Il n’y a pas mort d’homme

Il n’y a pas mort d’homme

Dans l’épisode d’aujourd’hui, je vous explique le sens de l’expression “Il n’y a pas mort d’homme”

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Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

 

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Transcription de l’épisode :

Salut ! Merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast de Français Authentique. Aujourd’hui, nous allons parler de l’expression « il n’y a pas mort d’homme ». Je vais vous expliquer son sens et je vais vous donner quelques exemples d’utilisation. Je remercie notre ami Stéphane qui vit en Allemagne et qui m’a fait cette suggestion sur Facebook. Merci, cher Stéphane. Je vous encourage tous, évidemment, à suggérer des expressions qui sont difficiles pour vous et que vous aimeriez que j’explique à la façon Français Authentique.

Avant de commencer, je voudrais vous rappeler que c’est le dernier jour pour rejoindre l’académie Français Authentique. Les inscriptions vont fermer. Elles sont ouvertes 2 à 3 fois par an et j’ouvre à chaque fois pour une semaine. Comme ça, je limite le nombre de personnes dans la communauté et ça me permet, moi, d’être présent au quotidien auprès des membres. Donc, si vous êtes intéressé pour recevoir du contenu authentique chaque mois (vous recevez des nouveaux modules, du contenu lié au développement personnel, à la culture française, aux écrivains, à l’histoire, à la vie en France, à plein de choses comme celle-là), si vous voulez rejoindre le groupe privé Facebook, le groupe privé WhatsApp, voir les différents directs privés sur Facebook chaque mois et avoir plein d’autres surprises, faire partie de la communauté privée de Français Authentique, eh bien, c’est maintenant ou jamais. Allez sur www.francaisauthentique.com/academie. Vous avez un lien en bas, comme d’habitude, pour nous rejoindre. Demain, il sera malheureusement trop tard. Donc, je compte sur vous et j’ai hâte d’y faire votre connaissance.

On va passer de nouveau à notre expression qui est, je l’ai dit, « il n’y a pas mort d’homme ». La mort, c’est la fin de la vie. Quand quelqu’un est mort, il ne vit plus. C’est assez clair, je pense ; je pense que vous connaissez ce mot. Quand on vit, notre cœur bat, nos cellules sont là pour se reproduire, notre sang circule dans les veines. Dès qu’on est mort, on n’est plus en vie et tous ces phénomènes biologiques dans notre corps stoppent et cessent. Donc, la mort, c’est la fin de la vie, tout simplement.

Un homme. Il y a deux sens pour « homme ». Quand on met une majuscule devant « homme », ça veut dire un être humain : un Homme. Quand on ne met pas de majuscule, c’est un être humain du sexe masculin, un homme c’est un être humain du sexe masculin (avec un h minuscule) et une femme, c’est un être humain du sexe féminin. Mais quand on prend tous les hommes, toutes les femmes, l’espèce humain, un être humain, eh bien, on utilise le mot « Homme » (avec une majuscule).

Quand on dit « il n’y a pas mort d’homme » au sens propre, ça veut dire qu’aucun humain n’est mort, il n’y a pas d’humain qui est mort, il n’y a pas d’homme, il n’y a aucun être humain qui est mort dans cette situation. Il n’y a pas mort d’homme.

La mort, on considère ça – je sais que ça dépend des cultures, ça dépend des religions, ça dépend de plein de choses – dans la majorité du monde, comme quelque chose de grave puisque, encore une fois, ça dépend des cultures, je le sais très bien, dans plein de cultures, on considère que la mort, c’est la fin de la vie et il n’y a plus rien après la vie. Je sais que je vais recevoir des messages de gens qui vont me dire : « Mais tu te trompes ! » Moi, je ne donne pas d’avis dans ce podcast, je fais juste un constat. La mort, c’est, dans la majorité des cultures, quelque chose de grave. Donc, quand on dit qu’il n’y a pas d’être humain qui est mort, ça veut dire que la situation n’est pas grave ou n’est pas trop grave, que ça pourrait être plus grave puisqu’on considère dans beaucoup de cultures que la mort, c’est la pire chose qui puisse arriver.

Donc, quand on dit, au sens figuré cette fois et quand on est dans des discussions authentiques dans le langage quotidien : « Il n’y a pas mort d’homme. », ça veut tout simplement dire ce n’est pas trop grave ; c’est embêtant, c’est ennuyeux, c’est une situation négative, mais ce n’est pas trop grave. Ce n’est pas trop grave puisque personne n’est mort. Ce n’est pas trop trop important parce que personne n’est mort. On utilise souvent cette expression pour relativiser un problème, pour dire : « OK, il y a un problème, il y a quelque chose qui est ennuyeux, mais ça pourrait être pire, il pourrait y avoir quelqu’un qui est mort. » Voilà comment on utilise l’expression « il n’y a pas mort d’homme »

On va prendre, comme d’habitude, quelques exemples. Imaginons : vous êtes avec un ami qui est dévasté, il est triste, il pleure. Il dit : « Ah, j’ai perdu mon travail ! Ça faisait vingt ans que je travaillais dans cette société et je me suis fait licencié, je ne peux plus travailler chez eux. » Vous voyez que votre ami est très triste. Vous lui dites : « Bon, écoute, d’accord, je comprends ; tu as perdu ton travail, c’est triste, tu t’étais beaucoup investi, tu avais beaucoup travaillé, mais il n’y a pas mort d’homme. Ce n’est pas très très grave, tu es encore vivant, il y a des choses plus graves dans la vie. » On fait ça pour relativiser. On dit : « OK, j’ai compris, ton problème est embêtant, ennuyeux, mais ça pourrait être beaucoup plus grave. »

Vous pouvez, exactement de la même façon, réconforter un ami qui a raté un examen. Imaginez qu’un ami a raté son baccalauréat ; il rate son bac et il est triste et se dit : « Oh non, j’ai raté mon bac ! J’avais travaillé dur pourtant, ma vie est finie ! » Là, vous dites : « Non, attends, il n’y a pas mort d’homme, tu vas retravailler et tu passeras ton bac l’année prochaine. Finalement, tu as perdu un an seulement, il n’y a pas mort d’homme, ce n’est pas trop trop grave. »

Vous pouvez aussi réconforter une autre personne qui divorce. « On a été marié pendant 30 ans et on se sépare ! C’est terrible ! » Vous dites : « Bon, écoute, il n’y a pas mort d’homme, vous allez chacun refaire votre vie de votre côté, ce n’est pas trop grave. » Vous voyez, quand on dit « il n’y a pas mort d’homme », on essaye de faire comprendre que ce n’est pas très grave, que ce n’est pas très très important. Ça peut être important, mais il y a des choses plus graves, il y a des choses plus importantes dans la vie, on essaye de relativiser le problème. Voilà un petit peu ce que signifie l’expression « il n’y a pas mort d’homme ».

Je vous invite à répéter après moi dès maintenant. On enchaîne sur la phase de prononciation où c’est à votre tour d’être actif. Copiez exactement ce que je vais dire, copiez exactement mon intonation, ma prononciation. Il n’y a que comme ça que vous ferez des progrès. On y va !

Il n’y a pas mort d’homme

Il n’y a pas mort d’homme

Il n’y a pas mort d’homme

Il n’y a pas mort d’homme

Il n’y a pas mort d’homme

OK ! Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. N’oubliez pas d’aller jeter un œil à www.francaisauthentique.com/academie puisqu’on ferme les portes ce soir à minuit. Dès que vous entendez ce podcast, je vous recommande vraiment d’aller jeter un coup d’œil à la page de l’académie pour vraiment voir la description du contenu, de ce qui se fait, quels sont les points abordés, pourquoi c’est important de nous rejoindre, qu’est-ce que vous obtiendrez. Il vous reste quelques heures, c’est maintenant ou jamais.

Merci de votre confiance et à bientôt pour du nouveau contenu en Français Authentique. Salut !