Comme on fait son lit on se couche

Comme on fait son lit on se couche

Dans l’épisode d’aujourd’hui, je t’explique le sens de l’expression “Comme on fait son lit on se couche”

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Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

 

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Transcription de l’épisode :

Salut ! Merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode du podcast de Français Authentique. Nous allons voir ensemble aujourd’hui une nouvelle expression qui est « Comme on fait son lit, on se couche ». Cette expression est une expression idiomatique du langage courant. Nous allons étudier, comme d’habitude, le sens des mots, le sens de l’expression, différents exemples, et on va ensuite, travailler un peu ta prononciation avec quelques petites subtilités.

Si tu veux réviser le contenu de ce podcast, de cette leçon, tu peux aller dans la description de l’épisode et télécharger gratuitement ta fiche PDF qui reprend tout, l’expression des mots, de l’expression, les exemples, avec un design sympa, pour te permettre de pratiquer un peu plus facilement. Donc ça, c’est dans la fiche PDF gratuite qui est juste en dessous de l’épisode. Il y a un lien, tu mets ton adresse mail, tu rejoins automatiquement la lettre d’information de Français Authentique et tu obtiens immédiatement, dans les 5 minutes, ta fiche PDF.

Que signifie « Comme on fait son lit, on se couche » ?

Le mot « comme », il faut faire attention, parce qu’il a plusieurs sens. Ici, ce n’est pas le sens de la comparaison. Je peux dire : « Tu es grand comme mon cousin ». Ici, il y a une idée de comparaison. Tu es grand comme mon cousin, ça veut dire que tu es grand mais que mon cousin est grand aussi. Dans le cas qui nous occupe, « comme on fait son lit, on se couche », le « comme » n’est pas ici pour comparer, mais il souligne la manière. « Comme », ici, ça veut dire « de la manière de ».

« Faire son lit », je pense que c’est clair, on le fait tous le matin, ça veut dire arranger ses draps, son oreiller, pour faire en sorte que le lit soit prêt au moment où on va se coucher le soir, pour que son lit soit bien rangé, soit bien préparé, qu’il soit net, on dit qu’on fait son lit.

« Se coucher », c’est l’action d’aller au lit pour dormir. C’est le contraire de se lever. Le matin, ton réveil sonne, tu te lèves, c’est-à-dire tu vas sortir du lit. Le soir, tu vas te coucher, tu vas aller dans ton lit pour dormir.

Cette expression est utilisée depuis les années 50 et c’est assez clair, c’est assez littéral. L’idée, c’est que si on ne prépare pas bien son lit, si on ne se prépare pas bien avant d’aller se coucher, on dort dans de mauvaises conditions. Si tu fais mal ton lit, si tu te prépares mal avant de te coucher, tu dors mal ou tu dors dans de mauvaises conditions. Donc tu dors mal, et si tu dors mal, c’est de ta faute. C’est ça qui est important, c’est que dans la mesure où tu as mal fait ton lit, où tu ne t’es pas bien préparé pour dormir, eh bien tu n’as pas bien dormi. C’est de ta faute.

Quand on utilise « comme on fait son lit, on se couche », on veut dire qu’il faut savoir assumer les conséquences de ses actes. C’est une expression figée, on ne change pas les mots, on ne change pas de sujet, on ne change pas de temps, on ne dit pas « comme on faisait son lit, on se couchait », ça ne marche pas. On reste toujours au même temps, on garde le même sujet. Il y a vraiment cette idée d’assumer les conséquences de ses actes et de prendre la responsabilité. S’il nous arrive quelque chose, c’est de notre faute.

On va voir quelques exemples qui illustrent bien ce que je viens d’expliquer. Tu peux entendre quelqu’un dire : « Il était déçu d’avoir raté son examen, mais il n’a pas étudié de l’année. Alors, comme on fait son lit, on se couche ». Ici, tu vois bien, quelqu’un a raté un examen et on nous dit qu’en plus il n’avait pas étudié, donc on a rajoute « comme on fait son lit, on se couche », ça veut dire c’est notre faute, il faut en tout cas assumer les conséquences de ses actes. Si cette personne n’a pas étudié et a donc raté son examen, tant pis pour elle, c’est de sa faute, c’est à elle d’assumer les conséquences. Si elle avait étudié, elle aurait probablement eu un meilleur résultat.

Imagine, dans le cadre de l’entreprise, il y a une personne, Marc, qui est souvent en retard, il arrive en retard tous les matins. Un collègue lui dit : « Oh la la ! » ou un collègue, en parlant de lui, dit : « Marc a rendez-vous avec le patron. Comme on fait son lit, on se couche. Il va devoir assumer les conséquences de tous ses retards ». Ici, le « comme on fait son lit, on se couche », encore un fois, ça montre qu’il faut prendre la responsabilité de nos actes. Si les actes, nos actes, nos actions ont de mauvaises conséquences, ont des conséquences négatives, c’est de notre faute, c’est notre responsabilité et on n’a pas le droit de se plaindre. Donc Marc, il va devoir expliquer pourquoi il est tout le temps en retard.

Dernier exemple, tu peux entendre quelqu’un qui dit : « J’ai fait la fête hier soir et je suis crevé. Mais comme on fait son lit, on se couche. Je dois aller au travail ». Là, cette personne, elle a fait la fête, elle s’est couchée tard, peut-être qu’elle a beaucoup mangé, qu’elle a bu un peu trop d’alcool, et du coup, le lendemain elle est très fatiguée. Ce qui est normal, quand on fait la fête, on est fatigué.

Mais elle dit « comme on fait son lit, on se couche », ça veut dire, il faut quand même, malgré tout, assurer sa journée, il faut être présent au travail, il faut être en forme, il faut être de bonne humeur, il faut assumer les conséquences de ses actes. Cette personne qui a pris la décision de faire la fête, c’est cette personne qui doit assumer les conséquences. Ce n’est pas aux autres d’assumer les conséquences, c’est à cause d’elle et c’est donc elle qui va devoir prendre la responsabilité du fait qu’elle a fait la fête et qu’elle va être fatiguée toute la journée.

Donc, voilà pour le sens de cette expression. Je te propose maintenant de pratiquer un peu ta prononciation, c’est toujours sympa. Ici, les deux subtilités, c’est l’enchaînement entre « comme » et « on ». Tu as certainement remarqué, je ne disais pas aussi clairement que tu pourrais le penser « comme on », je ne disais pas vraiment « comme on fait son lit, on se couche ». J’avais tendance, comme tous les francophones, à dire « common ». Donc ça, c’est la première chose qu’on va travailler.

Et la deuxième chose, il y a très souvent une contraction entre « se » et « couche ». On ne dit pas vraiment : « Comme on fait son lit, on se couche », mais on dit plutôt : « Common fait son lit, on s’couche », notamment à l’oral, toujours à l’oral. À l’écrit, on ne le fait pas évidemment, mais à l’oral, on va avoir cette contraction entre « se » et « couche ». Donc, on va répéter ensemble en se focalisant bien sur ces deux points. Je vais te laisser un peu de blanc et tu répètes tout simplement après moi.

Comme… on…

Comme_on…

Comme_on…

Comme_on fait…

Comme_on fait…

Comme_on fait son lit…

Comme_on fait son lit…

On s’couche…

On s’couche…

On s’couche.

On reprend la phrase entière.

Comme_on fait son lit, on s’couche.

Comme_on fait son lit, on s’couche.

Comme_on fait son lit, on s’couche.

Une dernière fois :

Comme_on fait son lit, on s’couche.

Très bien. Voilà pour aujourd’hui. J’espère que ça t’a plu, que tu as appris une nouvelle expression. N’hésite pas à télécharger la fiche PDF gratuite, ça se trouve en bas dans la description de cet épisode. Ça te permettra vraiment de revoir tous les termes abordés, tous les exemples. On se retrouve très bientôt pour du nouveau contenu en français authentique.

Merci d’être fidèle à Français Authentique. Salut !