j’espère vraiment réussir à suivre cet enseignement, qui reste un des enseignements, je pense, les plus importants de ma vie.

Merci de m’avoir écouté. Si tu veux aller plus loin avec nous, je t’invite dès aujourd’hui à suivre le lien dans la description et à découvrir la page de présentation de l’Académie Français Authentique. Les inscriptions sont fermées actuellement, donc tu ne peux pas nous rejoindre, mais je pense que c’est une bonne idée d’aller jeter un œil et éventuellement de rejoindre la liste d’attente.

Les prochaines inscriptions ouvrent le 5 juillet, donc tu vois, ce sera le moment de l’été, ce sera le moment parfait pour nous rejoindre et ce sera un plaisir de faire ta connaissance en personne.

Donc, suis le lien dans la description, c’est françaisauthentique.com/académie. Rejoins la liste d’attente et prends peut-être le temps de regarder la page. C’est une nouvelle page de présentation, elle est très claire, je pense, et elle te montre tout ce que l’Académie Français Authentique pourra t’apporter.

Merci de m’avoir suivi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !