Comment devenir un rebelle intelligent (interview Olivier Roland)

Comment devenir un rebelle intelligent (interview Olivier Roland)

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Transcription de la vidéo :

Salut, chers amis ! Merci de me rejoindre pour une nouvelle vidéo. Je profite de mon passage à Dubaï pour aller interviewer Olivier Roland, que tu connais certainement. Et si tu ne le connais pas, eh bien c’est l’occasion de faire sa connaissance. On se retrouve pour aller voir Olivier.

Johan : Salut à tous ! Merci de nous rejoindre pour cette nouvelle vidéo. Aujourd’hui, je dis « nous » parce que nous avons un invité spécial, il s’agit d’Olivier Roland. Salut, Olivier.

Olivier Roland : Salut, Johan !

Johan : Merci beaucoup de nous accorder du temps.

Olivier Roland : Écoute, avec plaisir !

Johan : Je suis personnellement Olivier depuis 2011. Donc, il va nous raconter aujourd’hui tout ce qu’il fait. Il parle beaucoup d’apprentissage, de liberté, de style de vie, d’entreprenariat. C’est vraiment pour moi, aujourd’hui, l’occasion de l’interroger sur ces différents sujets et de vous aider dans votre quête pour une vie plus libre et meilleure. Alors, Olivier, ce que je vais te demander de faire dans un premier temps, c’est de te présenter. Du point de départ, tu viens de Lille, dans le Nord de la France.

Olivier Roland : Tout à fait. Ouh la ! Tu veux que je te raconte tout…

Johan : Non, pas tous les détails, mais du point de départ jusqu’à ta vie d’entrepreneur actuel.

Olivier Roland : Oui, je pense que le point de départ le plus intéressant pour ton audience, c’est que j’ai arrêté l’école à 18 ans pour créer ma première entreprise et que  depuis, je n’ai jamais arrêté d’être entrepreneur en fait. Ça fait 21 ans là, aujourd’hui, que je suis entrepreneur.

Johan : 21 ans, donc tu as commencé en 2000 en fait. OK.

Olivier Roland : Exactement. Et ma première boîte, c’est une boîte de services informatiques qui, à la fin, faisait aussi des logiciels. Et aujourd’hui, je suis à la tête d’une entreprise qui enseigne aux gens comment être libres. En fait, j’aime bien dire que je suis un prof de liberté.

Johan : Prof de liberté, oui, ce qu’on n’a pas tendance à voir à l’école finalement.

Olivier Roland : Non, c’est clair. Et en fait, donc j’enseigne comment être libre à la fois matériellement via l’entreprenariat et dans sa tête via le développement personnel.

Johan : D’accord. Oui, ce qui a du sens et ce qui est un des sujets que j’ai l’occasion de souvent aborder au sein de la communauté. Alors, il y a une chose qui m’intéresse beaucoup, c’est un de tes projets, c’est comme ça que je t’ai découvert, c’est “Des livres pour changer de vie”, parce que je dis souvent à mon audience que j’aime lire, on échange souvent sur un certain nombre de sujets. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ce projet ? Qu’est-ce que c’est ? Pourquoi tu l’as créé ?

Olivier Roland : Oui, écoute, créer une boîte… Ma première boîte je l’ai créé à 19 ans. C’est une aventure extraordinaire. Mais comme beaucoup d’entrepreneurs, je me suis retrouver à travailler 60-70 heures par semaine. Au début, ce n’est pas très important, l’entreprise c’est ton bébé, tu as le feu sacré, tu es prêt à faire tous les sacrifices, mais au bout de cinq ans, j’ai commencé à me demander : « OK. Comment je peux faire pour avoir un meilleur équilibre de vie ? » Surtout que j’avais 24 ans à l’époque. Et ça, je me suis rendu compte qu’en fait, cette entreprise que j’avais créée pour devenir libre était devenue une prison, parce que c’était ma seule source de revenu.

Je ne voyais pas comment je pouvais réduire mon temps de travail dedans sans mettre en péril la rentabilité. Alors, j’avais deux employés à l’époque, mais n’empêche que j’étais vraiment au centre de l’entreprise et que sans moi la boîte ne tournait pas. Je ne voyais pas comment l’arrêter, parce qu’en tant que gérant d’entreprise en France, tu n’as pas le droit au chômage et je ne voyais pas comment la vendre.

Johan : Tu es prisonnier en fait.

Olivier Roland : Voilà. Je me suis dit : « C’est dingue ! Cette boîte que j’ai créée pour devenir libre, en fait c’est devenu une prison. Je me suis construit ma propre prison ». Et je me suis mis en quête d’une solution que je n’ai pas trouvée pendant trois ans. Au bout de trois ans, j’ai lu un livre qui a complètement changé ma vision d’entreprenariat en un weekend, c’est La semaine de 4 heures de Tim Ferriss, qui est donc un auteur américain. Et je me suis pris une baffe énorme, parce que Tim Ferriss explique dans ce livre comment faire en sorte que son entreprise soit au service de sa vie plutôt que sa vie soit au service de son entreprise.

Il recommande plusieurs livres à la fin de son bouquin, notamment un livre qui s’appelle The E Myth de Michael Gerber. Ça peut être traduit par le mythe de l’entrepreneur en français, si je ne dis pas de bêtises. Dans ce livre, que je lis 15 jours après La semaine de 4 heures, Michael Gerber explique exactement quel est mon problème. Il dit : « La plupart des entrepreneurs créent leurs boîtes pour devenir libres et deviennent prisonniers de leurs boîtes, voici pourquoi ». Et là, j’avais déjà… boom, je me reprends une baffe ici, deux semaines après. Donc, j’avais deux joues rouges comme ça.

Et je me dis : « C’est dingue ! Je lis en deux semaines deux livres qui changent complètement la perception d’un métier que je pratique depuis huit ans ». Et je dis : « Mais waouh ! Quel dommage ! J’adore lire et pendant huit ans, je n’ai pas pensé à lire un seul livre de business ».

Johan : Parce qu’à cette époque-là du coup, avant de lire Tim Ferris, tu lisais de façon sporadique ou pas du tout ?

Olivier Roland : Non, je lisais beaucoup, mais uniquement des livres de fiction, j’ai toujours adoré lire, mais je lisais beaucoup de livres de fiction, je lisais zéro livre pratique, parce que… C’est ce qui a démarré le cheminement qui m’a amené à mon blog Des livres pour changer de vie, c’est que je me suis dit : « C’est dingue ! Déjà un, si en deux semaines, je peux lire deux bouquins aussi géniaux, est-ce qu’il n’y a pas d’autres livres géniaux qui peuvent aussi changer ma perception des choses, non seulement dans le business mais dans d’autres domaines importants de la vie ? »

Et je me suis mis en quête comme ça d’une liste de livres top qualité pour pouvoir changer la vie et je suis tombé sur un concept qui s’appelle Le personal MBA. C’était à l’époque 99 livres dans 24 catégories différentes, que j’ai commencé à lire, et là, je me prends des baffes énormes.

Johan : De Josh Kaufman, c’est ça ?

Olivier Roland : C’est Josh Kaufman qui a créé cette liste et après, il a écrit un livre du même nom qui s’appelle Le personal MBA. MBA, ça vient de ce grand diplôme très connu et personnel parce que c’est toi qui le fait toi-même en fait. Je me suis dit : « C’est dingue ! C’est probablement… » Et là, je le sais aujourd’hui, mais à l’époque, je me demandais, je me disais : « C’est probablement l’erreur, la pire erreur de ma vie que j’ai faite », et clairement, c’est ce que je peux dire aujourd’hui, « j’ai perdu huit ans ». Enfin, j’ai perdu huit ans, ce n’est pas entièrement vrai, mais j’aurais pu avoir beaucoup plus de succès…

Johan : Parce que tu ne lisais pas assez.

Olivier Roland : Oui. Et pourquoi je n’ai pas lu ? Parce que, un, j’étais tellement fier d’avoir créé mon premier business à 19 ans que  je me sentais super intelligent et que j’avais l’impression que je n’avais plus besoin de m’éduquer, ce qui est bien sûr une énorme erreur, et deux aussi, le problème, c’est qu’en fait on ne m’avait jamais dit : « Tiens, tu peux te former en lisant des livres de business ». Ça ne m’avait littéralement jamais effleuré l’esprit.

Johan : Business et autre hein, même le lifestyle, la vie de tous les jours.

Olivier Roland : Absolument. Mais là, je te parle vraiment, je n’ai jamais eu cette idée que je pouvais apprendre des choses utiles pour mon entreprise en lisant des bouquins, ce qui est une erreur dramatique.

Johan : Oui, bien sûr.

Olivier Roland : Mais en même temps, il n’y a personne qui te dit ça à l’école, il y a très peu de gens qui en parlent. Et finalement, quand tu regardes, n’importe qui peut faire le test facilement. Demandez autour de vous : « Est-ce que tu lis des livres pratiques ? » Alors, il y a des gens qui lisent des magazines, des BD, voire des livres de fiction, ça c’est clair, mais des gens qui lisent des livres pratiques, il n’y en a quasiment pas.

Johan : Oui, il y en a très peu.

Olivier Roland : C’est facile. Tout le monde peut faire l’expérience autour de soi. Il y a tout ça qui se mélange dans ma tête et je me dis : « Mais en fait, je suis sûr que cette erreur que j’ai faite, il y a des milliers et des milliers de personnes qui la font. Et tout ce dont ils ont besoin, c’est qu’on leur dise lis des livres pratiques ». Et ils ont aussi besoin, comme moi, d’une présélection de bouquins, parce qu’il y en a tellement, comment tu fais pour les choisir, une présélection de livres. On leur dit : « Vas-y, ce livre-là, franchement, il y a de quoi faire. Découvre-le par toi-même et vois ce que ça donne ». Tout ça, ça m’a amené vers cette idée de blog “Des livres pour changer de vie”

Donc, j’avais été convaincu par Tim Ferriss qu’un business sur le web, ça te donne intrinsèquement beaucoup plus de liberté. Je donne juste un exemple, mais quand vous avez un business qui est entièrement sur le web, vous avez une liberté géographique totale, vous n’avez plus besoin d’être quelque part, vous pouvez aller partout où il y a une connexion, il y a beaucoup d’endroits…

Johan : Partout.

Olivier Roland : Voilà. Pour trouver des endroits sans connexion, il faut y aller maintenant. Je me suis dit : « Il me faut un business sur internet ». Je me suis dit : « J’adore écrire, j’adore lire, j’ai envie de partager cette « découverte », quelque part, entre guillemets, qu’il faut lire des livres de business, pourquoi pas créer un blog sur le sujet ». C’est comme ça que j’ai eu cette idée de mon blog Des livres pour changer de vie.

Johan : D’accord. C’est top. Et en plus, si je peux rajouter, parce que moi je l’ai découvert en 2011, quand est-ce que tu l’as monté, ce blog ?

Olivier Roland : Je l’ai créé fin 2008.

Johan : Fin 2008. Et à cette époque, tu n’avais pas énormément de livres ou tu avais beaucoup moins de livres qu’aujourd’hui qui étaient traduits en français, n’est-ce pas ?

Olivier Roland : Absolument.

Johan : Donc, ça t’a permis, toi, de reprendre peut-être des idées exclusives américaines et de les remettre sur le marché français.

Olivier Roland : Oui, absolument. La liste du Personal MBA, c’est vraiment une liste de livres plutôt américains, en tout cas en anglais. Et quand j’avais regardé à l’époque, il y avait seulement un tiers des livres, c’est tout ce qui avait été traduit. Je dirais qu’aujourd’hui, sans avoir regardé mon feeling, c’est qu’il y en a la moitié, donc ça a évolué. Finalement, l’écrasante majorité des livres anglo-saxons ne sont jamais traduits en français. Il faut le savoir aussi.

Après, il y a beaucoup de choses à faire en français, c’est clair, mais c’est toujours intéressant. C’est aussi pour ça que c’est intéressant d’apprendre d’autres langues pour pouvoir se plonger dans tout le contenu qui existe dans cette langue et qui n’est pas traduit ailleurs, parce que tout n’est pas traduit en fait, ce n’est pas possible.

Johan : Tout à fait.

Olivier Roland : Et quand je me suis lancé dans ce projet, j’étais vraiment dans cette optique de vouloir être gagnant sur plusieurs tableaux, c’est-à-dire que je savais que même si mon objectif principal c’est de pouvoir en faire un véritable business, je ne savais pas vraiment comment faire ça. Je me suis dit : « Même si je n’arrive pas, au moins, j’aurai une expérience intéressante. Ça va me motiver, parce que… » Je me suis dit : « Créer un blog, clamer au monde mon objectif de lire des livres de business, ça va me motiver à le faire ».

Johan : L’action hein. Tu n’es plus dans la passivité, tu es dans l’action.

Olivier Roland : Dans l’action. Et je m’étais donné comme défis, en démarrant ce blog, de lire 52 livres de cette liste du Personal MBA d’en faire un résumé par semaine. Ce qui était très ambitieux, parce que je me connais, je veux dire, surtout à l’époque. Aujourd’hui, j’ai plus de disciplines, mais à l’époque, je n’ai pas beaucoup de disciplines. Et souvent, ce qui se passe dans ce genre de projet, c’est que je suis tout feu, tout flamme pendant les premières semaines/mois, et puis après, bouh… Et puis, finalement, après, je me suis dit : « Si je lis un livre par mois… ».

Donc, j’ai voulu hacker ma psychologie en me disant : « Je vais créer ce blog et je vais clamer au monde entier, à tous ceux qui veulent entendre ce projet, voici ce que je veux faire pour que ça me crée une pression externe positive qui me force entre guillemets à me tenir à ça ». En plus de ça, je voulais aussi partager… c’était ça aussi qui faisait un petit peu ma différenciation, je ne me contentais pas de lire les livres. J’avais vu que j’étais entrepreneur…

Johan : Tu donnais un avis.

Olivier Roland : Je lisais des bouquins que j’appliquais ensuite dans mon entreprise. Je pouvais écrire des articles, partager comment j’avais appliqué ce que j’avais appris, ce qui avait fonctionné, ce qui n’avait pas fonctionné. Et ça aussi, c’est très riche pour moi. Et le fait d’écrire des articles sur ce sujet-là me permettait aussi de mieux en tirer des leçons, puisque j’étais forcé de structurer mon savoir, d’aller plus en profondeur dans finalement ce que j’avais fait, parce qu’il y a différentes manières de savoir ce qu’on sait en fait. On peut savoir les choses de manière superficielle mais sans savoir vraiment les expliquer, ce qui est en général montre qu’on ne connaît pas vraiment. Dès qu’on est obligé d’expliciter aux autres ce qu’on a fait, on est obligé justement de structurer ça, d’être plus limpide par rapport à ce qu’on sait.

Johan : Oui. C’est Einstein, je crois, qui disait que tant qu’on ne sait pas expliquer, c’est qu’on n’a pas compris en fait. Donc, c’est un peu ce que tu dis. Il y a une citation du type.

Olivier Roland : C’est Lavoisier. Non, ce n’est pas Lavoisier, c’est un autre chimiste français qui avait dit : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».

Johan : Effectivement, c’est la même idée, oui.

Olivier Roland : XIXe siècle ou XVIIe siècle, quelque chose comme ça. J’avais tous ces objectifs-là en créant mon blog “Des livres pour changer de vie”Au final, ça a été un succès sur tous les tableaux. Je suis vraiment très content par rapport à ça. Aujourd’hui, c’est mon blog qui est le plus visité, il fait plus de 100 000 visites par mois. Et ça, je sais, ça a inspiré des dizaines, si ce n’est plus de milliers de personnes à lire. Ça, je trouve que c’est extraordinaire.

Johan : Bravo pour ça. Il y a deux trucs qui m’inspirent. La première chose, c’est l’aspect persévérance. Je le dis toujours, je recadre un peu pour l’audience qui est en train d’essayer d’apprendre le français, qui essaie de maîtriser le français, tu le sais très bien parce que tu parles plusieurs langues, que quand on apprend une langue, on a besoin d’énormément travailler. Et l’aspect persévérance est le fait de se fixer un objectif et de le partager avec les autres, c’est un super outil pour ça. Donc, je recommanderais à tout le monde qui souhaite apprendre le français de le dire. Dites-le autour de vous : « J’apprends le français, je veux parler français », parce que ça donne la pression un peu sociale que tu décrivais avant.

Et il y a une deuxième chose que je trouve très inspirante. Alors, tu connais peut-être la citation de Mark Twain : « Celui qui ne lit pas n’a pas d’avantage sur celui qui ne sait pas lire ». Peut-être que tu as déjà entendu cette citation ?

Olivier Roland : Oui, c’est entièrement vrai.

Johan : C’est entièrement vrai. Et une chose que je trouve très inspirante, pas plus tard que cette semaine, tu as publié sur Instagram : « En l’espace de deux semaines, je viens de lire deux livres qui ont changé ma vision de l’entreprenariat ». Je me dis : « On parle de quelqu’un qui a maintenant 21 ans d’expérience dans l’entreprenariat », et tu lis encore en fait.

Olivier Roland : Mais je lis tous les jours. Absolument.

Johan : Donc, qu’est-ce qui te pousse à continuer et comment tu lis ?

Olivier Roland : Ce n’est pas compliqué. Vraiment j’ai compris que c’est une compétence fondamentale à avoir au XXIe siècle que de se former tout au long de sa vie. Je veux dire, il y a encore beaucoup de gens qui croient plutôt inconsciemment qu’une fois qu’ils ont leurs diplômes à la sortie de l’école, ils n’ont plus besoin d’apprendre. En tout cas, ils ne sont pas dans une démarche d’apprentissage par eux-mêmes. Alors, oui, ils vont suivre des formations de l’entreprise, oui, ils vont apprendre leurs métiers, mais ils ne vont pas aller justement suivre des formations par eux-mêmes, lire des livres par eux-mêmes etc. Et ça, c’est une erreur dramatique.

Je veux dire, l’époque où quand on sortait de l’école, on était assurés de faire le même métier toute sa vie, c’est fini depuis longtemps. On ne sait même pas s’il n’y a pas… Il n’y a aucune garantie que votre métier, dans 20 ans, il va encore exister. Je veux dire, on vit dans une époque qui est complètement disruptive où on a une accélération exponentielle des technologies et il va y avoir des chamboulements absolument incroyables qui vont arriver dans plein d’industries. On l’a vu déjà avec la numérisation de l’économie en 40 ans. Je veux dire, 40 ans, c’était le début d’Apple avec des trucs qui étaient vraiment nuls par rapport à aujourd’hui et on voit aujourd’hui ce que ça a donné. C’est incroyable.

Je veux dire, d’ici 10 ans, il n’y aura probablement plus de routiers parce que tous les camions seront automatiques, il n’y aura probablement plus de chauffeurs de taxi parce que, pareil, les voitures seront automatisées. Je veux dire, il faut se rendre compte de ça. Quels sont les autres métiers qui vont disparaître ? Probablement beaucoup, en tout cas qui vont être profondément transformés.

Imaginez quelqu’un aujourd’hui qui est journaliste ou, j’en sais rien moi, prof et qui est resté bloqué dans la technologie des années 80, c’est fini pour lui. Je veux dire, il y a tellement de perte de compétitivité par rapport à ceux qui sont numérisés que c’est presqu’une blague, j’ai envie de dire.

Donc, se former tout au long de sa vie, c’est super important. Déjà, à la base, il faut regarder cette souplesse d’esprit, cette capacité à toujours avancer, se remettre en cause et ne pas se reposer sur ses lauriers, mais aussi pour acquérir des véritables compétences utiles.

Johan : Écoute, c’est super inspirant tout ça. Est-ce que tu pourrais préconiser un livre, pas un livre spécifique du type La semaine de 4 heures, qui est plus axé entreprenariat ? Est-ce que, là si je te disais, parmi tous les livres, parmi tous les bouquins que tu as lus, il y en a un qu’il faut avoir lu ? De façon générale, lequel ce serait ?

Olivier Roland : Pour n’importe quel objectif ?

Johan : Oui. Plutôt un livre général qui, finalement, changera la vie de n’importe quelle personne qui va le lire.

Olivier Roland : Oui. Écoute, je pense que le livre L’hypothèse du bonheur, ça correspond à tes critères parce que, je veux dire, ça, je pense que ça intéresse tout le monde d’être plus heureux. Voilà, on a un excellent exemple. Ça intéresse tout le monde d’être plus heureux. Mais qui étudie le bonheur ? Il y a très peu de gens qui se prennent la tête d’étudier concrètement qu’est-ce qui fait qu’on est heureux ou pas. Pourtant ça a été étudié scientifiquement depuis des décennies. Alors, je ne parle pas des différents courants spirituels et religieux qui s’intéressent à ça depuis des millénaires.

L’hypothèse du bonheur, c’est très intéressant parce que c’est quelqu’un qui fait la synthèse de la science occidentale, notamment des courants bouddhistes, mais s’intéresse à beaucoup d’autres choses. Et il essaie de faire une synthèse de ce qui est prouvé aujourd’hui comme étant les actions à mettre en place pour être plus heureux, vraiment un livre que je recommande à tout le monde et qui est extraordinaire.

Johan : Super. Merci pour ça. L’hypothèse du bonheur, c’est ça ?

Olivier Roland : L’hypothèse du bonheur.

Johan : L’hypothèse du bonheur. Faites vos recherches. Je te demandais avant, il y a aussi une question qu’on me pose souvent et j’aimerais avoir ton avis sur le sujet. On me dit : « Johan, c’est bien de lire, mais souvent moi j’oublie tout ce que je lis ou je n’applique pas ce que je lis parce que je n’ai pas le temps ou parce que je ne sais pas comment appliquer ». Est-ce que tu aurais un petit conseil rapide, un petit hack, comme tu dis, pour appliquer ce qu’on lit finalement ?

Olivier Roland : Oui. Écoute, moi, ce que j’essaie toujours de faire, c’est je choisis une action du livre que j’ai lu et je la mets en pratique. Mettez-vous, c’est intéressant. Alors, ce n’est pas applicable à tous les livres hein. On peut très bien lire le livre Une brève histoire de l’univers ou de…

Johan : De l’humanité, de Harari ?

Olivier Roland : Je pensais au livre de Stephen…

Johan : Hawking, oui.

Olivier Roland : Une brève histoire de l’univers, je crois, où là, clairement, en termes d’action à mettre en place, il n’y a pas grand-chose, c’est plus sur la culture générale. On peut lire ce genre de bouquins, il n’y a pas de souci. Mais si justement vous lisez des livres pratiques, le but, c’est que ça soit mis en pratique. Dans ce cas-là, mettez-vous en mode moteur de recherche, de vous demander : « OK. Quelle est l’action, the action que vous pouvez mettre en pratique là, aujourd’hui, demain, cette semaine, dans votre vie ? »

Et idéalement même, ce que je vous recommande, si vous lisez des livres papier, je vous recommande d’avoir des post-its à côté. Vous pouvez aussi surligner. Moi, je n’aime pas abimer les bouquins, mais voilà, les post-its. Et dès que vous voyez une action que vous pouvez mettre en place, vous mettez une post-it dedans et en mettant « tiens, intéressant » par exemple. Du coup, après, c’est génial, parce que quand vous allez terminer de votre livre, vous voyez très facilement où sont les post-its et du coup vous pouvez, après, scanner le bouquin à la recherche de l’action à mettre en place juste après. Si vous lisez sur le Kindle, vous pouvez facilement surligner pour ce genre de choses.

Johan : Ça, c’est super important parce que justement on peut souvent faire l’erreur de faire une collection de bouquins. Moi, c’est un petit peu le piège dans lequel je suis tombé au début. Je me disais : « Il faut absolument lire un livre par semaine ». Tu peux lires 50 livres, si tu n’appliques rien, ça n’aide pas. Ton conseil, je pense, est pertinent et je recommande à tout le monde de le suivre.

Olivier Roland : Après, il ne faut pas non plus trop se mettre la pression. Il y a certains livres qui ne vont pas nous parler, où on ne va pas accrocher, on ne va pas forcément retenir  tout, ça fait aussi partie du processus de découverte.

Johan : Parlons d’un autre livre, Olivier, parce qu’Olivier ne fait pas que lire et résumer, il a aussi écrit un bouquin…

Olivier Roland : Absolument.

Johan : qui s’appelle Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu de ce livre ?

Olivier Roland : Écoute, moi, j’adore lire, ça fait aussi longtemps que j’adore écrire et ça fait longtemps que je voulais devenir auteur. J’étais arrivé à un stade de ma vie, en 2012, où j’avais ma boîte… j’avais revendu ma première boîte d’informatique, j’avais ma boîte sur internet qui cartonnait et j’avais une liberté totale. Donc, je gagnais plus d’argent dans mes rêves les plus fous, j’inspirais des milliers de personnes par mois et en plus, je pouvais voyager dans le monde entier, je voyageais six mois par an. Je me suis dit : « Waouh ! C’est incroyable ! Mais du coup, c’est quoi l’étape d’après ? »

J’étais inspiré en partie par la pyramide de Maslow. Donc, c’est cette pyramide des besoins humains qui commence par avant de vous intéresser à votre spiritualité, il faut d’abord manger et boire à votre faim et avoir un toit, sinon c’est compliqué. Puis après, vous montez comme ça, que vous avez besoin d’un appartement, une tribu, des gens qui vous soutiennent, qui vous aiment etc. Les deux derniers échelons de cette pyramide, c’est typiquement la réalisation de soi et l’apport de valeur à la société.

Johan : La contribution en fait.

Olivier Roland : Voilà, la contribution. Exactement. Et j’étais arrivé en haut de la pyramide. Finalement, je me suis dit : « Tiens, comment je peux faire ça ? » Je me suis dit : « Finalement, ce que j’ai envie de faire, c’est de créer mon chef d’œuvre ». J’avais toujours voulu être auteur, donc je me suis dit : « Je vais écrire mon chef d’œuvre où ça va être ma manière de me réaliser. Et je vais écrire le livre que j’aurais aimé avoir quand j’ai créé mon business à 19 ans », parce que j’ai fait toutes les erreurs possibles et imaginables. « Je vais créer le guide que j’aurais aimé avoir pour que tous les gens qui se lancent, les jeunes et les moins jeunes hein, puissent éviter de faire les mêmes erreurs que moi ».

Quand je dis « chef d’œuvre », attention hein, mon livre, il est ultra imparfait. À chaque fois que je le relis, je trouve plein de trucs anecdotiques, mais disons que j’ai vraiment tout donné pour en faire le livre de la meilleure qualité possible.

Johan : Tu as donné tout ce que tu avais pour aider les gens.

Olivier Roland : Absolument. C’est une démarche spirituelle artistique, j’ai envie de dire, et d’apport de valeur. Ce livre, il est adressé à tous les rebelles intelligents, c’est comme ça que j’appelle la communauté, tous les gens qui, au fond d’eux, sentent… enfin, il y a une petite voix qui leur dit : « Tu peux réussir différemment. Il y a autre chose dans la vie que le métro boulot dodo. Et puis surtout, voilà, passe le plus gros diplôme que tu peux avoir, fais du métro boulot dodo pendant 40 ans. Éventuellement, tu pourras commencer à profiter de la vie à la retraite s’il te reste encore un peu d’années ». Dans les pays occidentaux comme la France, ce n’est pas sûr qu’on puisse garder longtemps…

Johan : Ce modèle.

Olivier Roland : C’est un autre débat.

Johan : C’est quoi un rebelle intelligent ?

Olivier Roland : C’est la personne qui a la petite voix qui lui dit qu’il y a une autre manière de réussir et qui en fait n’est pas vraiment conçue pour le système. Il y a trois grandes parties dans mon livre. La première, c’est une critique du système éducatif occidental. Donc, je me suis intéressé en particulier au système français. Vraiment, j’essaie de généraliser à tout le système éducatif occidental d’une manière générale. Ensuite, c’est comment apprendre tout au long de sa vie efficacement et ensuite, comment créer une entreprise au service de sa vie.

Dans la première partie, je fais une analyse de comment le système éducatif a été créé. C’est évident. Dans quasiment tous les pays occidentaux, le système éducatif moderne, il est né plutôt vers la fin du XIXe siècle avec un objectif très clair, c’était de créer des citoyens productifs pour la société de l’époque.

Johan : C’est la Révolution industrielle. C’est à ce moment-là à peu près.

Olivier Roland : Voilà. On était déjà…

Johan : C’est la société industrielle…

Olivier Roland : Elle était bien amorcée, mais disons qu’oui. C’était quoi un citoyen productif à l’époque ? Ce n’est pas compliqué, c’était un bon employé, un bon ouvrier, un bon soldat. C’est clair. On ne voulait surtout pas de gens qui étaient créatifs, marginaux, rebelles, et qui remettaient en cause l’autorité. Ce n’était pas l’intérêt du tout de la nation à l’époque.

Donc, toute l’école a été organisée autour de cette philosophie, et on l’a retrouvé, il y avait… c’est toujours le cas, la sonnerie qui… comme à l’usine, le prof sur son estrade qui est en position d’autorité, qui ne peut pas être remis en cause etc. Bien sûr, ça a évolué depuis, mais ça reste dans l’ADN profondément du système scolaire. Ça fait vraiment partie de la généalogie de la chose.

C’est très bien pour les gens qui sont dans cette façon de fonctionner. Mais le problème, c’est que tous les gens qui justement sont plutôt rebelles dans l’âme, qui sont artistes, qui ne sont pas dans cette… qui n’aiment pas l’autorité, qui sont plutôt créatifs et tout ça, ces gens-là ne sont pas du tout adaptés au système. On se retrouve avec des personnes qui peuvent être extrêmement démotivées, voire même parfois broyées par le système et qui ont l’impression que c’est leur faute et que c’est des cancres, alors que c’est juste qu’ils ne sont pas… le système n’a pas été fait pour eux. C’est ça les rebelles intelligents. Alors, pas forcément. On peut être très bien rebelle intelligent et réussir à l’école. C’est qu’au final tu ressens cette…

Johan : Cette petite voix.

Olivier Roland : voix au fond de toi qui te dit : « Mais oui, mais ça sert à quoi tout ça ? Et est-ce que c’est vraiment comme ça que je vais m’épanouir et me réaliser ? » Moi, dans mes recherches, ce que j’ai vu, c’est que de manière générale, le rebelle intelligent, il s’épanouit par la création. Ça peut être la création artistique, donc écrire un livre, faire une pièce de théâtre, ça peut être la création de sa propre aventure, genre faire le tour du monde pendant un an, ça peut être par la création de sa propre entreprise. Mais typiquement, plutôt que de suivre les sillons de routes déjà tracés, il va essayer de tracer son propre chemin, de se créer sa propre aventure dans la vie. C’est comme ça que le rebelle intelligent s’épanouit.

Johan : Est-ce qu’on peut être rebelle intelligent et être employé ?

Olivier Roland : Absolument. Bien sûr. Comme j’ai dit, déjà…

Johan : Tant que tu crées en fait, c’est ça le…

Olivier Roland : Il y a des tas de manières d’être employé. Il y a des gens qui se décrivent comme des intrapreneurs, c’est-à-dire que c’est des entrepreneurs à l’intérieur d’une grande structure. Donc, oui, on peut tout à fait être employé et être rebelle intelligent. Puis, il y a des sociétés qui vont être plus ou moins adaptées à ça. Je pense par exemple à SpaceX, c’est un peu l’archétype de l’exemple où là on a une vision extrêmement ambitieuse d’aller coloniser Mars et qui peut parler à plein de rebelles intelligents, qui vont se retrouver dans cette mission-là et qui vont avoir envie de travailler pour une boîte comme ça, il n’y a aucun problème, parce que la création elle est dans cet apport de valeur à une mission à laquelle on croit.

Johan : Il faut que l’environnement en fait te permette de t’exprimer et d’être créatif. Et à partir de là, que tu sois entrepreneur finalement ou alors employé, à partir du moment où tu peux t’exprimer, pour toi, ça remplit, ça répond à la petite voix en fait.

Olivier Roland : Ça dépend de ce que la voix dit finalement. Alors, moi, j’ai un biais envers l’entreprenariat, parce que c’est comme que je me suis réalisé. Si j’ai créé ma boîte aussi jeune, c’est parce que je voulais échapper au système scolaire qui justement m’étouffait et que, pour moi, ça été vraiment un facteur d’émancipation incroyable, parce que justement sans ça, je n’aurais pas pu faire grand-chose, parce que j’ai un Bac -2, je n’ai même pas le Bac. Je donne toujours cette anecdote en disant par exemple… on gérait les parcs informatiques de Peugeot du Nord de la France dans toutes les filiales commerciales. Je ne sais pas, on gérait quelque chose comme deux… ordinateurs.

Johan : Dans ta première boîte ?

Olivier Roland : Oui, la première boîte. Après, on développait même des logiciels pour eux. C’était quand même une responsabilité lourde, c’est-à-dire si moi ou quelqu’un de mon équipe faisait une connerie importante, potentiellement, c’était des dizaines, des centaines de milliers d’euros de perte pour Peugeot. La première chose qu’ils m’auraient demandé, s’ils m’avaient reçu en tant que candidat pour un poste en tant qu’employé dans cette boîte-là, c’est mon diplôme. En tant qu’entrepreneur, ils ne m’ont jamais posé la question.

Johan : Juste la compétence.

Olivier Roland : Oui, parce qu’il y a… Et ça, c’est ce que je dis, il y a plein de… L’entreprenariat, c’est vraiment une manière de contourner plein de limitations et de barrières, notamment les gens ne te demandent pas ton diplôme quand on est entrepreneur. Bien sûr, il y a certains secteurs qui sont réglementés, genre notaire, avocat, mais ça, là, il te faut un diplôme, mais c’est une toute petite minorité. Dans la plupart des domaines, les gens assument qu’à partir du moment où tu… enfin, suppose qu’à partir du moment où tu as créé une boîte, tu sais ce que tu fais. Et après, ils te jugent sur pièce, tout simplement.

Johan : C’est pas mal d’être jugé sur  résultat.

Olivier Roland : Absolument. Alors que quand tu es employé, non, on va te demander ton diplôme, c’est intéressant ça. Bon voilà, je pourrais parler d’entreprenariat longtemps, il y a plein d’autres manières d’être rebelle intelligent, mais disons que pour moi, ça a vraiment été la voie royale et je pense que c’est adapté à beaucoup de rebelles intelligents.

Johan : OK. Écoute, c’est super inspirant. De toute façon, tu nous as dit ce qu’était un rebelle intelligent, tu nous as dit qu’on pouvait être entrepreneur salarié. Je pense que tout le monde dans l’audience est concerné. Du coup, je vous recommande d’aller jeter un petit coup d’œil à Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études. C’est un beau pavé hein. Il y a combien ? C’est presque 600 pages ?

Olivier Roland : Tu peux aussi faire ta muscu le matin.

Johan : Oui, c’est ça. C’est un beau pavé. Sans dévoiler ce qu’il y a à l’intérieur, pour ceux qui veulent aller plus loin, je recommande vraiment d’aller jeter un œil au bouquin, quelles seraient les compétences à développer pour un rebelle intelligent ? Si des gens se reconnaissent dans ce que tu as dit, s’ils ont cette petite voix qui leur parle, qu’est-ce que tu leur conseilles de développer comme compétence ?

Olivier Roland : Déjà la première chose, c’est d’avoir conscience que cette voix existe et de se rendre compte aussi que c’est une bonne chose, parce qu’il y a tellement de personnes qui se sentent tellement mal à l’aise dans le système scolaire, et même aujourd’hui, peut-être ils travaillent et ils ne se sentent pas à l’aise dans leur environnement de travail, parfois ils pensent que c’est leur faute. Moi, je leur dis : « Tout le système n’est pas adapté à vous. En fait, c’est une force si vous savez bien jouer aux cartes ».

Donc déjà, première chose, en prendre conscience, et ensuite, aller explorer différentes possibilités. Ça dépend d’où on part. Déjà, comprendre que se former tout au long de sa vie c’est vraiment juste indispensable. Le rebelle intelligent, c’est aussi celui qui va avoir une démarche proactive d’aller se former en allant notamment lire des livres mais aussi en suivant des formations, en voyageant, en rencontrant des gens etc. et qui va essayer justement de ne pas avoir trop… alors, on peut en avoir un peu quand même hein, mais pas avoir trop de distractions qui sont un peu inutiles, qui ne servent pas à grand-chose. Pour donner un exemple…

Johan : Les séries ou regarder la télé…

Olivier Roland : Je regarde Netflix, je regarde des séries, il n’y a pas de souci. Je sais par exemple qu’en France, en moyenne, les gens regardent quatre heures par jour la télé.

Johan : Oui, c’est énorme.

Olivier Roland : C’est incroyable. Tu te rends compte du temps perdu ? C’est fou. Si juste au lieu de regarder quatre heures, vous regardez deux heures et que les deux heures que vous gagnez, vous les passez  à lire des livres, vous pouvez regarder des vidéos sur YouTube, pour vous former sur des choses intéressantes ou à vraiment aller vous former sur des choses qui sont intéressantes. Moi, je pense que le plus important finalement, c’est de trouver un projet qui nous remplit de l’intérieur, qui nous motive.

D’ailleurs, j’aime bien aussi préciser que quel que soit votre degré… vous pouvez être un rebelle intelligent et être aujourd’hui démotivé, voire même apathique. En fait, moi, j’étais complètement démotivé à l’école au point que j’étais affalé en fait sur mon bureau pendant la classe.

Johan : Donc affalé, c’est…

Olivier Roland : Je dormais littéralement en classe, en cours. Et je me suis fait convoquer par le directeur de mon lycée, qui m’a dit : « Olivier, il faut qu’on parle. Asseyez-vous ». Ça commence toujours… « Ça va bien se passer ». Il m’a dit : « Vous êtes tellement démotivé que vous démotivez les profs. Il y a des profs ne veulent plus faire cours quand vous êtes en salle de classe ». Et là…

Johan : Ça fait drôle.

Olivier Roland : J’étais tellement démotivé que j’aspirais la motivation. J’étais une sorte de trou noir à énergie. Ce qui est incroyable, c’est que quelques mois plus tard, j’étais dans mon projet de création d’entreprise, et là, je n’étais plus la même personne. J’avais le feu sacré, j’étais inarrêtable. Je voyais une montagne en face de moi, je faisais comme Tex Avery, je fonçais dedans, je faisais un trou.

Pourtant j’étais le même Olivier. Qu’est-ce qui s’était passé entre les deux ? C’est que j’avais justement trouvé un projet qui me motivait extrêmement que je voulais absolument réussir et qui, en plus, me challengeait, où je devais sortir de ma zone de confort, que je devais tout donner pour pouvoir réussir, parce que créer sa boîte à 19 ans, ce n’est pas facile.

Donc, si vous pouvez trouver comme ça un projet qui vous challenge… Alors, attention, je ne dis pas non plus qu’il faut brûler ses navires derrière soi, on pourra en reparler si tu veux. Si vous pouvez trouver comme ça un projet qui vous challenge et qui vraiment vous motive à fond, ça peut vous transformer, ça peut vous révéler à vous-même quel que soit votre degré de motivation aujourd’hui. Et ça, je pense que c’est vraiment ultra important pour un rebelle intelligent de trouver quelque chose comme ça.

Johan : D’accord. Du coup, avant de dire, de façon générique : « Quel que soit ce que vous voulez faire, développer ces compétences-là », tu dis : « Non. D’abord, essaie de faire en sorte de trouver une raison, de trouver un projet et ensuite seulement, grâce à la lecture, développer des compétences ».

Olivier Roland : Au niveau de l’ordre, on peut passer plusieurs années sans trouver le projet qui va nous donner le feu sacré, c’est OK. Moi, j’ai eu le feu sacré trois fois dans ma vie, donc quand j’ai créé cette boîte à 19 ans, quand j’ai créé ma boîte sur internet et quand j’ai écrit mon livre. Ça veut dire que, aussi, j’ai eu pas mal d’années où je n’avais pas le feu sacré, ce n’est pas tout le temps, et c’est normal. Sinon, il n’y a rien de sacré dans ce feu C’est OK aussi.

Si vous n’arrivez pas à trouver ce fameux projet qui vraiment vous motive et tout ça, c’est OK. Dans ce cas-là, vous continuez juste à avancer, à progresser, et formez-vous sur des choses qui vous intéressent, continuez à explorer.

Moi, parfois, je rencontre des gens qui me disent : « Olivier, je n’ai rien qui me passionne ». Et moi, je dis souvent : « Tu fais peut-être partie des gens qui ont absolument aucune passion dans la vie. Écoute, dommage. À mon avis, ton problème, ce n’est pas que tu n’as pas de passion, c’est que tu n’as pas assez exploré. Peut-être que tu es le plus grand passionné du monde de parapente et tu n’as jamais fait de parapente de ta vie. Peut-être que tu es le plus grand passionné de wave surf et tu n’as jamais fait de wave surf de ta vie ». Il y a des tas de trucs comme ça, il faut tester. Comment tu peux savoir si tu aimes quelque chose si tu ne testes pas. C’est ce que disait ma mère quand…

Johan : Avec la nourriture.

Olivier Roland : Voilà. Au bout d’un moment, c’est sûr que si vous restez… C’est comme quand vous êtes célibataire, comment vous faites pour trouver l’âme sœur ? Il faut vous bouger un petit peu. Si vous restez chez vous tous les soirs à regarder Netflix, ça va être compliqué. C’est pareil pour trouver une passion, si vous restez chez vous tous les soirs à regarder Netflix, ça va être compliqué. Sortez, testez les activités.

Parmi les outils que je propose dans mon livre, il y a le projet 30 jours. Pendant 30 jours, on va se donner un défi. On va essayer de sortir de sa zone de confort. Un défi que vous pouvez faire, c’est que pendant 30 jours, tous les jours par exemple, vous allez dans un nouveau lieu que vous ne connaissez pas. Vous pouvez aussi tenter de faire une nouvelle activité par semaine pendant 30 jours ou même deux mois.

L’idée, c’est de se fixer une date limite qui n’est pas trop loin dans le futur pour ne pas se mettre une pression immense et de se dire : « C’est juste une expérience. On verra bien ce qu’on va retirer ». Et ça, c’est juste extraordinaire. Il y a plein de manières comme ça de faire, mais ne désespérez pas si vous ne trouvez pas ce projet. Mais en général, c’est en explorant, en papillonnant un petit peu, en étant curieux, qu’on finit par trouver quelque chose qui nous plaît.

Johan : D’accord. D’abord, on explore, ensuite, on trouve, on finit par trouver le feu sacré. Ensuite, grâce à la lecture, grâce aux diverses compétences qu’on va acquérir, on peut mener ce projet à bien. En gros, voilà un peu le process que tu proposes de suivre.

Olivier Roland : On peut aussi, peut-être pour certaines personnes, de ne pas trouver le feu sacré, mais quand même apprécier ce processus, finalement un peu de sérendipité  suffisamment compliqué, ça devient du challenge aussi pour vous, et qui va faire que vous allez apprécier ce processus de découvrir une nouvelle chose, d’explorer…

Johan : Olivier, il y a une question que je voulais te poser, mais je pense que tu y as déjà répondu. Donc, peut-être que ça va être une réponse bonus. Je voulais te demander de recommander à l’audience une chose, vraiment une action, une chose. Ça peut être une habitude, ça peut être une action ponctuelle à faire. Si justement on a cette voix de rebelle intelligent… Alors, on a beaucoup parlé de la lecture, je pense que ça aurait été ta première réponse. Est-ce qu’il y a une deuxième chose ? On a parlé de la lecture, de l’expérimentation. Quelle habitude tu préconises ?

Olivier Roland : Écoute, il y a plein de choses. Franchement, pour moi, le fait de se former en permanence, c’est super important. Vraiment comme habitude à avoir pour le reste de sa vie, d’être toujours en train d’explorer de nouvelles choses, d’avoir un peu ce casque de spéléologue, ce chapeau d’aventurier, et ne pas hésiter à sortir des sentiers battus et à essayer de… avoir cette démarche finalement, de regarder autour de soi quelles sont les opportunités pour se créer son propre chemin, créer l’aventure dans la vie qu’on veut voir pour créer sa légende personnelle, comme dirait Paulo Coelho dans L’alchimiste, c’est…

Johan : En fait, la curiosité devient une habitude et un style de vie ?

Olivier Roland : Absolument, oui.

Johan : En parlant de style de vie justement, on va rebondir là-dessus. Mais d’abord, je reparle donc, Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études. Effectivement, là, je pourrais te poser encore 50 questions, mais les gens ont déjà la réponse dans ce bouquin, Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études. Alors, il va y avoir une version en anglais, elle est sur le point de sortir en mois de juillet 2021…

Olivier Roland : Absolument.

Johan : il y aura une version en anglais du bouquin. Tu peux peut-être juste nous dire deux-trois mots pourquoi vouloir faire une version en anglais ?

Olivier Roland : Écoute, moi, je veux toucher un maximum de monde. J’ai eu la chance d’être en relation avec Hay House, qui est une grande maison d’édition américaine. Donc, le livre est traduit sous le nom de The Way of the Intelligent Rebel, donc la voie du rebelle intelligent.

Johan : Super.

Olivier Roland : Parce qu’autant le titre en français est vraiment top, c’est vraiment compliqué pour quelqu’un de le voir et de ne pas au moins prendre le livre pour savoir ce que ça parle, parce que ça contredit tout ce qu’on a dit aux gens finalement. Tandis qu’en anglais…

Johan : C’est un peu plus dur.

Olivier Roland : ça ne passe bien en fait, c’est juste dans la langue anglaise, ce n’est pas aussi sonore, ce n’est pas aussi impactant. Donc, The Way of the Intelligent Rebel, et ce sera publié aux États-Unis, en Grande-Bretagne, Australie, Nouvelle-Zélande.

Johan : Du coup, je vous recommande, si tu as un bon niveau de français, si tu te sens capable de lire justement du développement personnel, tu peux te procurer la version française. Et si, par contre, tu te sens un petit peu intimidé et tu as envie de plutôt lire en anglais, il y a la version anglaise. On mettra tous les liens dans la description pour ceux qui sont intéressés.

Je voudrais conclure sur l’aspect style de vie, parce que c’est aussi un de tes messages, un de tes leitmotivs, justement, travailler, développer ses compétences pour développer ses entreprises mais pour avoir une belle vie finalement. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ta vision du style de vie, la vision de liberté que tu as ? Et comment tu vis depuis toutes ces années ?

Olivier Roland : Oui. Écoute, comme je te disais, je me suis rendu compte que la première boîte que j’avais créée était finalement devenue une prison et ça m’a beaucoup impacté. J’ai fait en sorte que cette deuxième entreprise que j’ai créée soit au contraire au service de ma vie. Je veux que ma vie soit au service d’elle. Aujourd’hui, mon business est entièrement sur le web.

Ça fait depuis fin 2010 que je voyage six mois par an. Alors, j’ai un petit peu moins voyagé en 2020 pour les circonstances que tu connais. Ça m’a permis aussi d’aller vivre à l’étranger. En 2015, je suis parti m’établir à Londres, je suis resté trois ans. Ensuite, je suis venu ici, à Dubaï. Et ça, c’est juste extraordinaire. C’est toute la troisième partie du livre d’ailleurs sur comment avoir une entreprise au service de sa vie. Je ne sais pas si… enfin c’est un vaste sujet….

Johan : C’est clair.

Olivier Roland : C’est cette idée déjà d’avoir cette vision dès le départ et de créer directement un véritable business que de se créer son propre job, parce que finalement beaucoup d’entrepreneurs font cette erreur de se créer leurs jobs plutôt que de créer un business. Ce n’est pas du tout la même approche. La différence fondamentale, c’est que quand tu te crées un job, tu travailles dans ton entreprise, alors que quand tu te crées un business, tu travailles sur ton entreprise.

Alors, quelle est la différence ? C’est que quand tu travailles dans ton entreprise, on va dire par exemple… typiquement, tu vas partir de tes compétences. Tu vas être bon en informatique par exemple, c’était mon cas. Tu peux dire : « Tiens, je vais faire une boîte de prestation informatique ». À la limite, c’est ce que tu faisais en tant qu’employé juste avant. Tu vas juste faire ce que tu fais en tant qu’employé mais avec ta boîte.

Le problème de cette approche… Il y a plein de gens qui démarrent comme ça, ce n’est pas un problème fondamental, mais il y a quand même un problème fondamental dans cette approche, c’est que tu peux être très bon techniquement dans ce que tu fais, mais ce n’est pas pour autant que tu vas être un bon stratège, que tu vas être un bon financier, un bon recruteur, un bon manager, toutes ces compétences qui sont importantes justement dans le développement d’une boîte.

Et aussi, ton problème, c’est que tu ne vas pas avoir de compétence en process et en délégation. Quand tu travailles dans ton entreprise, c’est quand tu fais des tâches toi-même dans la boîte. Quand tu travailles sur ton entreprise, c’est quand tu fais en sorte que tu mets en place les process et les personnes qui font qu’elles vont faire les choses.

Johan : Tout ce qui est système en fait, création de système etc.

Olivier Roland : Et donc, pour donner une analogie, c’est la même chose quand tu travailles dans ton entreprise, tu es l’homme d’orchestre ; quand tu travailles sur ton entreprise, tu es le chef d’orchestre, c’est-à-dire que tu n’es pas obligé de jouer un instrument, mais c’est toi qui fais en sorte que tout le monde joue en harmonie. Et ça, c’est la différence fondamentale.

Bien sûr, tu vas… Typiquement… En tout cas, jusqu’à récemment, c’était plutôt les grosses boîtes qui étaient en mode chef d’orchestre. En fait, aujourd’hui, notamment avec les nouvelles technologies, c’est beaucoup plus facile dans des petites boîtes qui sont conçues avec ce modèle-là et qui sont au service de ta vie, et puis après bon, voilà sur le web. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il y a tellement de choses qui sont automatisables facilement.

Là, pendant qu’on parle, il y a des centaines, des milliers de personnes qui lisent mes articles, qui regardent mes vidéos, qui s’inscrivent à ma mes listes, qui achètent mes produits. Je n’ai pas besoin d’être là et personne dans mon équipe n’a besoin d’être là. C’est les ordinateurs qui s’occupent de tout…

Johan : C’est ce que tu appelles le fait d’être asynchrone en fait.

Olivier Roland : Alors ça, c’est encore autre chose.

Johan : Encore autre chose ?

Olivier Roland : C’est encore autre chose, parce que là on parle d’automatismes qui sont liés au numérique, et après, mon entreprise est organisée sous une forme asynchrone, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’heures de bureau dans ma boîte, pas de bureau non plus, les gens travaillent du monde entier, j’ai des équipes partout, Québec, à Londres, au Maroc. Il y a des gens qui sont nomades. Là, par exemple, j’ai quelqu’un qui est au Cambodge et qui, demain, sera probablement ailleurs…

Johan : Qui bouge tout le temps.

Olivier Roland : qui bouge tout le temps, parce qu’on décourage activement les conversations en temps réel. Les échanges se font via email ou par un logiciel qui s’appelle Asana. On ne fait pas de réunions ou très peu de réunions, on ne fait pas d’appels téléphoniques. Du coup, les gens peuvent être un peu partout dans le monde entier et ça ne pose pas de problème. Donc ça, c’est le mode asynchrone. On peut avoir une entreprise de services au service de sa vie qui est synchrone, c’est possible, mais disons que l’asynchronicité, ça rajoute vraiment encore plus de liberté parce que tu choisis quand tu travailles, tu n’es pas interrompu etc.

Johan : Super. Tu fais ça très bien. Du coup, est-ce que tu peux… puisque tu le fais pour quelque chose, enfin, un de tes objectifs c’est de pouvoir profiter de la vie et voyager, tu peux partager avec nous, parce qu’on a des gens du monde entier qui nous suivent, tes trois endroits préférés au monde ?

Olivier Roland : Oui. Écoute, franchement, Dubaï, c’est incroyable, c’est vraiment une ville extraordinaire qui… Il y a pas mal de points communs avec Londres. Ça fait toujours… Ça surprend.

Johan : Londres et Dubaï ?

Olivier Roland : Oui. Londres, ce qui m’avait attiré entre autres dans cette ville, c’est langue anglaise, business friendly. Alors, Dubaï, bien sûr, tout ça c’est en 10X, c’est 10 fois plus, j’exagère en disant 10 fois plus mais… Et puis, hub aérien, moi… important, et ville internationale. Londres, franchement, c’est tellement international que Paris, à côté, ça fait village breton, j’exagère un peu. Et Dubaï, c’est encore plus, c’est la ville la plus internationale du monde. On rencontre littéralement des gens du monde entier ici, c’est juste extraordinaire, y compris des gens dans d’autres pays qui ne sont pas forcément… ou tu ne rencontres pas des gens de ces pays-là facilement.

Johan : Du coup, ça c’est le numéro 1. Je fais juste une petite parenthèse pour recommander. Tu as fait une vidéo sur Dubaï, que j’ai bien aimée, sur ta chaîne. On mettra le lien en bas aussi, parce qu’on entend beaucoup de clichés sur Dubaï etc. Tu as fait un petit documentaire en fait qui reprend et qui balaye certains clichés. Donc, on mettra le lien en bas pour vraiment comprendre ce que tu veux dire par « Dubaï, c’est un de tes endroits préférés ». Donc, numéro 2 ?

Olivier Roland : Numéro 2, je dirais Jericoacoara, au Brésil. J’adore le Brésil, j’y vais souvent, j’apprends le portugais d’ailleurs. C’est vraiment incroyable. C’est un petit village. Alors déjà, c’est très safe, ce qui n’est pas… partout au Brésil.

Johan : Au Brésil, oui.

Olivier Roland : C’est au milieu d’une réserve naturelle, dans des dunes, il y a des chevaux sauvages qui se baladent. C’est un des meilleurs spots mondiaux pour faire du kitesurf et c’est juste extraordinaire, l’ambiance, la qualité de la vie, la beauté de la nature est juste extraordinaire. J’adore aller là. Et puis, troisième, je dirais… il y a tellement de…

Johan : Et puis, tu en as vu pas mal en plus.

Olivier Roland : J’hésite entre Lisbonne et les Philippines… Lisbonne, c’est ma ville préférée en Europe, j’adore, mais on va dire que c’est les Philippines, dans l’île de Palawan, à El Nido. Alors, El Nido, c’est en train de changer beaucoup. Quand j’y suis allé la première fois, c’était un petit village. C’est en train de se transformer en ville balnéaire, mais les Philippines, c’est aussi extraordinaire. Il y a des centaines d’îles plus ou moins vierges, plus ou moins variées, beaucoup de choses à faire, les gens sont super sympas, ils parlent tous anglais, ce qui n’est vraiment pas courant en Asie. Le seul truc négatif, c’est la bouffe, mais on peut toujours manger des trucs internationaux, donc voilà.

Johan : Super. OK. Écoute, merci pour tout ça. Olivier, merci du fond du cœur. C’était vraiment très enrichissant. On mettra les liens vers toutes les ressources, que ce soit ton blog avec Les livres pour changer de vie, ton livre Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études, la version anglaise. Je pense que ça vaut le coup d’aller un petit peu découvrir ton écosystème.

Comme je te le disais, ça fait un moment que je te suis, et on partage un certain nombre de valeurs notamment l’éthique. Tu as beaucoup parlé de la pyramide de Maslow et du fait de contribuer. Tu as pas mal de contenus dans lesquels tu parles du fait que tu donnes une partie de ce que tu gagnes à des associations. Je pense que ça vaut le coup d’aller jeter un coup d’œil. Je te remercie vraiment de nous avoir accordé du temps. Et puis, je te prends par surprise et je te laisse le mot de la fin. C’est toi qui fais la conclusion.

Olivier Roland : Oui. Écoutez…

Johan : Roulement de tambour.

Olivier Roland : Après, il faut regarder cette vidéo surtout finalement pour apprendre le français. Mais moi, j’aime toujours finir sur cette touche qui est de vous orienter vers l’action. Est-ce qu’il y a une chose que vous avez repérée dans cette interview ? Je veux dire, si vous êtes encore là, ça fait un moment qu’on est ensemble, c’est que vous êtes très motivés, clairement, on a un pourcentage des gens qui sont arrivés à la fin seulement, peut-être même pas 50%, si vous êtes là, c’est que vous êtes motivés, prenez une chose qui vous inspire, peut-être une action que vous pouvez mettre en place et mettez-la en pratique, le même conseil que pour le livre.

Johan : Super. Merci beaucoup Olivier, et merci à tous d’avoir suivi cette vidéo. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas dans les commentaires et on vous réorientera vers les contenus d’Olivier qui seront pertinents pour vous. Merci et Merci Olivier.

Olivier Roland : Ciao.