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Écouter les autres sans se perdre

Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

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Transcription de l’épisode :

Salut, très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan, notre podcast hebdomadaire, pendant lequel je marche en parlant dans mon micro et en échangeant, ou en tout cas en partageant un certain nombre de mes pensées liées au développement personnel, à ma façon d’apprendre, de tester et d’améliorer ma vie. Et aujourd’hui, on va essayer de parler du fait d’écouter les autres quand on a des problèmes ou quand on doit décider, en fait, quelque chose : comment trouver le bon équilibre entre écouter ce que pensent les autres, qui vont nous donner des conseils, et ne pas se perdre, c’est-à-dire rester, se faire confiance et rester en phase avec ce que nous-mêmes on pense.

Parce qu’il faut, je pense – j’ai toujours été convaincu de ça – il faut avoir l’humilité d’écouter les autres, d’écouter ceux qui voient plus clair que nous. Et ça, c’est surtout vrai quand on vit une décision importante ou une période de flou, bien souvent on manque de recul.

J’ai traversé ça et je n’en suis pas sorti à 100% encore. Mais en gros, je résume pour ceux qui ne connaissent pas toute mon histoire, nous avons émigré aux Émirats Arabes Unis en 2022 et nous nous sommes retrouvés le 28 février 2026 dans une situation critique puisque la guerre a commencé. Les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran et donc il y a eu une guerre qui a eu bien sûr de grandes répercussions au Moyen-Orient et donc à l’endroit où moi je vivais. Et ça, ça m’a fait me poser la question, est-ce que finalement le choix de vie que j’ai fait, de vivre là-bas, bien qu’il y ait énormément de choses qui nous plaisent et qu’on a trouvé énormément de choses qu’on était venu y chercher, est-ce que c’était le bon choix ? Est-ce qu’il n’y a pas dorénavant une instabilité qui est tellement forte que je pourrais me dire que ce ne sera plus jamais comme avant et il faut changer de destination ? Je me suis beaucoup posé ces questions, je n’ai pas encore tranché la question. Si on décide de quitter cet endroit ? Est-ce qu’on va ailleurs ? Est-ce qu’on rentre en France ? Il y a beaucoup de considérations familiales sur le sujet. Et donc, tu vois, ça, c’est une situation, surtout quand c’est inattendu. Moi, je me promenais le 28 février au matin, je me promenais tranquillement au bord de la plage, et l’après-midi, on a appris qu’il y avait la guerre, et en soirée, on entendait des explosions.

C’est très, très, très soudain tout ça. Forcément, on est dans le flou quand on doit prendre des décisions. On est fatigué, on a beaucoup d’émotions, on a peur de l’urgence, on a peur de prendre la mauvaise décision. Quand on est dans le problème, à l’intérieur du problème, forcément, on ne voit pas tous les angles. C’est super important d’avoir un regard extérieur, avoir l’opinion de quelqu’un qui n’est pas impliqué d’une manière émotionnelle, qui peut nous aider à juger les choses sans exagérer. Je pense vraiment que c’est très sage d’écouter les autres, de prendre des avis. Bien sûr, pas à tout le monde, on ne va pas demander l’avis à quelqu’un qui partage aucune de nos valeurs ou quelqu’un pris au hasard, mais quelqu’un qui est bien sûr une personne de confiance, qui nous aime sincèrement, qui veut notre bien, qui partage nos valeurs profondes et qui a peut-être des expériences qui sont un peu différentes des nôtres, eh bien, moi je pense à mon ami Alberto, dont je parle très souvent, qui enseigne l’italien sur italianoautomatico.com, eh bien, lui, il respecte tout ça, il me connaît par cœur, il m’aime, il a de belles expériences, donc il m’aide dans mes choix, dans mes réflexions.

Et parfois, parler avec les autres, ça nous permet de confirmer une intuition qu’on n’osait pas assumer, ou alors de voir un truc qu’on n’avait pas vu, ce qu’on appelle un angle mort, une chose qu’on n’avait réellement pas vue et que cette personne voit, ou quelque chose qui est incohérent dans notre façon de raisonner. Parfois, les autres nous aident vraiment à distinguer ce qui est essentiel de ce qui est secondaire. Donc écoutez, je pense que c’est non seulement très important, mais c’est aussi une forme d’humilité, on montre qu’on a compris qu’on n’était pas infaillible, et ça nous évite de prendre des décisions trop extrêmes, ou parfois trop rapides, et c’est bien, tu vois ce que j’ai noté plusieurs fois dans mon journal, puisqu’en fait j’écris tous les jours dans mon journal, et avant d’enregistrer mes épisodes de Marchez avec Johan, je lis mon journal, Et c’est ce que j’ai écrit. C’est bien d’échanger avec les autres, de prendre des avis.

Mais bien sûr, il faut faire attention de ne pas se laisser embrouiller. Dans le sens où on veut écouter les autres, mais ce n’est pas les autres qui décident pour nous et qui nous guident. Donc, on écoute, mais avec discernement. Et ça, ce n’est pas tout à fait facile à faire.

Je t’invite à te poser la question, peut-être à la fin. Soit tu mets sur pause, soit tu peux le faire à la fin de l’épisode, mais c’est intéressant de te poser la question : quelles seraient les 3 à 5 personnes dont l’avis a vraiment du poids dans ma vie ? Tu vois, moi je t’ai parlé d’Alberto, il y a d’autres personnes. Pose-toi cette question avant d’en avoir besoin. Comme ça, ça te permettra, le jour où tu as besoin d’un avis, d’une opinion, eh bien, tu sauras qui contacter, tu sauras à qui demander, à qui poser la question.

La deuxième vérité – la première c’était de se dire qu’il faut avoir l’humilité d’écouter les autres – et bien la deuxième vérité c’est qu’il faut avoir suffisamment confiance en soi pour décider parce qu’écouter les autres ça suffit pas. A un moment nous sommes ceux qui portons la décision et si on demande trop d’avis, si tu demandes dix avis différents, eh bien ça va créer de la confusion parce que tu vas entendre des opinions qui sont différentes et tu vas perdre ta clarté. Parfois tu vas parler avec une personne qui va te dire : « Moi je te conseille de faire ça. » Une autre va te dire : « Moi je te conseille de faire ça. » qui sera l’opposé et toi tu seras entre les deux, tu vas te dire : « Mince, je suis d’accord avec les deux personnes. » Ça, ça m’est arrivé notamment dans la décision de destination. Certains me disaient : « Ouais, il faut rester à Dubaï. », d’autres : « Il faut quitter Dubaï. », « Ouais, il faut quitter Dubaï pour rentrer en France. », « Il faut quitter Dubaï pour aller au Maroc. », « Il faut quitter Dubaï pour aller en Suisse. », « Il faut quitter Dubaï pour… » Enfin, tu vois, ça n’en finit pas en fait. Chacun a son avis, chacun parle à partir de son expérience, de ses priorités personnelles, de ses biais. Et un conseil sincère, ce n’est pas forcément un bon conseil pour nous. Parce que les autres ne portent ni notre vie ni nos responsabilités ni les conséquences du choix.

Donc c’est pour ça qu’il faut garder confiance en son propre jugement à la fin. Nous sommes souverains, nous sommes ceux qui décidons. Personne ne peut mieux décider que nous donc il faut vraiment être capable de revenir au calme et de se dire : « Allez, je décide d’une manière alignée avec mes valeurs, sans panique en restant calme et cohérent et en, bien sûr, suivant l’avis des autres. » c’est-à-dire en prenant ce qui nous semble être intéressant dans ce que nos amis, nos proches ont partagé avec nous. Ça, ça me semble être une clé super importante.

Parfois, tu sais, une mauvaise décision, ça vient juste du fait qu’on a mélangé plusieurs problèmes. Il ne faut pas traiter les problèmes familiaux, émotionnels au même niveau ou en même temps que les problèmes financiers ou d’organisation ou d’entreprise. Donc il faut essayer vraiment de traiter les problèmes séparément et faire confiance à la fin à son jugement sans orgueil, sans se dire : « Je suis le meilleur, je suis capable de tout décider, je n’ai pas besoin des autres. » C’est juste se dire : « Ok, maintenant, j’ai pris l’avis des autres, j’ai bien mesuré ce qu’ils pensaient, j’assume les conséquences de ma décision et je prends finalement mon temps, je respire, je suis calme, je valide la décision sur plusieurs jours et j’essaie d’avancer. » Et c’est vraiment le point le plus important ici. C’est de trouver l’équilibre entre l’ouverture, écouter les autres, et la solidité intérieure. C’est-à-dire s’écouter soi-même. Il ne faut ni être fermé d’une manière orgueilleuse, ni être dépendant de l’avis des autres. Le bon chemin, comme d’habitude, c’est un équilibre entre les deux. C’est être suffisamment humble pour écouter, et être suffisamment solide pour ne pas se disperser, pour ne pas se laisser influencer dans des choix qui ne seraient pas les nôtres. Et c’est bien pour ça de recevoir les avis comme des lumières, mais pas comme des ordres.

C’est bien d’écouter sans absorber tout ce qu’on entend. Il faut filtrer les conseils à la lumière de ses valeurs, de sa mission, de sa situation réelle, de son expérience, de ce qu’on a vécu, et faire confiance aux autres sans abandonner sa responsabilité. C’est, je pense, un équilibre qui est assez compliqué à trouver, mais il y a quand même la possibilité, avec beaucoup de travail, de persévérance et surtout de sagesse, on peut trouver l’équilibre concret. On écoute, on note, on laisse reposer, on prie et on décide dans le calme. Sans surconsommer les avis, sans discuter les …, sans multiplier les discussions à l’infini, sans changer d’avis à chaque fois qu’on parle avec quelqu’un de nouveau, ça c’est pas facile, ça m’est arrivé aussi. Je discutais avec Ryan, quelqu’un de confiance qui vit au Maroc et à la fin de notre discussion je me disais : « J’ai envie d’aller au Maroc. » Après, je discutais avec un autre ami qui était bien implanté aux Émirats Arabes Unis et j’ai dit : « Ah non, en fait, j’ai envie de rester là-bas ». Et ça, c’est normal au début, mais il faut vraiment faire attention et il faut vraiment suivre son cap et rester serein, optimiste et plein de gratitude.

Et c’est peut-être ça, finalement. La maturité, c’est d’être enseignable, c’est-à-dire de pouvoir recevoir un enseignement sans être influençable, c’est-à-dire ne pas être influencé directement par les autres mais décider par nous-mêmes et ça c’est une paix finalement qu’on obtient lorsqu’on a réussi à trouver le meilleur équilibre entre les deux.

J’espère que ça t’inspire, j’espère que ça t’aide parce que je suis sûr que dans ta vie tu as aussi – j’ai pris l’exemple de mon lieu de vie parce que c’est ce qui m’a touché récemment – mais je suis sûr que tu as plein d’autres exemples du type, des petites décisions à prendre, des décisions un peu plus grandes et à chaque fois, tu peux suivre un peu ce modèle et chercher cet équilibre entre profiter de la sagesse de ton réseau de tes proches et ta propre façon de voir les choses, de voir la vie et te faire confiance à toi-même.

Donc j’espère que ça t’a plu. Si c’est le cas et si tu ne veux manquer aucun épisode de mon podcast Marchez avec Johan ou encore des vidéos YouTube de Français Authentique, je t’invite à télécharger notre application mobile gratuite – on te met le lien dans la description. On l’a remise au goût du jour complètement fin 2025 et on continue de l’améliorer – on reçoit des suggestions et on les prend en compte. Et cette application mobile gratuite tu peux l’obtenir en allant sur françaisauthentique.com/am (comme application mobile) et si tu la télécharges, ça te permettra de te centraliser et tu recevras deux fois par semaine, tous les lundis pour la vidéo, tous les mercredis pour le podcast, une petite notification discrète sur ton appareil mobile et tu pourras suivre l’épisode sans avoir toutes les distractions YouTube, sans avoir plein de suggestions partout ; tu seras focalisé et centré sur nos contenus.

Merci de m’avoir suivi aujourd’hui et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !