Quelques bases de la conjugaison française

Quelques bases de la conjugaison française

Vous me le demandez depuis des années, aujourd’hui je parle des bases de la conjugaison française. J’enregistrerai une autre vidéo de conjugaison (le subjonctif, les 3 groupes de conjugaison…) dès que la vidéo aura atteint 1.000 « J’aime » sur You Tube 😉

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Transcription de la vidéo :

Dans la vidéo d’aujourd’hui, on va poser quelques bases de la conjugaison française.

Bonjour à tous, membres de la famille Français Authentique. Merci de me rejoindre pour une nouvelle vidéo qui va quelque peu contre les grands principes de Français Authentique. Je vous le répète depuis des années – pour ceux qui me suivent depuis le début – et c’est un petit peu la marque de fabrique de mon cours gratuit « Les sept règles de Français Authentique » : je vous recommande d’apprendre le Français sans vous préoccuper de la grammaire et de la conjugaison. L’idée est simple : à partir du moment où vous vous concentrez sur les mécanismes de la langue, de la grammaire, de la conjugaison, vous n’arrivez pas à vous focaliser sur le message et vous passez trop de temps à réfléchir à comment ça marche et moins de temps à faire en sorte de parler.

C’est comme quand vous roulez en voiture et que vous pensiez comment fonctionne le moteur, comment l’essence va dans le moteur, comment tout ça fait fonctionner la voiture. Bien sûr, il faut éviter ça et il faut s’asseoir, démarrer et partir sans penser aux mécanismes et au reste. C’est pourquoi je vous recommande toujours d’écouter beaucoup de contenu en français authentique que vous comprenez et qui vous intéresse pour apprendre de la grammaire et du vocabulaire automatiquement.

Mais il y a trois choses qui me font enregistrer cette vidéo dans laquelle je vais traiter un petit peu de la conjugaison française. La première, c’est qu’il y a une demande forte de l’audience. Les membres de Français Authentique me demandent sur Facebook, sur YouTube, lors de mes précédents directs Facebook (que je fais chaque semaine). J’ai eu plusieurs fois la question et les gens me disent : « Johan, est-ce que tu pourras faire une vidéo ou une série de vidéos dans laquelle tu parles de conjugaison française ? » Comme j’écoute mon audience, j’ai décidé d’enregistrer cette vidéo.

La deuxième chose, c’est que je suis un petit peu en période de transition avec ma chaîne YouTube et j’aime essayer plein de choses et je jugerai en fin de vidéos par rapport au  nombre de « J’aime » que vous aurez laissés si ça vaut le coup de refaire d’autres vidéos de conjugaison où j’expliquerai à ma façon comment conjuguer les verbes français.

La troisième chose – je la vois dans mon apprentissage de l’Italien où je suis encore débutant : j’aimerais avoir une personne qui m’explique comment fonctionne la conjugaison en Italien, donc, je me suis dit que j’allais mettre ça à votre disposition en Français.

Avant de commencer (comme d’habitude, mon introduction est trop longue), je tiens à préciser qu’il ne s’agit que d’un survol basique ; nous n’allons vraiment voir que les premières généralités et dans d’autres vidéos, si vous le voulez, on verra des choses un peu plus précises. Il s’agit vraiment d’une généralité simplifiée. La conjugaison reste un des domaines où il faut apprendre beaucoup par cœur, par exemple, les verbes irréguliers comme « être » et « avoir » [pour lesquels] vous allez devoir apprendre leur conjugaison par cœur parce qu’il n’y a pas de règle que je pourrais vous expliquer pour aller plus vite. Donc, vous allez devoir travailler, mais ne stressez pas, ne vous focalisez pas trop là-dessus quand vous écoutez et essayez de progresser progressivement sans stress.

La première chose à savoir quand on étudie les rudiments, les bases de la conjugaison française, c’est qu’il existe trois modes de conjugaison. En fait, il en existe un tout petit peu plus, mais je vais me focaliser sur ces trois modes qui seront un bon point de départ pour vous. Il existe le mode le plus commun qui est ce qu’on appelle l’indicatif. C’est le mode du réel, c’est quand on rapporte des faits réels qui se passent réellement ; on n’est pas dans l’abstrait, on est vraiment dans les choses qui se passent. Par exemple : « Je mange une pomme. » C’est quelque chose de réel, de concret qui se passe vraiment. Vous pouvez également dire : « Il fait du sport. » C’est le mode l’indicatif, le mode du réel.

Il existe également votre meilleur ami : il s’agit du subjonctif. Je reçois chaque jour des messages : « Johan, comment apprendre le subjonctif ? Johan,  j’ai un problème avec le subjonctif. » Je comprends parce que le problème du subjonctif, c’est qu’il est complètement irrégulier : vous allez devoir, pour chaque verbe, apprendre sa conjugaison et, bien sûr, c’est beaucoup de boulot parce qu’on aime tous avoir des règles logiques à suivre pour appliquer une conjugaison, mais ici ce n’est malheureusement pas le cas.

Le subjonctif sert à introduire un petit peu le doute. On pense quelque chose, on n’est pas sûr que ça va se produire, donc, on n’est plus dans le sûr, dans le réel comme dans le cas de l’indicatif, on est dans la supposition ; on pense que quelque chose va se passer, mais on n’en est pas sûr. Par exemple, vous pouvez dire : « Il est possible qu’il vienne. » « Vienne », c’est la conjugaison au subjonctif du verbe « venir ». Il est possible qu’il vienne ; je n’en suis pas sûr, peut-être qu’il viendra, peut-être qu’il ne viendra pas. Par contre, si vous êtes sûr, vous allez dire : « Je suis sûr, il viendra. » Là « viendra », c’est la conjugaison à l’indicatif du verbe « venir ». D’un côté on n’est pas sûr (il est possible qu’il vienne ; peut-être qu’il viendra, peut-être pas) et dans un autre, on est sûr : je suis sûr qu’il viendra (on utilise l’indicatif).

Là, il s’agit juste de la base ; il y a plein d’autres utilisations du subjonctif, mais dans tous les cas, c’est vraiment la définition officielle du subjonctif par rapport à l’indicatif.

Le troisième mode est un peu plus simple et c’est l’impératif qui est le mode dans lequel on donne un ordre. Quand vous dites : « Viens me voir. » ou « Tiens-moi mon livre. » C’est quand on donne un ordre à quelqu’un. Il a une conjugaison un peu plus simple.

Et il existe également le conditionnel qu’on classe dans le mode de l’indicatif et il est beaucoup utilisé – comme son nom l’indique – pour introduire des conditions. Par exemple : « Si j’avais su, je ne serais pas venu. » Là, on est dans l’irréel complet et on est dans la condition : « Si quelque chose s’était passée, alors j’aurais fait autrement. »

Pour conjuguer, on a également besoin des pronoms personnels. Emma et Tom nous l’ont rappelé dans l’introduction. Les pronoms personnels servent à indiquer qui fait l’action. Est-ce que c’est moi qui fais l’action ? Est-ce que c’est quelqu’un d’autre ? On utilise pour ça les pronoms personnels, mais vu votre niveau, vous devez connaître tout ça : Je, Tu, Il, Elle, Nous, Vous, Ils, Elles, tout en sachant qu’on emploie parfois à l’oral le « on », troisième personne du singulier, soit pour les gens en général, soit plusieurs personnes ensemble. Si je dis : « Céline et moi, on viendra demain. », ça veut dire que ma femme et moi, nous deux, nous allons venir demain. Cependant, à l’oral, on utilise beaucoup le « on » – à ne pas confondre avec « ont » qui est la troisième personne du pluriel du verbe « avoir » [ils ont] ou [elles ont]. Ici, c’est « on » et ça veut dire « nous » (plusieurs personnes ou les gens en général). « On ne voit jamais d’enfants dans ce quartier. » Le « on » qu’on conjugue à la troisième personne du singulier représente tout le monde.

On a donc plusieurs modes de conjugaison selon si on est dans le réel, l’irréel, la condition, etc. On a plusieurs pronoms personnels qui disent qui fait l’action et on a également deux voix qu’on appelle la voix active ou la voix passive. La voix active, c’est tout simplement quand le sujet fait l’action. Si je dis : « Tom mange le gâteau », c’est de la voix active parce que le sujet, c’est Tom ; c’est lui qui mange le gâteau. Donc, c’est le sujet Tom (qui fait l’action) qui mange le gâteau.

À la voix passive, le sujet ne fait pas l’action, mais il la subit. Par exemple, je dirais : « Le gâteau est mangé par Tom. » Là, le sujet, c’est le gâteau, mais « gâteau » ne fait pas l’action, il la subit, (il est mangé). L’action est toujours faite par Tom et donc, à la voix passive, c’est le sujet qui subit une action. Le gâteau subit l’action d’être mangé. On l’utilise un peu moins en Français que dans d’autres langues – par exemple, en Allemand, on utilise pas mal le passif – mais c’est bien de le connaître. Vous aurez le feeling lorsque vous entendrez beaucoup de Français et vous saurez si vous devez utiliser le passif ou l’actif.

Ce qui fait le charme de la conjugaison, ce sont les temps. En Français, il existe seize (16) temps selon si on veut parler de quelque chose qui se passe maintenant au présent, qui s’est passée dans le passé (qui est terminée) ou qui se passera plus tard dans le futur. Pour différencier tout ça (ce qui s’est passé avant ou ce qui se passe maintenant ou ce qui se passera plus tard), on utilise le temps et on conjugue les verbes en conséquence. Il est d’ailleurs parfois difficile de savoir quel temps utiliser – je sais qu’en Français, ce n’est pas facile de savoir si on doit utiliser l’imparfait, le passé simple ou le passé composé quand on veut parler d’un événement qui est terminé – mais j’essayerai dans la suite de vous donner quelques conseils. Les temps, c’est la base de la conjugaison. On ne va pas balayer les seize (16) qui existent en Français ici, on va prendre les plus répandus (6 ou 7 temps) et je vais tâcher de vous expliquer rapidement en quoi ils consistent.

Le présent, c’est le temps le plus simple puisque c’est par-là qu’on commence toujours dans toutes les langues. C’est ce qui se passe maintenant. « Je m’appelle Johan » : c’est du présent, ce n’est pas une chose qu’il y avait avant. « Je suis près de Metz. » Le présent, c’est l’action qui se passe maintenant, en ce moment ou une généralité qui est vraie en ce moment. Par exemple : « J’ai trente-trois (33) ans. » C’est une généralité qui est vraie actuellement.

On a également l’imparfait et c’est quand on veut relater quelque chose qui a lieu dans le passé, qui est terminée aujourd’hui et on sait quand est-ce que cette action a eu lieu. Par exemple : il apprenait le Français quand il avait 17 ans. Là, on emploie l’imparfait parce que c’est une action qui a eu lieu dans le passé. L’action est terminée aujourd’hui (a priori) et on sait qu’il le faisait quand il avait 17 ans.

Le passé composé, on l’utilise également pour une action qui a eu lieu dans le passé, qui est terminée maintenant, mais on ne sait pas exactement quand est-ce que cette action a eu lieu. Donc, si on reprend l’exemple précédent où je vous disais : « Il apprenait le Français quand il avait 17 ans. » là, on sait que c’est quand il avait 17 ans ; si on ne sait pas, on dira : « Il a appris le Français. » Là, on a employé le passé composé. C’est fini aujourd’hui, il ne l’apprend plus, mais on ne sait pas exactement quand est-ce qu’il l’a appris. Donc, on ne dit pas : « Il apprenait le Français quand il avait 16 ans. » – puisqu’on ne sait pas qu’il le faisait quand il avait 16 ans, mais on dit : « Il a appris le Français. » Vous voyez donc la petite nuance. Il y a d’autres cas pour choisir quand utiliser le passé composé, quand utiliser l’imparfait, mais, souvent, il y a cette notion : avec l’imparfait, on sait quand est-ce qu’a eu lieu l’action et avec le passé composé, c’est plus général, on ne sait pas exactement, on sait juste que c’était dans le passé.

Le passé simple, c’est également pour retranscrire des faits du passé, mais on ne l’utilise quasiment pas à l’oral ; c’est plus une langue du récit, une langue que vous allez retrouver dans les livres, romans, etc. On l’utilise un peu pour mettre en valeur une action. Par exemple, vous pouvez l’utiliser de la façon suivante : « Il dormait  profondément quand tout à coup son réveil sonna. » Là, on emploie l’imparfait au début (il dormait), mais ce n’est pas cette action qui nous intéresse. Là, on emploie le passé simple pour dire que c’est cette action qui nous intéresse, c’est cette action qui est la clé de la phrase que je suis en train de prononcer. Encore une fois, vous ne l’entendrez pas à l’oral, c’est vraiment des choses qu’on utilise à l’écrit dans les livres, dans les histoires. À l’oral, vous entendrez plutôt : « Il dormait quand tout à coup son réveil a sonné. » Vous emploierez plutôt le passé composé que le passé simple à l’oral. N’oubliez pas ce que je vous ai dit : ne stressez pas au moment de parler parce que si vous êtes en train d’essayer de parler et vous vous dites : « Hum, je dois utiliser le passé simple ou le passé composé ou l’imparfait ? », ça va vous bloquer et vous ne parlerez pas. Donc, prenez ce que je vous dis comme des explications qui vous aideront à comprendre et quand vous parlez, utilisez un petit peu le feeling que vous développerez en écoutant beaucoup de Français parlé par un francophone. Pas de stress.

Le futur simple (qui est la forme du futur que je vous recommande de maîtriser) est utilisé pour donner une information qui aura lieu plus tard. « Je viendrai chez toi demain. Je serai habillé avec t-shirt vert. » Le futur simple, on l’utilise pour donner des informations d’événements qui auront lieu dans le futur.

Le subjonctif présent, c’est ce que je vous recommande de maîtriser. Encore une fois, il faut apprendre les verbes par cœur, il faut apprendre la conjugaison par cœur parce que ce sont beaucoup de verbes qui sont irréguliers. Par exemple, vous pouvez dire : « Il est possible qu’il fasse des heures supplémentaires. » « Fasse » ici, c’est le subjonctif présent à la troisième personne du singulier du verbe « faire ». Ce que je vous conseille, c’est de prendre les verbes les plus courants (être, avoir, aller, faire, etc.) et d’apprendre leur conjugaison au subjonctif présent par cœur. Malheureusement, c’est un petit travail qu’il faut faire et ensuite, l’avantage, c’est que si vous faites ça pendant quelques heures, vous les reconnaîtrez quand vous les entendrez à l’oral et au moment de devoir les utiliser, tac, ça sera automatique.

Pour l’impératif, pareil, sauf que c’est un peu plus simple. Je vous laisse regarder dans un livre de conjugaison ou sur Internet – il y a plein de sites qui expliquent comment conjuguer les verbes. À l’impératif, c’est relativement simple surtout que vous n’avez que trois personnes.

Le conditionnel, lui, c’est un peu un mélange entre l’imparfait et le futur. Vous gardez la base du futur et vous mettez la terminaison de l’imparfait. Par exemple : « Si tu venais, je serais heureux. » « Je serais heureux » est conjugué au conditionnel parce qu’il y a une condition (si tu venais). Pour conjuguer, vous prenez la base de la conjugaison au futur (je serai) et vous mettez la terminaison de l’imparfait « ais ».

Cette vidéo de survol est maintenant terminée ; il y a des tas de choses que je n’ai pas pu abordées en si peu de temps, donc, c’est vraiment, comme je vous le disais en introduction, un test pour moi. Est-ce que vous avez apprécié cette vidéo ? Oui ou non ? Je n’ai aucun problème émotionnel si vous me dites « non ». Comme je vous l’ai expliqué, je l’ai enregistré vraiment à votre demande, donc, je vous propose de faire un petit jeu avec moi. Si vous voulez d’autres vidéos de conjugaison – par exemple, je pourrai faire une vidéo dans laquelle je vous explique les règles de conjugaison des différents types de verbes en Français (premier, deuxième et troisième groupe) avec des règles particulières. Ça, je pourrai vous l’expliquer dans une autre vidéo qui serait une série « Le vocabulaire ». Donc, si vous voulez ça, si vous voulez d’autres vidéos comme celle-là, mettez « j’aime » sur Facebook ou sur YouTube, quel que soit l’endroit où vous êtes, mais je me baserai sur les résultats YouTube pour décider. Et si vous n’êtes pas intéressé par d’autres vidéos qui traitent de la conjugaison, ne faites rien.

Ce que je vous demande de faire vraiment, si vous voulez d’autres vidéos comme celle-là, mettez un petit « J’aime ». Je regarderai les « J’aime » sur YouTube et dès qu’on dépassera les 1.000 « J’aime », je ferai le volume 2. Tant qu’il n’y aura pas 1.000 « J’aime », je ne ferai pas le volume 2. C’est vraiment un test pour moi pour voir si je dois démarrer vraiment une série de vidéos qui traitent de la conjugaison. Si vous voulez d’autres vidéos, « J’aime ». Merci de votre confiance, merci d’être de plus en plus nombreux à regarder mes vidéos et je vous dis à très bientôt pour une nouvelle vidéo de Français Authentique.

Allez, on essaye d’obtenir les 1.000 « J’aime » : vous pouvez le faire ! « Vous pouvez »  c’est du  présent de l’indicatif.