L’accord du participe passé

L’accord du participe passé

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Transcription de la vidéo :

Dans la vidéo d’aujourd’hui, je vais vous parler de l’accord du participe passé en français et je vais vous donner une astuce pour ne plus faire d’erreur d’orthographe.

Bonjour les amis, merci de me rejoindre pour cette nouvelle vidéo. La semaine dernière, je vous ai expliqué comment faire la différence entre l’infinitif d’un verbe (du premier groupe notamment) et le participe passé. Et aujourd’hui, on va parler vraiment de l’accord du participe passé. Je sais que c’est une chose qui n’est pas très très simple et pas intuitive parce que c’est … En fait, il y a un système logique mais qui demande une certaine réflexion et j’ai certaines difficultés dans mon apprentissage de l’italien – j’ai parlé de mon apprentissage de l’italien il y a quelques temps – et même si l’italien et le français sont proches, j’ai quelques difficultés à maîtriser l’accord du participe passé. Donc, dans cette vidéo, j’ai décidé de vous expliquer la règle en français (comment on accorde le participe passé) et de vous donner quelques astuces qui vous permettront de ne plus vous tromper.

La première chose à faire, comme d’habitude, c’est de ne pas stresser, de se détendre, d’utilise l’esprit Kaizen, de pratiquer un petit peu chaque jour et de comprendre un peu mieux chaque jour, mais de ne pas se laisser déborder par ce sujet qui, franchement, n’est pas difficile. Il est logique (il y a une logique à suivre) et je vais essayer de vous expliquer ça de la façon la plus simple possible pour que vous le maîtrisiez quand vous devez écrire du français.

Participe passé : on le rencontre soit avec l’auxiliaire « être », soit avec l’auxiliaire « avoir ». Quand le participe passé suit l’auxiliaire « être », c’est facile, on est content puisqu’on sait que le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet. Qu’est-ce que ça veut dire ? En genre : ça veut dire que si le sujet est féminin, on va mettre le participe passé au féminin. Si le sujet est masculin, on va mettre le participe passé au masculin. Très bien ! Ça, c’est pour le genre. Et pour le nombre, ça veut dire : (s’il s’accorde en genre et en nombre), ça veut dire que si le sujet est singulier, on mettra le participe passé au singulier ; si le sujet est au pluriel, on mettra le participe passé au  pluriel. Donc, avec l’auxiliaire « être », c’est très simple. Si vous dites : « Mes amis sont partis. » – là, c’est du pluriel masculin – vous accordez en genre et en nombre. Si vous dites : « Mes amies sont parties. », c’est du pluriel au féminin, vous accordez également. Donc, avec l’auxiliaire « être », vous accordez toujours le participe passé en genre et en nombre avec le sujet. « Johan, est-ce que t’es sûr que ce sujet méritait une vidéo ? » Oui, je crois parce que, malheureusement, avec l’auxiliaire « avoir », ça se complique un petit peu.

Quand on a l’auxiliaire « avoir », le participe passé ne s’accorde en genre et en nombre avec le sujet que si le complément d’objet direct est placé avant le verbe. Pas de panique, on va regarder à ça avec calme et sérénité comme d’habitude. Le complément d’objet direct, en fait, c’est ce qui est rattaché au verbe et qui nous dit qui fait l’action ou qu’est-ce qui fait l’action. Ça nous donne une information sur qui fait l’action ou qu’est-ce qui fait l’action. Et souvent, pour trouver le complément d’objet direct, on regarde le verbe, on dit « qui » ou « quoi » et on obtient dans la phrase un groupe de mots qui répond à cette question. Et ce groupe de mots qui répond à la question « qui » ou « quoi », c’est le complément d’objet direct.

Prenons un petit exemple ; on va prendre une phrase et on va regarder si on va accorder en genre et en nombre. « J’ai cueilli les cerises que vous avez mangées. » Si on regarde la première partie de la phrase (J’ai cueilli les cerises), on a bien l’auxiliaire « avoir » conjugué à la première personne du singulier avec « cueilli ». Et ici, « cueilli », c’est le participe passé du verbe « cueillir » : j’ai cueilli. On a derrière, « les cerises ». Pour savoir ce qu’on a cueilli, on dit : « Qu’est-ce que j’ai cueilli ? » La réponse : les cerises. Donc, ici, « les cerises » est complément d’objet direct du verbe « cueillir ». J’ai cueilli les cerises. Qu’est-ce que j’ai cueilli ? Les cerises. Le verbe « cueillir » a comme complément d’objet direct « les cerises ». Donc, ici, pour savoir si on doit accorder le participe passé en genre et en nombre avec le sujet, on regarde où est placé le complément d’objet direct. Est-ce que ce complément d’objet direct (« les cerises ») est placé avant le verbe ou après le verbe ? Et bien sûr, ici, « J’ai cueilli les cerises. », « les cerises » est placé après le verbe, après le participe passé « cueilli », donc, il n’y a pas d’accord ici. « J’ai cueilli les cerises. », on écrit « cueilli ». Si on avait dit : « Elles ont cueilli les cerises. » – ça aurait été du pluriel féminin – on n’aurait pas accordé non plus parce qu’on accorde en genre et en nombre seulement si le complément d’objet direct (« les cerises ») est placé avant le verbe. Donc, dans la première partie de la phrase, il n’y a pas d’accord.

Dans la deuxième partie de la phrase – je vous rappelle que la phrase, c’est : « J’ai cueilli les cerises que vous avez mangées. » – si on regarde « que vous avez mangées », on a le verbe « manger » qui est conjugué au passé composé. « … vous avez mangées », c’est l’auxiliaire « avoir » (… vous avez mangées), donc, on se demande si on doit accorder le participe passé (mangées), si on doit l’accorder, étant donné qu’on est en présence de l’auxiliaire « avoir ». Donc, on recherche le complément d’objet direct. « … vous avez mangé » ; qu’est-ce que vous avez mangé ? – c’est la question qu’on pose. Et la réponse, c’est les cerises. Qu’est-ce que vous avez mangé ? Les cerises. On regarde la position de « les cerises » et on s’aperçoit que « les cerises », il est avant le verbe. Tout à l’heure, on avait le COD (complément d’objet direct) après le verbe [et] on n’a pas accordé ; maintenant, le complément d’objet direct est placé avant le verbe. Qu’est-ce que vous avez mangé ? Les cerises ; « les cerises » sont [est] avant le verbe, on accorde et on accorde avec « les cerises », donc, on obtient « mangées » puisque « les cerises », c’est pluriel et féminin. Donc, on accorde le participe passé en genre et en nombre avec « les cerises ». Les cerises que vous avez mangées.

Donc, vous voyez, ça demande une petite gymnastique d’esprit, mais ce que je viens de vous expliquer, c’est valable pour tout, il n’y a pas d’exception. Il faut vraiment pratiquer pour bien comprendre tout ça – et ça, c’est valable… En principe, parfois, il y a des nuances à l’oral, mais souvent, on se pose ce genre de question d’accord à l’écrit. Il y a une petite gymnastique d’esprit, mais quand on a compris, on peut appliquer à 100 % cette règle.

Au final, quand on a compris qu’avec l’auxiliaire « être » on accorde toujours en genre et en nombre et qu’avec l’auxiliaire « avoir », il faut d’abord identifier ce qui fait l’action (le complément d’objet direct) et le positionner dans la phrase, voir s’il est avant ou après le verbe ; s’il est après le verbe, on n’accorde pas ; s’il est avant le verbe, on accorde. Une fois qu’on a compris cette gymnastique et cette logique, eh bien, il n’y a plus qu’à appliquer.

Et comme toujours, il faut s’entraîner ; ce n’est pas en regardant une fois cette vidéo que vous allez comprendre tout de suite et que vous saurez appliquer. C’est vraiment s’entraîner sans stress. Encore une fois, il faut beaucoup lire puisque ce genre de chose, vous ne faites pas toujours l’identification à l’oral ; quand je vous ai dit : « Les cerises que vous avez mangées. », « mangées », qu’il soit accordé ou pas, à l’oral, c’est pareil, donc, c’est en lisant que vous arriverez à pratiquer et à faire en sorte de bien comprendre la nuance entre ces deux cas. Et l’avantage, c’est qu’à l’écrit, on a plus de temps pour réfléchir. Je vous dis toujours : à l’oral, ne stressez pas, ne réfléchissez pas à la mécanique de la langue parce que sinon, ça vous bloque ; vous n’avez pas le temps de vous poser ces questions à l’oral : « Où est le COD ? Est-ce qu’il est avant le verbe, etc. ? » Vous n’avez pas le temps à l’oral, mais à l’écrit, vous avez le temps de vous poser ces questions et ça va vous prendre beaucoup de temps au début, mais au fur et à mesure, ça va être un réflexe et vous n’aurez même plus à vraiment beaucoup vous concentrer pour identifier tout ça. Donc, prenez votre temps, comprenez tout ça, lisez beaucoup et lorsque vous devez écrire des emails ou des lettres, prenez vraiment le temps de voir comment s’applique cette règle.

Je vous souhaite bon courage avec l’application de cette règle. Comme d’habitude, vous pouvez me laisser un petit commentaire avec des suggestions de sujets pour d’autres vidéos. J’espère que ces petites vidéos conjugaison/grammaire vous aident ; pendant longtemps, je m’étais refuser à en faire, mais vous étiez tellement nombreux à me demander des conseils que je me suis décidé d’aborder ces sujets également [finalement].

Et je voudrais, encore une fois, remercier tous les donateurs Patreon pour leur aide. Vous voyez certainement dans les commentaires Facebook et YouTube un profil qui vous répond à vos questions (L’Assistance Français Authentique) et il s’agit de Jean Didier qui m’assiste et qui va petit à petit prendre en charge également mes emails. L’idée, c’est que le temps passé pour ce support ne soit plus entre mes mains et le temps que je gagne avec ça est du temps où je vais pouvoir utiliser pour d’autres produits, d’autres vidéos, d’autres podcasts. Donc, l’idée, c’est vraiment de me décharger pour que je fasse plus de contenus. Je continue à jeter un œil et à être présent sur les réseaux sociaux avec vous, mais Jean Didier me fait gagner beaucoup de temps. Cette assistance, elle a un coût pour Français Authentique – évidemment, tout travail mérite salaire, surtout un travail bien fait comme celui de Jean Didier – et ces coûts, ils sont pris en charge par les donateurs Patreon. Donc, merci du fond du cœur. C’est vraiment un exemple de l’utilisation de votre argent, de vos dons, c’est concret. Il y a une personne, qui, grâce à vos dons, peut travailler pour moi, m’aider et, moi, en contrepartie de ça, je peux essayer d’en faire plus pour vous. Si vous souhaitez rejoindre le projet Patreon, il y a un lien en bas. Vous pouvez nous aider à partir d’un dollar par mois, vous pouvez payer dans une autre monnaie, arrêter quand vous voulez, il y a plein de descriptions dans le lien.

En attendant, je vous dis encore une fois merci à tous !

Salut !