04 Mar Ce n’est pas ce qui arrive qui pèse le plus
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Transcription de l’épisode :
Salut très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan, le podcast qui t’aide à améliorer ton français, qui met à ta disposition du contenu qui, je l’espère, t’intéresse, te permet d’apprendre de la grammaire, du vocabulaire, de la conjugaison, en utilisant une méthode d’apprentissage naturelle. Et bien sûr, il y a un aspect très très important dans Marchez Avec Johan, c’est le partage d’expérience, l’authenticité, le fait que je partage avec toi mes succès, mes difficultés, mes échecs, pour essayer d’en tirer des choses et de s’améliorer, parce que l’amélioration continue est pour moi une base, une clé, que ce soit pour l’apprentissage des langues, pour Français Authentique, mais aussi pour tous les autres aspects de ma vie, une personne, un père de famille, un leader, une personne de foi, etc.
Donc, aujourd’hui, je vais te parler d’un sujet que j’ai déjà abordé par le passé, mais je voudrais insister encore aujourd’hui. Souvent, tu sais… c’est la règle 2 de Français Authentique sur la répétition, on a besoin d’entendre les choses plusieurs fois avant de les intégrer, avant qu’elles soient automatiques. Et c’est vrai pour les langues. Pour les langues, je dis : « Il faut entendre un mot ou une expression des dizaines de fois avant qu’elle soit ancrée ». Bien sûr, même si tu connais sa signification à ce mot ou à cette expression par exemple, il y a une différence entre la connaître, donc, que ce soit un savoir passif, et savoir l’utiliser, donc, que ce soit un savoir actif. Et si tu veux de la fluidité, tu as besoin de savoir actif et, donc, tu as besoin d’entendre de nombreuses fois. Ça, c’est vrai pour les langues, mais c’est vrai aussi pour tous les apprentissages en fait.
C’est pour ça que j’aime bien parfois revenir sur des concepts que j’ai déjà abordés, parce que je sais que si tu l’entends une fois, tu vas le comprendre. Si tu l’entends cinq fois, eh bien, tu vas peut-être l’appliquer automatiquement dans ta vie.
Et aujourd’hui, donc, cette chose dont j’ai déjà parlé, c’est basé en fait sur une vérité claire qui est « ce ne sont pas les événements en eux-mêmes qui nous rendent négatifs ou qui nous font souffrir, mais c’est la manière dont nous réagissons ». Je vais répéter ça. « Ce ne sont pas les événements en eux-mêmes qui nous rendent négatifs ou nous font souffrir, c’est pas ce qui nous arrive, c’est pas les événements, mais c’est la manière dont nous réagissons ».
Et un exemple que je prends souvent, que je vais reprendre parce que pour moi il est très très parlant cet exemple, on va prendre un exemple donc d’un événement qui arrive à deux personnes différentes, et on va voir qu’il y a deux réactions différentes à ce même événement.
Donc, prends d’un côté un fermier, un agriculteur, qui doit faire pousser des légumes dans ses champs, et de l’autre côté, un randonneur qui a juste quelques jours à passer quelque part et qui a envie d’aller marcher dans la montagne. Donc, tu prends ces deux personnes différentes. Et imagine… Donc, ça, ce sont deux personnes. Imagine un événement qui va se produire, qui est unique. Cet événement, c’est qu’il pleut beaucoup, beaucoup. Il pleut des litres et des litres d’eau toute la journée. Donc, un événement, un même événement identique.
Eh bien, il y en a un, le randonneur, il va se dire : « Oh non, c’est pas possible. J’ai que quelques jours à passer ici, j’ai que quelques jours pour marcher, j’ai que quelques jours pour profiter de ce superbe paysage, et il pleut, mais c’est vraiment catastrophique, ça m’énerve, c’est injuste. Ah, ça me bouffe ma journée ». Tu vois, cette personne va être négative, triste, énervée pour un événement. Et en face de ça, tu vas avoir le fermier qui va se réjouir, il va dire : « Ouais, il pleut, c’est génial, plein d’eau pour mes plantes, on va avoir des beaux légumes l’année prochaine ». Et donc, le fermier va être super joyeux.
Et ça montre bien qu’en fait un même événement peut être perçu de manière totalement différente entre deux personnes à partir de la manière dont ils réagissent, parce que ce qui crée le malheur ou l’énervement ou l’agacement ou l’aspect négatif chez le randonneur, c’est pas la pluie, c’est le fait qu’il se dise : « Non, mais c’est pas juste. Moi, j’aurais préféré qu’il y ait du soleil pour marcher ». Donc, tu vois, c’est sa réaction qui fait ça. Il aurait très bien pu dire : « Bon ben, c’est comme ça. Finalement, je vais rester près du feu et puis je vais lire mon livre que j’attends depuis… enfin, qui est en attente depuis des semaines ». Tu vois, il aurait pu voir les choses différemment. Mais c’est la façon dont il voit les choses qui crée un petit peu son malheur.
Et parfois, on le voit dans nos vies. Un même événement, deux journées différentes, peuvent conduire à un message différent qu’on va se raconter et à des comportements et des niveaux de bonheur qui sont complètement différents.
Là, je te donne un exemple spontané rapide, mais imagine Johan fait sa routine matinale, se lève à 5 heures 30 pour avoir du temps pour lui, puisque c’est le seul moment d’avoir du temps vraiment à 100 % seul dans son bureau, et il y a notre Raphaël qui se lève à 6 heures pour dire : « Papa, moi, j’ai plus sommeil ! » Eh bien, je peux soit me dire : « Non, mais attends, je me lève, je fais l’effort de me lever pour avoir du temps pour moi et je peux même pas avoir ce temps pour moi ». Donc, là, je suis négatif, je vais avoir un comportement négatif.
Ou alors, je peux réagir en me disant : « Mais c’est vraiment une chance qu’il me rejoigne, on va avoir du temps rien que tous les deux pendant que tout le monde dort, on va démarrer la journée d’une manière positive ensemble. Et de toute façon, ces moments-là, j’en ai plus des milliers à vivre, parce que Raphaël va grandir, et au bout d’un moment, il n’aura plus envie de venir voir son papa ». Et en fait, pour être tout à fait transparent, 9,5 fois sur 10, je choisis la deuxième. Je suis toujours heureux qu’il me rejoigne.
Mais tu vois, c’est un exemple un peu fictif pour dire que c’est notre choix en fait. Il y a un événement, Raphaël se lève alors que j’avais prévu d’être seul, je peux réagir positivement ou négativement.
Et en fait, on vit rarement les faits, on vit surtout l’histoire qu’on construit autour. Tu vois, les faits, les événements, c’est juste un déclencheur, un stimulus. Et le reste, c’est l’histoire qu’on construit autour. C’est nous qui racontons cette histoire. Et bien souvent, ce qui nous fatigue le plus, c’est pas la réalité, c’est la rumination. C’est justement cette histoire qu’on a bâtie, cette histoire qu’on a inventée, qui n’existe que dans notre tête finalement et qui, lorsqu’on la rumine, lorsqu’on y pense encore, encore et encore, eh bien, va créer des émotions négatives et du stress.
Et je te disais en préambule que j’avais déjà abordé ce sujet plusieurs fois, et c’était surtout dans la phase pendant laquelle j’étudiais le stoïcisme et je partageais ici dans le cadre de Marchez Avec Johan ce que j’apprenais. Et donc, les grands philosophes stoïciens, les plus connus c’est Epictète, Sénèque, Marc Aurèle, ils disaient un peu tous la même chose. Ils t’expliquaient qu’il y avait en fait une place entre le stimulus et la réaction émotionnelle, donc, finalement, entre ce qui se produit, entre l’événement qui arrive, comme la météo par exemple, pour reprendre l’exemple de tout à l’heure, et la réaction émotionnelle, donc, la réaction du fermier ou la réaction du randonneur.
Et ce court espace entre les deux… parce que c’est très court hein. En général, entre notre réaction émotionnelle et l’événement, il y a très peu de temps. Les stoïciens appelaient ça, ou j’ai lu ça dans un livre, je sais plus si c’était vraiment des stoïciens ou des philosophes un peu plus tard, mais ils appelaient ça une « pré-émotion », c’est-à-dire l’émotion n’est pas encore là, mais elle est vraiment sur le point d’arriver, eh bien, c’est le moment où on peut agir. Et l’émotion, elle naît presque toujours d’une phrase intérieure, même très brève. Donc, il y a un stimulus, la première pensée, la première phrase qu’on va se dire, c’est elle qui va régir notre émotion et, donc, notre comportement. Et c’est pour ça qu’on ferait bien de bien travailler sur ses pensées, sur ses émotions, sur ses comportements, en commençant évidemment par les pensées, parce qu’en changeant ses pensées, on peut modifier ses émotions. Et du coup, on va modifier, on va changer ses comportements.
Il y en a un qui en parle très bien aussi, c’est Norman Peale dans son livre… c’est quoi déjà ? C’est sur The Positive Thinking. Mais qu’est-ce qu’il dit avant ça ? Je sais plus. En tout cas, c’est peut-être bien Positive Thinking, la pensée positive. En tout cas, j’ai plus le titre de cet ouvrage majeur. Il en a écrit d’autres, mais c’est celui que j’ai lu. Donc, lui, il axe beaucoup ça sur la religion, parce que c’était un chrétien qui basait en fait ses enseignements sur la foi. Mais encore une fois, on peut très bien utiliser ça quelle que soit notre philosophie. Ah, c’est The power of Positive Thinking. C’est ça, le pouvoir de la pensée positive.
Et clairement, ça change tout en fait. J’allais dire « se forcer », mais c’est même pas se forcer, c’est faire de la pensée positive un comportement par défaut. Ça change tout. J’en avais parlé aussi dans divers épisodes, et c’est une chose qui devient pour moi de plus en plus intuitive. C’est vraiment maintenant un comportement par défaut quand quelque chose m’arrive de le voir d’une manière positive. Ça agace parfois Céline. J’essaie toujours parce que des fois en fait je le fais d’une manière un peu trop peut-être systématique et forte, mais quel que soit ce qui arrive, je dis toujours : « Ça va aller ». « Oui, tu dis toujours ça va aller ! » « Bah oui, ça va aller, ça va aller. J’essaie toujours d’être positif et de voir les choses du bon côté ». Et ça change tout.
Et c’est pas seulement de la pensée positive pour se… tu vois, c’est pas un truc qu’on fait pour se mentir. C’est juste une recherche de pensée juste et claire. Et je me dis toujours que finalement ma liberté elle commence là, parce que certes, je ne contrôle pas ce qui m’arrive, ça c’est clair, il peut m’arriver n’importe quoi, n’importe quand. Par contre, je peux travailler à mon regard, je peux travailler à ma réaction.
Encore une fois, c’est pas quelque chose qui est facile à faire, c’est pas quelque chose qui marche dans toutes les situations, parce que forcément s’il m’arrive un drame et qu’il arrive un truc à mes enfants, je vais pas me dire : « OK, c’est un événement, je ne peux pas le changer, donc, ça va, tout va bien ». Non, bien sûr. On n’est pas là pour faire des sursimplifications. Mais par contre, ça nous donne un début de contrôle, parce que je peux pas changer ce qui m’arrive, mais je peux toujours changer ma perspective et ma perception. Et ça, personne, vraiment personne ne peut me l’enlever.
Bien sûr, ça se travaille. Bien sûr, c’est pas facile. Bien sûr, il y a des cas pour lesquels c’est même impossible, c’est pas infaillible. Mais l’idée, c’est d’en faire un comportement par défaut, parce que si on arrive à faire en sorte que ce soit notre comportement par défaut dans neuf situations sur dix, si on exclut vraiment les gros problèmes, eh bien, c’est déjà un gain de qualité de vie énorme. Et donc, il faut le faire avec patience, avec persévérance.
Et dernier petit conseil pour mettre toutes les chances de ton côté, il faut garder à l’esprit qu’un bon moyen de justement s’autoriser à penser d’une manière positive, s’autoriser à utiliser au mieux ce gap qui existe entre l’événement et notre émotion, eh bien, c’est d’avoir des bases solides. Parce que quand est-ce que c’est le plus difficile pour nous de rester positif, de bien penser, de bien agir ? Oui, c’est quand on a mal mangé, on a mal dormi, on a mal pensé, on n’a pas fait les activités qu’il fallait, on a procrastiné, on a fait des… on a, comme on dit en français, d’une manière familière, glandé, c’est-à-dire on a passé du temps sur les réseaux à rien faire, on se dit : « J’ai gaspillé une heure ». Mais si on veut vraiment mettre toutes les chances de son côté, eh bien, il faut qu’on ait une bonne base, un bon sommeil, une bonne nutrition, faire de l’exercice, lire, nourrir son esprit, lire des choses inspirantes, des choses profondes, écrire dans son journal, avoir de la clarté.
Et moi, je vois bien, il y a une corrélation directe et claire entre les moments où j’échoue à avoir une pensée positive, un moment où je vais agir, où je vais réagir comme le randonneur, à vouloir que les choses soient différentes et en me disant : « Ah, c’est pas juste ». Quand j’échoue, quand je réagis comme ça, c’est quasiment toujours quand j’ai pas pu respecter mes bases.
Donc, par exemple, si je suis en voyage et que j’ai pas pu faire ma routine, ou alors que je suis en famille, que j’ai un peu trop mangé ou trop bu pendant les fêtes, tu vois, c’est à ces moments-là où ça va moins bien.
Donc, l’idée, c’est clairement de mettre toutes les chances de son côté en ayant cette base, ce style de vie, ce rythme de vie sain. Et pour le reste, eh bien, on avance, on persévère, et c’est tout à fait en phase avec ce que je te disais dans un podcast il y a quelques semaines, qui reprenait mes grands objectifs ou mon focus pour 2026 qui est le lâcher-prise, la confiance, la patience. Ça me donne une petite partie active via la maîtrise de mes émotions tout en acceptant ensuite ce qui arrive.
Donc, voilà ce que je voulais te dire aujourd’hui. Merci de m’avoir suivi. Je t’invite maintenant à suivre le premier lien dans la description pour découvrir ce que notre académie, ce que l’Académie Français Authentique peut faire pour toi. C’est notre projet majeur, c’est la plus belle chose que Français Authentique puisse mettre à ta disposition. Et les inscriptions sont fermées en ce moment. Donc, je suis pas en train de te faire la promotion de l’académie, mais je t’invite à y regarder maintenant parce que tu peux… bah voilà, on n’a rien à te vendre puisque les inscriptions sont fermées. Donc, l’idée c’est que t’ailles découvrir ça tranquillement, que tu découvres toutes les ressources qui seraient à ta disposition si tu nous rejoignais, éventuellement que tu rejoignes la liste d’attente parce que les prochaines inscriptions ouvrent le 5 avril.
Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !