Comment Maria a appris à parler le français

Comment Maria a appris à parler le français

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Transcription de la vidéo :

Bonjour les amis, bienvenus dans cette nouvelle vidéo de Français Authentique. C’est aujourd’hui pour moi vraiment un honneur de vous présenter notre amie Maria. Marie est une membre de l’académie Français Authentique et elle suit Français Authentique depuis un certain nombre d’années. Elle a vraiment une histoire avec l’apprentissage du français qui est très intéressante et qui vous aidera. Et dans la mesure où les interviews que j’avais faites de Fernanda (notre amie brésilienne) et de Mélanie (notre amie allemande) vous ont plus et ont rencontré [fait l’objet de] beaucoup de commentaires positifs, j’ai décidé de proposer ce genre d’interview de façon régulière. En attendant mon ami Hilal qui va bientôt nous parler, je voulais vous présenter Maria. Elle va vous parler un peu d’elle et elle va, au cours de cette interview, vous donner ses meilleurs conseils pour apprendre à parler le français comme elle. On retrouve Maria tout de suite.

JOHAN: Bonjour à tous, membres de la famille Français Authentique. J’ai aujourd’hui une autre surprise pour vous puisque j’ai l’honneur d’accueillir notre amie Maria. Salut Maria !

MARIA: Salut, bonjour tout le monde. Enchantée d’être ici avec vous tous !

JOHAN: C’est un plaisir pour nous, pour moi particulièrement parce que ça fait déjà quelques années que tu suis Français Authentique et que tu es très active ; tu es une membre très active au sein de l’académie, tu organises toujours des trucs sympas, donc, pour moi, c’est un grand plaisir de t’avoir avec nous. Est-ce que tu pourrais, s’il te plaît, te présenter brièvement pour les gens qui ne te connaissent pas ? Où tu habites, qui tu es, ce que tu fais, etc. en quelques mots ?

MARIA: Je m’appelle Maria, j’ai 41 ans, je suis Espagnol. En Espagne,  j’habite dans une ville qui s’appelle Aranda de Duero ; elle est placée presqu’au milieu de l’Espagne, un peu au Nord de Madrid la capitale d’Espagne à à peu près 150 kilomètres. Nous sommes placés jusqu’au cœur de la population d’origine vinicole Ribera del Duero et ici la plupart des gens travaillent autour du vin et d’ailleurs, c’est un peu mon milieu, c’est pour ça que je parle de ça. Je travaille en collaboration avec une œnologue et ce que je fais, je m’occupe surtout de faire des analyses chimiques des vins et de suivre un peu le processus du vin en cave pendant les vendanges et tout ça.

JOHAN: C’est intéressant ! Chez vous c’est plutôt vin rouge ?

MARIA: Oui, c’est plutôt vin rouge et il y a aussi du vin grossier. Ce n’est pas très répandu peut-être en France.

JOHAN: Un peu dans le Sud-Est de la France, il y en a.

MARIA: C’est surtout les vins rouges, mais il y a beaucoup d’appellations en Espagne et on ne travaille que sur l’appellation Ribera del Duero et on travaille aussi sur d’autres appellations d’origine qui sont autour de notre région et on fait aussi les vins rouges et du vin blanc.

JOHAN: Sympa ! Je connais quelques vins espagnols, mais pas beaucoup, pas ta région. Riora, ce n’est pas très loin de chez toi ?

MARIA: Riora, c’est plus au Nord. Elle est plus célèbre au niveau international que Ribera del Duero parce qu’ils travaillent dans le vin depuis beaucoup plus d’années que nous, mais oui pour Ribera del Duero, je pense, c’est un peu le concurrent du Riora au niveau des vins en Espagne.

JOHAN: Et tu aimes le vin ? C’est seulement ton métier ou c’est aussi un hobby ?

MARIA: J’aime bien aussi le vin, bien sûr, sinon tu imagines.

JOHAN: Tu sais, moi, j’ai travaillé pendant dix ans dans l’automobile sans être fan de l’automobile, finalement, donc… mais c’est intéressant, très intéressant. Une question que tout le monde va se poser – on voit que t’as un très bon niveau de français : pourquoi tu as appris le français ? Qu’est-ce qui t’a poussé à apprendre le français à toi qui es dans ta région en Espagne qui, finalement, ne nécessite pas forcément l’utilisation du français ? Qu’est-ce qui t’a poussé à apprendre le français ?

MARIA: D’abord, j’ai commencé à apprendre le français quand j’avais 6 ans parce qu’il y avait une amie de mes parents qui faisait des cours en français ici en Espagne, alors c’est pour ça que j’ai commencé à apprendre le français. J’ai beaucoup appris avec elle surtout au niveau de la grammaire et j’ai beaucoup appris aussi au niveau de la conjugaison, de la phonétique. C’est théorique, mais tu sais, à la fin, pour un petit enfant, c’est un peu …

JOHAN: Oui, je comprends, c’est sûr. Mais d’un autre côté, tu as besoin, que tu sois enfant ou adulte, de ça ; tu sais que j’apprends l’italien en ce moment et c’est vrai que je suis dans cette phase où tu es obligé d’apprendre forcément la grammaire, les bases sinon tu ne peux pas te développer.

MARIA: Tout à fait, mais je n’apprends pas le français avec plaisir parce qu’il y a beaucoup de théorie et c’est pour ça qu’à 14 ans, j’avais un peu laissé de côté mon apprentissage du français même si j’étais toujours entourée de gens français parce que chez mes parents, on reçoit des gens français pour venir étudier ici en Espagne. En plus, tu sais, ma sœur est mariée avec un Français, alors, il y a toujours la famille de ce dernier qui vient et on se parle en français, mais c’est seulement il y a deux ans que j’ai repris contact avec une ancienne amitié en France et lorsqu’on essayait de se rattraper un peu, je trouvais que j’avais beaucoup de lacunes au niveau de mon expression et ça me frustrait un coup parce que je n’étais pas capable d’exprimer tout ce que je voulais dire. Juste en parallèle, on m’avait demandé de chercher sur Internet des podcasts, quelque chose comme ça pour une personne qui était en train d’apprendre à parler le français et qui voulait écouter quelque chose dans la voiture et c’est suite à ça que je suis tombée sur ton podcast. Donc, c’est en cherchant pour une autre personne ; ça a été un peu comme, je ne sais pas, un peu prémonitoire et les premiers podcast que j’ai écouté chez toi, c’était les petits ruisseaux qui font les grandes rivières et qui ne tente rien n’a rien. Ça a été un peu comme le déclencheur et voilà pourquoi je ne vais pas essayer de m’améliorer un peu ; c’est dommage d’avoir cette base en français et ne pas essayer de s’améliorer un peu. Ça a été un peu ma motivation finalement.

JOHAN: Déjà, ce que je retiens et c’est une chose que je vois aussi pour moi, c’est que c’est cette amie qui t’a redonné envie de réapprendre le français et c’est souvent comme ça, en fait. Comme apprendre une langue, ça nécessite beaucoup d’effort et beaucoup de travail, on a besoin d’avoir une motivation pour apprendre. Ce n’est pas juste : « Je veux apprendre le français pour avoir une belle ligne sur mon CV » ; ça, ce n’est pas une motivation qui nous poussera à travailler chaque jour, par contre toi, tu avais envie de recommuniquer avec une amie – et ça peut être plein d’autres choses, être  passionné d’histoires ou … Enfin, il faut vraiment une raison profonde pour apprendre une langue.

MARIA: C’est ça, finalement. Tu dois chercher en toi quelle est ta motivation et ça peut être pour le travail ou peut-être pour aller ailleurs chez les pays francophones ou seulement pour communiquer. Chercher ta vraie motivation, t’accrocher à cette motivation et ça va [aller].

JOHAN: C’est là que ça décolle. Donc, t’as découvert dans un premier temps mes podcasts, ensuite, tu as continué à suivre un petit peu Français Authentique et t’es maintenant très active sur le groupe privé Facebook de l’académie avec Fernanda que les gens ont vue précédemment sur la chaîne YouTube aussi. Donc, tu peux nous parler un petit peu de ton expérience, ce qui te plaît dans le fait de parler tous les jours avec nous ?

MARIA: Ça me fait beaucoup plaisir et j’avais commencé justement avec les podcasts et après, c’était les 7 règles que j’ai découvertes. Après, j’ai eu la chance de prendre part sur un concours que tu avais fait sur Facebook – je ne sais pas si tu te souviens ?

JOHAN: Oui, je m’en souviens ; c’était pour les 200.000 personnes qui suivent Facebook. On est bientôt à 300.000 d’ailleurs.

MARIA: J’imagine que tu prépares quelque chose.

JOHAN: Je n’ai pas encore trouvé mais peut-être que quand cette vidéo sera en ligne, on y sera. A voir.

MARIA: J’ai eu alors accès au pack 1 grâce à ce concours et c’était super pour moi parce que, tu sais, je trouve que les produits que nous sort Français Authentique, c’est un peu comme apprendre le français à la carte. Tu commences avec le podcast et tu entraines un peu la compréhension. Le pack, ça va t’aider à aller un peu plus loin parce que tu commences avec les fichiers « vocabulaire » et les fichiers « prononciation », tu commences déjà à démarrer ton expression, mais l’académie, c’est déjà la cerise sur le gâteau. Pour moi, vraiment ça a été un point d’inflexion dans mon apprentissage du français parce que c’est vraiment là-bas où j’ai pu m’exprimer. Tu peux lire, tu peux t’exprimer, mais à la fin, tu reçois toujours un peu des retours des autres personnes et ça va être à la fin ce qui va te motiver à continuer. Sur l’académie, on a toujours la chance de pouvoir échanger avec les personnes incroyables. Tout le monde a quelque chose de bon à donner aux autres. Pour moi, le choix d’avoir pris la décision de rentrer dans l’académie a été pour moi primo.

JOHAN: Merci pour ces mots sympas et c’est exactement pour ça que j’ai voulu créer l’académie. Et quand je me rends sur le groupe privé Facebook chaque jour, je suis très fier et très heureux de voir tous ces gens qui discutent ensemble. Malgré tout, ce qui te revient à toi à 100 %, c’est qu’on peut avoir accès à l’académie, mais l’important, c’est de l’utiliser et ce n’est pas le cas de tout le monde. Tu sais, il y a à peu près – vraiment, c’est des chiffres très grossiers – la moitié des gens qui s’inscrivent à l’académie et qui ne s’inscrivent pas au groupe privé Facebook. Donc, ça veut dire qu’ils reçoivent le contenu chaque mois, etc., mais ils ne font pas la démarche d’aller sur le groupe privé Facebook qui est, à mon sens, le point le plus important de l’académie parce que ça te permet de discuter. Ensuite, sur ces 50 % qui, finalement le font, tu as une majorité de personnes qui ne participent pas activement.

MARIA: Je trouve ça vraiment dommage parce qu’après, tu te retrouves avec des commentaires de personnes qui disent toujours : « J’ai besoin de parler avec quelqu’un sur Skype, communiquer avec quelqu’un. » Oui, ça, c’est super, c’est génial. Justement, c’est ça le but d’apprendre une langue, communiquer, mais tu ne vas pas avoir envie de communiquer avec quelqu’un que tu ne connais pas !

JOHAN: C’est ça ! Tu as besoin de la connaître d’abord, oui.

MARIA: La seule façon de se connaître, c’est de réagir. Oui, je trouve dommage qu’il y ait des gens qui … Je peux comprendre parce que sur l’académie, il y a aussi beaucoup de niveaux, alors, il y a des gens qui ne se sont pas encore encouragés à faire de vidéo, à ajouter des commentaires et c’est tout à fait normal. Moi, c’était le cas aussi quand j’ai commencé. Je me souviens toujours de la première vidéo que j’avais postée sur l’académie pour faire ma présentation ; je pense que j’avais coupé 15 fois ou 20 fois.

JOHAN: Oui, parce que tu avais envie que ça soit parfait.

MARIA: Oui, et tu n’arrives pas à t’exprimer et donc, il faut essayer, il faut faire le premier et sortir un peu de sa zone de confort et c’est comme ça.

JOHAN: Oui, tout à fait ! Et c’est ce que j’encourage tout le monde à faire. Après, comme tu dis, il y a des gens qui ont un niveau moins bon, il y a des gens dont le français n’est pas la priorité immédiate – ça peut être le cas aussi – mais c’est vrai que c’est très important et c’est pour ça que je me le suis noté, le point 2 dans ton histoire, c’est l’action : ce n’est pas le tout de prendre un abonnement, il faut l’utiliser et il faut utiliser toutes les possibilités qui te sont laissées pour t’exprimer un maximum.

Une petite question liée à l’apprentissage du français à 100 % : comment tu as fait pour passer de cet état de compréhension à l’état d’expression ? Est-ce que tu as beaucoup écouté et ensuite tu as travaillé ta prononciation ? Qu’est-ce qui était un peu le déclic chez toi pour passer de l’un à l’autre, puisque c’est ce que tout le monde cherche à faire dans la famille Français Authentique ?

MARIA: Je fais un peu comme tu as dit : j’écoutais et après j’essayais de répéter, mais tu sais, le plus important de quand on commence à s’exprimer dans une langue étrangère, c’est qu’on se sent très très bizarre, on a un sentiment pas bon quand on s’entend. Je pense que c’est le premier point : c’est de vaincre ce sentiment de ridiculité et moi, ce que j’ai fait, c’est de beaucoup parler en toi et à n’importe quel moment, parfois devant le miroir, parfois je chantais en français ; personne ne m’écoutait, bien sûr, mais je le faisais ; parfois, j’imaginais des discussions. Je me souviens une fois Rosa Vallejo elle avait posté sur Internet… Parfois, je me parle à  moi-même et après on rit tous les deux. L’idée, c’est un peu ça ; il faut vaincre la peur de se ridiculiser. On va prendre l’habitude de s’écouter et quand tu vas être un peu plus à l’aise avec ta voix, ta sonorité dans cette nouvelle langue, ça va venir toute seule, cette envie de parler et de … Il faut vaincre un peu ses peurs à s’écouter.

JOHAN: C’est un déclic qui n’est pas facile à avoir et c’est justement où j’en suis. Je me souviens très bien avoir fait ça en anglais et en allemand où je me parlais dans ma douche à moi tout seul. En italien, je commence à en être là, mais pour l’instant, c’est juste des chansons ; je m’amuse à chanter des chansons en italien à mes enfants, mais c’est comme tu dis, c’est vraiment vaincre cette première barrière et ensuite, tu peux te développer à partir de là. Donc, c’est toujours sympa.

MARIA: Oui, mais tu es déjà dans le point de t’exprimer en italien !

JOHAN: Non, je peux juste dire : « Je m’appelle Johan » et vraiment quelques petites phrases très simples, mais je peux chanter ou jouer des chansons à la guitare sans forcément comprendre ce que je dis. J’en suis seulement là puisque j’ai commencé en septembre, mais, en tout cas, c’est sympa et c’est vrai que, comme tu dis, c’est une clé de réussir à vaincre ses peurs et à commencer à s’exprimer tout doucement.

Une question que j’avais posée à Fernanda également : quel serait, si tu avais un seul conseil à donner à quelqu’un qui a envie de parler français aussi bien que toi, ce conseil numéro 1 pour apprendre à parler le français ?

MARIA: Mon conseil numéro 1, c’est  – je reviens encore et encore sur la même idée, mais je trouve que c’est super – mais je trouve que c’est super important de ne pas rester seul dans notre apprentissage. Si on partage notre apprentissage avec d’autres personnes qui sont dans les mêmes points que nous, on va pouvoir beaucoup s’enrichir tous les deux parce que moi, je vais toujours faire mes contributions, mais l’autre personne aussi ; je peux partager les doutes que je peux avoir et on peut partager des outils, des astuces, des infos, plein de choses et ce n’est pas toi seulement la personne qui travaille sur ton apprentissage, mais tu vas avoir à côté une autre personne qui veille un peu sur ton apprentissage et on s’appuie les uns sur les autres et c’est parfait. Moi, je trouve que l’apprentissage est beaucoup plus exponentiel quand on peut le partager avec quelqu’un d’autre qui est dans ta même situation.

JOHAN: C’est marrant et intéressant que tu dises ça parce que tu as peut-être vu récemment (il y a deux semaines, je crois), j’ai publié une vidéo, la 8è règle de Français Authentique parce que c’est exactement ce que tu décris et ça, j’avoue que j’avais un peu sous-estimé au début quand j’ai commencé Français Authentique en 201JOHAN: J’ai sorti les 7 règles avec certains principes, mais j’avais un peu oublié cet aspect. Je parlais souvent de la communauté, etc., mais je ne l’avais pas mis au point d’en faire une règle et c’est plus récemment – en fait, c’est l’académie qui m’a fait ouvrir les yeux et voir que les gens progressaient plus vite en communiquant et c’est pour ça que je trouve très intéressant que tu fasses cette remarque parce qu’il m’a fallu quand cinq ans pour le comprendre à 100 %. Ça, c’est ce qu’il faut faire. Et si tu avais un conseil à donner, une chose à ne pas faire pour progresser en français ?

MARIA: J’en ai une et c’est justement … Je crois qu’on le fait tous quand on apprend une langue – tu vas me rire parce que tu es en train aussi d’apprendre l’italien : ce qu’il ne faut absolument pas faire, c’est d’essayer de faire la traduction littérale de ce que tu veux dire de ta langue  maternelle à l’autre langue. Mais, ça je crois qu’on le fait tous, surtout au début.

JOHAN: Oui, parce qu’en fait, le problème, c’est qu’au début (toi dans ton cas), tu penses en Espagnol. Donc, ton cerveau, il parle en espagnol et t’es obligée de traduire de l’espagnol en français et ça, c’est effectivement problématique surtout – je pense que quand tu pars de l’espagnol pour parler en français, c’est peut-être moins grave que quand tu parles par exemple allemand. Moi, en allemand, c’était horrible parce que tu as des constructions de phrases différentes ; le verbe, il n’est pas à la même place dans la phrase. Donc, si tu commences à penser en français, traduire en allemand, c’est impossible, donc, c’est effectivement une chose à ne pas faire quelle que soit la langue, mais au début, je crois qu’on tombe tous dans ce piège et ça nous freine longtemps.

MARIA: Après, tu vas arriver à un point où les mots vont venir de façon naturelle et il ne faut pas se presser. La seule chose qu’il faut faire, c’est de pratiquer chaque jour et vraiment prendre le plaisir de le faire et petit à petit tu vas réaliser que les mots vont venir à ta tête. C’est comme ça ; il ne faut pas se stresser. A la fin, tu vois, moi, j’ai parfois je rêve beaucoup de fois en français et en plus ça m’arrive aussi parfois que je sois en train de discuter avec une personne en espagnol et voilà une idée que je veux dire et les mots ne viennent pas, ils ne viennent qu’en français. Ça, c’est marrant parce que je sais exactement comment je le dirai en français, mais je n’arrive pas à trouver les mots en espagnol.

JOHAN: Moi, j’ai eu ce cas, mais à l’étranger. Quand tu vis dans un pays étranger et que tu utilises plus par exemple l’allemand que le français, je comprends que ça vienne parce que ton cerveau, il a l’habitude. Mais, toi, finalement, tu  n’as pas l’habitude de parler énormément en français chaque jour, donc, c’est pour ça que c’est encore plus impressionnant et à mon avis, ça veut dire que tu travailles beaucoup et que tu écoutes chaque jour beaucoup de français.

MARIA: Oui, j’essaye de travailler tous les jours et c’est ça un peu le secret.

JOHAN: Tu écoutes combien de temps à peu près chaque jour ?

MARIA: Peut-être trois heures. Quelque chose que je voulais dire aussi, c’est qu’au niveau de maintenir le niveau de français, ce que je fais et ce dont je te remercie beaucoup, c’est de m’avoir appris au niveau de mes temps morts. J’ai changé beaucoup mes habitudes et j’ai mis en valeur un peu plus mes temps morts. Qu’est-ce que je fais maintenant ? Si j’ai envie de lire les nouvelles, au lieu de les lire en espagnol, j’essaye de les lire en français le matin. Et quand je faisais le ménage dans l’appartement, j’ai toujours mis de la musique, maintenant c’est de la musique en français que j’écoute. Quand je vais faire mes courses à pied, sur mon baladeur, au lieu de mettre n’importe quelle chose, c’est les podcasts que j’écoute. Quand je fais le repassage à la maison, avant, je regardais n’importe quelle chose sur la télé, maintenant, ce sont des films français que je regarde. Tu vois ? C’est un peu changer les habitudes et je pense que c’est quelque chose qui vient un peu liée à la motivation.

JOHAN: Oui, c’était le premier point que tu donnais ; t’avais une envie d’apprendre le français, mais, finalement ça, tout le monde peut vraiment le faire, utiliser ses temps morts pour pratiquer. Je veux dire que tout le monde a des temps morts et ce n’est pas une excuse de dire : « Je n’ai pas le temps. » parce que tout le monde a des temps morts et tout le monde peut les utiliser pour apprendre une langue s’il en a envie.

MARIA: Tu as raison et tu vois, dans mon cas, j’ai eu besoin de quelqu’un qui me dit : « Hey, écoute, tu as beaucoup de temps mort dans ta vie dont tu peux profiter d’une autre façon. » Tu as toujours beaucoup d’astuces pour nous et je t’en remercie beaucoup parce que ce n’est pas seulement – je te l’avoue – le français que j’apprends chez toi. Tous les enseignements que tu fais au niveau du développement personnel, ce sont des choses qui ont beaucoup amélioré ma qualité de vie. Alors, avec toi, c’est toujours faire d’une pierre deux coups.

JOHAN: Ça fait plaisir parce que moi, c’est ce que j’aime aussi faire pour moi et c’est que j’aime également partager donc, c’est bien que ça te plaise et c’est vrai que les podcasts et vidéos de développement personnel sont assez appréciés dans l’ensemble.

Super, Maria ; est-ce que tu as un truc à ajouter ou pas ? Tu nous a déjà donné plein d’astuces – moi, j’ai pris des notes.

MARIA: Je crois que j’ai déjà tout dit.

JOHAN: Super ! En tout cas, moi, j’ai pris plein de notes. Merci d’une part d’avoir pris le temps aujourd’hui pour discuter avec moi pendant ta pause de midi. Tu retravailles cet après-midi, je suppose ?

MARIA: Oui, j’irai après travailler parce qu’il faut reprendre le temps perdu.

JOHAN: Exactement ! Donc, merci ; c’était très sympa de ta part d’avoir donné ta pause de midi à Français Authentique et merci pour ton travail au quotidien dans l’académie et à très bientôt, Maria.

MARIA: Merci à toi de m’avoir donné la possibilité de faire ce petit conseil et j’espère que ça va aider les autres et c’est ça le but. Et merci à toi, Johan ; continue, s’il te plaît parce que c’est toujours très enrichissant pour nous tous et c’est un plaisir d’apprendre le français avec toi. Merci mille fois !

JOHAN: Merci Maria et on se parle bientôt !

MARIA: Oui, à bientôt, ciao !

J’espère que vous avez apprécié cette discussion avec Maria autant que j’ai apprécié discuter avec elle. Comme je le disais, c’est vraiment un honneur de pouvoir compter sur des membres comme elle. Je voudrais ressortir quatre choses de cette conversation, de cette discussion avec elle.

La première chose, c’est ce qu’elle nous expliquait un petit peu au début : elle a repris contact avec le français grâce à une amie et c’est ce qu’il vous faut. Il vous faut une motivation, il vous faut une raison profonde d’apprendre le français. On ne peut pas apprendre une langue si on n’a pas un vrai objectif, si on n’a pas un vrai besoin, si on n’a pas une vraie motivation. Donc, ça, Maria nous l’a rappelé et je trouve très intéressant de souligner ce point.

Le deuxième point : Maria nous a dit qu’elle avait beaucoup agi. C’est une des clés. Elle n’a pas attendu que le français lui vienne comme ça tout seul – elle est dans un environnement où elle ne parlait jamais le français – mais elle a agi pour faire en sorte d’apprendre. Elle nous dit qu’elle pratique pendant environ trois heures par jour alors qu’elle travaille. Elle utilise ses temps morts et elle arrive à s’organiser pour parler le français. Donc, la deuxième chose, c’est ça : c’est l’action. Il faut agir si vous voulez parler le français.

J’ai bien aimé son conseil qui est de ne pas rester seul ; elle explique qu’elle a toujours réussi à s’entourer pour pratiquer le français et que si elle était restée seule, elle n’aurait pas atteint le très bon niveau qu’elle a aujourd’hui. Donc, je pense qu’il faut suivre ce conseil et qu’il faut s’entourer de personnes qui vous aideront.

Et la dernière chose (que j’ai bien aimée parce que c’est un problème que j’avais et que j’ai aujourd’hui en italien) : elle vous dit de ne pas traduire le français dans votre langue maternelle. C’est complexe au début parce que c’est un réflexe qu’on a puisqu’on pense dans sa langue maternelle, donc, on essaye de tout traduire dans sa langue maternelle et, bien sûr, ça nous freine surtout quand vous apprenez une langue qui est très différente de votre langue maternelle.

Voilà les quatre points sur lesquels je voulais insister. J’ai beaucoup apprécié de discuter avec Maria. Et si vous voulez en savoir plus sur l’académie Français Authentique – c’est vraiment le club privé avec un accès au groupe privé Facebook dans lequel on discute, dans lequel j’ai fait la connaissance de Maria, Fernanda et plein d’autres personnes – vous pouvez jeter un œil au lien qu’il y a en-dessous ou dans le « i » comme info sur YouTube. Les portes sont fermées pour l’instant ; elles rouvriront seulement au mois d’avril 2017, mais si vous voulez avoir toutes les informations pour vous y inscrire au moment voulu, mettez votre adresse mail. Vous ne regretterez pas de nous rejoindre ; c’est un système d’abonnement mensuel où vous recevez chaque mois du nouveau contenu et vous avez accès à la communauté formidable de l’académie Français Authentique. Merci d’avoir regardé cette vidéo, merci Maria pour ton temps et pour tous tes conseils précieux et je vous attends tous au mois d’avril dans l’académie Français Authentique.

A bientôt les amis !