01 Juin À force de vouloir mieux vivre, on oublie de vivre (Marchez avec Johan)
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Transcription de la vidéo :
On peut se dire que la paix ne commence pas quand tout est réglé, ça sera mieux plus tard, mais elle commence quand on a arrêté de faire dépendre notre paix du fait que tout soit réglé.
Eh bien, salut chers amis, j’espère que vous allez bien. Comme tu peux le voir, je suis en balade, je suis en balade en pleine nature. Et aujourd’hui, je voudrais partager avec toi un enseignement majeur de ma vie, vraiment l’enseignement probablement le plus important pour moi de ces dix dernières années. Et ce n’est pas une théorie, tu vas voir, je vais te donner un certain nombre d’exemples concrets et d’exemples tout à fait tirés de ma vie, donc à la fois personnels mais aussi authentiques et probablement aussi, on va aller plus loin par là, authentiques mais aussi concrets, ce sont des choses que tu peux toi-même découvrir ou que tu peux toi-même rencontrer.
Et je suis sûr que la majorité d’entre vous me dira : « Ouais, moi aussi, à un moment ou à un autre, j’ai subi ou j’ai souffert de ces erreurs. »
Donc, on va voir ça ensemble aujourd’hui, parce que, moi, ça m’a coûté cher mentalement, cette histoire. Et je voudrais de tout coeur éviter que ça te coûte cher à toi aussi. Donc, moi, ça fait une dizaine d’années que je marche ici, dans ces endroits, alors ce n’est pas quelque chose que je fais tout le temps. J’ai eu des moments pendant lesquels je marchais tous les jours ici, d’autres fois, quand je suis parti, où je marchais seulement pendant les vacances.
Mais, moi, ça a toujours été en marchant que j’arrivais à un peu faire le clair dans ma tête, que j’arrivais à faire le clair dans mes idées.
Et pendant longtemps, tu vois, en marchant ici, pendant longtemps, eh bien, j’ai essayé, ou je me suis dit que plus tard, ça irait mieux. Tu vois, je ne sais pas comment je peux mieux le formuler que ça, mais pendant très longtemps, je me suis dit : voilà, tu vois, tu marches ici, tu optimises ta vie, tu penses à ta vie future, et plus tard, ça ira mieux.
Parce qu’il y a toujours, on a tous des moments pendant lesquels c’est plus compliqué, ça va moins bien, et on se raconte toujours la même histoire, en fait. « Quand ce problème-là sera résolu, tout sera parfait dans ma vie. »
Et je serai plus en paix. Moi, j’ai eu en 2020 un gros souci administratif et je me disais : « Quand ce sera résolu, quand ce sera terminé, je serai enfin heureux. Je serai enfin en paix. »
Et ensuite, j’ai décidé de m’expatrier en 2022 et je me disais : voilà, quand je serai là-bas, que tout sera stable, je serai enfin heureux, je serai enfin en paix.
Ensuite, il y a eu la guerre, là où je vis.
Et je me suis dit, bon, quand la guerre sera terminée, quand j’aurai vraiment de la clarté sur mon futur, je serai enfin heureux, je serai enfin en paix. Et le problème, c’est que cette promesse de vivre en paix, de vivre heureux, de ne plus avoir de soucis, cette promesse n’arrive jamais, on la repousse en permanence. Dès qu’un sujet s’apaise, il y en a un autre qui arrive, et dès qu’une inquiétude baisse, dès que quelque chose qui nous inquiétait baisse, il y a autre chose qui prend sa place. Et la vraie raison, c’est parce que c’est notre cerveau qui est en alerte, tout simplement. Notre cerveau est en alerte.
Alors, ici, tu vois, c’est un endroit où j’aimais bien venir, me poser ici, m’asseoir sur ce banc. Et alors, là, je ne sais pas ce que ça va donner avec le soleil en face. Mais tu vois, là-bas, il y a un couvent, un monastère. Et voilà, c’est calme. T’entends les oiseaux ? C’est ces moments-là qui sont probablement les moments les plus apaisés et les plus sereins.
Notre cerveau, pendant le reste du temps, quand on n’est pas posé sur un banc, il est en alerte, il anticipe les problèmes, il est tout le temps en train de réfléchir à la meilleure façon de les résoudre.
Tout simplement, il veut anticiper, il veut sécuriser. Ça, c’est tiré un peu de notre passé, quand on vivait dans la nature ; notre cerveau était tout le temps là, à l’affût des problèmes, et aujourd’hui, il fait encore exactement la même chose. Donc, du coup, on se finit par projeter dans l’avenir, on projette dans l’avenir une paix qui ne vient jamais, et c’est un des grands pièges de la vie adulte. Alors, est-ce qu’on monte là, à droite, à gauche, ou est-ce qu’on va ici ? Allons, on va monter là, tiens, c’est pas mal, tu vois. Donc, ce sera plus tard, ça ira mieux, il faut qu’on garde dans notre tête, dans notre esprit, que c’est faux, ce sera pas mieux plus tard, et cette idée, elle peut clairement nous faire perdre plusieurs années de notre vie.
En fait, waouh, je sais pas trop, ce que ça a, une petite sorte de petit étang, non, c’est pas vraiment un étang. Je découvre avec toi certains endroits, parce que, en général, je ne passe pas vraiment ici.
Et donc, tu vois, avant de passer à la suite, si tu… Alors, en fait, je me suis trompé, ce chemin ne mène nulle part. Bon, ce n’est pas grave, on découvre ensemble.
Si tu t’intéresses aux français en général, je t’invite à suivre le quiz dans la description qui t’aidera tout simplement à tester ton français et à découvrir quel est ton niveau de français. Donc, tu suis le lien dans la description, tu réponds à dix questions et on peut t’aider à évaluer ton niveau de français. Alors, dans cette quête, vers plus tard, ça ira mieux, il y a une grande inconnue ou un grand point qui a tendance à rendre les choses plus compliquées, et c’est l’optimisation.
L’optimisation, c’est vraiment une bonne chose, mais cette chose, elle peut mal tourner. C’est vraiment une des formes concrètes de ce piège. On veut toujours optimiser, donc optimiser, ça veut tout simplement dire : rendre meilleur.
Donc, on veut optimiser, et l’optimisation permanente est un piège, parce qu’il n’y a pas de fin, en fait. Donc, on veut mieux travailler, on veut mieux s’organiser, on veut mieux investir, on veut mieux prendre soin de sa santé. Et, en soi, c’est bon, évidemment ; si je te dis tout ça, c’est bon, c’est super, en fait, de chercher à optimiser et d’être meilleur. Ça, je ne remets pas en cause, mais le problème, c’est que parfois cette logique prend toute la place et notre cerveau passe son temps à ajuster, à corriger, à comparer, à recalibrer.
En fait, on ne vit plus vraiment, on gère.
Ce qui est trompeur, c’est que ça ressemble à de la discipline. Quand on optimise, on se dit « c’est top, c’est une bonne idée, c’est de la discipline, je m’améliore, c’est forcément positif, c’est sérieux, c’est sage » ; et c’est en fait, encore une fois, très bon à dose modérée. Mais si on le fait à l’extrême, c’est surtout une difficulté à accepter qu’une vie humaine, ça restera toujours imparfaite, ça restera toujours un peu désordonnée, un peu incomplète, ce sera jamais parfaite, n’est jamais nickel.
On aura beau se dire que plus tard ce sera mieux, parfois non. Parfois, on vit la meilleure vie qu’on ne vivra jamais.
Du coup, ce qu’on appelle optimisation, c’est parfois juste de l’anxiété qui est masquée. On va prendre l’autre chemin ici. Je vais te montrer des chèvres. On va aller voir les chèvres. Parfois, c’est ça en fait. On optimise parce qu’on est anxieux, parce qu’on est stressé, parce qu’on a peur.
Et moi, je te parlais tout à l’heure de mon lieu de vie et je pense que c’est un bon exemple de ça, de cette sur-optimisation. Parce que pendant longtemps, j’ai analysé plusieurs options, parce que dans la mesure où j’ai une entreprise internet et que Céline travaille avec moi, on peut vivre où on veut. On peut choisir le pays du monde dans lequel on veut vivre et on y va.
Bien sûr, il y a des limites, mais dans les grandes lignes, on n’est pas attaché forcément à une période. J’ai déjà vécu par le passé en Autriche, j’ai travaillé en Allemagne et j’ai toujours eu cette envie de voir d’autres choses, de découvrir d’autres cultures, et ça m’a donné envie en 2022 de nous expatrier et nous sommes allés aux Émirats Arabes Unis ; donc, pour plein de raisons que je ne vais pas reprendre aujourd’hui, parce que je les ai décrites dans un podcast Marchez avec Johan, dont je te mettrai le lien dans la description.
Et en fait, tu vois, j’étais tout le temps en train de comparer et de chercher à tout optimiser.
L’éducation de mes enfants, la santé, la… la sécurité, bien sûr, la bureaucratie, la fiscalité, tout ça, en fait, la qualité de vie, tout ça, en train de le comparer en permanence, entre la France et les Émirats Arabes Unis, qui sont deux systèmes complètement opposés, avec chacun ses avantages et ses inconvénients. Donc, tu vois, les voilà, les biquettes ; en fait, on dit « chèvre » en français, on dit parfois « biquette », c’est un mot un peu vieilli, on va ramasser de l’herbe, elles aiment la fraîche, les biquettes, c’est un mot, donc « chèvre », c’est le mot normal, et « biquette », c’est le mot un peu… et alors, toi, toi aussi, oh, elles vont se battre parfois, elles se battent, bon, voilà, moi, je travaille les biquettes, donc j’ai pas trop le temps, à bientôt.
Je venais souvent ici pendant les vacances, l’été, avec Raphaël, et donc il s’est passé la même chose quand la guerre est apparue dans le Moyen-Orient, où j’ai commencé à me dire : « Bon, ben voilà, les Émirats Arabes Unis », une des raisons que j’évoquais dans le podcast, c’était la sécurité, ben voilà, là, on n’est plus trop en sécurité, donc on va commencer à réévaluer et à réfléchir à probablement une nouvelle destination.
Et donc, voilà, j’ai commencé à reconsidérer l’Autriche. En fait, j’ai considéré énormément, énormément d’endroits : Lisbonne, Prague, Budapest, Varsovie, Cracovie en Pologne, Rabat au Maroc, le canton de Vaud en Suisse, et même un retour en France. Et à chaque fois, alors là, il y a un petit peu de vent ici, j’espère que ça ne nous gênera pas.
À chaque fois, il y avait beaucoup d’avantages et beaucoup d’inconvénients pour chacune de ces options, surtout les points que j’ai cités tout à l’heure et qui sont importants dans le choix d’une destination de vie. Sur le papier, la réflexion est légitime. Parce que tu cherches à optimiser ton lieu de vie pour que ta famille se sente mieux, vive plus en paix, vive d’une manière plus confortable, avec une meilleure éducation, un meilleur style de vie, etc.
C’est pour ça que c’est toujours très complexe et large, puisque les gens ne comprennent pas parfois, quand tu t’expatries, que les gens résument tout.
Moi, quand je suis parti aux Émirats Arabes Unis, la majorité des gens disaient « Ouais, mais c’est pour payer zéro impôt ». Donc déjà, c’est faux, parce que là-bas, il y a des impôts.
Mais en plus, ce n’est jamais seul. Celui qui s’expatrie juste pour les impôts, il n’a pas compris, parce qu’il y a tellement d’autres choses autour. Il y a tellement d’autres choses. Comme je le disais, la sécurité, l’éducation des enfants, les langues, le style de vie, la météo, le fait de vivre parmi d’autres cultures. Il y a énormément de choses, et c’est toutes ces choses, tout cet écosystème, qui fait qu’on choisit une destination. Bon, là, je vais avoir les chaussures bien sales, mais ce n’est pas grave, parce que c’est pour la bonne cause, c’est pour la vidéo.
Donc, tu vois, parfois tu veux tellement optimiser que l’optimisation elle-même devient un coût, en fait, un coût au niveau de la charge mentale, parce que ça prend beaucoup d’énergie de penser, de réfléchir et d’optimiser son lieu de vie. Surtout quand tu as une famille et que tu as des enfants, une femme, etc. Et parfois, ça t’empêche de vivre pleinement, parce qu’à force de te projeter sur la prochaine destination, eh bien, tu n’es plus sur ta destination de vie actuelle. Et ça, c’est quelque chose de vraiment critique.
En plus, tout évolue. Donc, les règles évoluent, les coûts évoluent. Ça, j’aurai l’occasion d’en parler quand j’aurai choisi ma prochaine destination de vie. Je l’ai déjà en tête, mais je l’annoncerai quand elle sera claire et nette. Tout évolue.
Donc, quand j’avais fait mes planifications pour aller vivre aux Émirats arabes unis, j’avais des infos. Et quand on est arrivé là-bas et qu’en quelques années, les prix des loyers ont pris 40-50 %, eh bien, ce n’est plus le même écosystème, ce ne sont plus les mêmes données, les mêmes analyses.
Et mon ami Albi, Alberto, d’Italiano Automatico, il me dit toujours : « Oui, mais Johan, parce qu’on parle anglais tous les deux », il me dit : « It never ends ».
Donc, ça ne finit jamais en fait. Dès que tu es content pour une chose, eh bien, tu as autre chose qui va venir te stresser.
Et ça, c’est quand même quelque chose de fou. Donc, tu vois, il ne faut pas chercher : c’est un exemple, je vais en prendre d’autres juste après, mais il ne faut pas chercher l’endroit parfait. Parce que l’endroit parfait, il n’existe pas. Si j’attends l’endroit parfait pour vivre en paix, je ne le trouverai jamais. Il faut que je trouve la paix par moi-même et que j’arrive à vivre en paix quel que soit l’endroit dans lequel je vis, tout simplement. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais en tout cas, ça devrait être un objectif vraiment pour nous tous.
Hier, je suis venu me promener ici, j’avais plein de boue sous les chaussures parce qu’il a plu.
Ça ne se voit pas trop, mais il a pas mal plu ces derniers jours, et du coup, ce n’est pas toujours simple. Même les bonnes choses – là, j’ai pris l’exemple de mon lieu de travail – mais même les bonnes choses peuvent être contaminées, peuvent subir ces différents problèmes dont je ne te parlais pas.
Ce n’est pas seulement les grandes décisions qui peuvent être touchées par l’envie d’optimiser et de chercher la perfection, c’est aussi les bonnes choses. Et moi, je parle toujours dans le cadre du développement personnel, de l’apprentissage, etc., du kaizen.
Je te dis, il faut chercher à s’améliorer en permanence. Il vaut mieux s’améliorer un tout petit peu tous les jours que de s’améliorer beaucoup une fois de temps en temps. Bien sûr, je maintiens ça. Bien sûr, ça, c’est un des fondements de ma vie qui m’a permis de m’améliorer dans énormément de choses différentes et dans énormément de compétences. Pas de conséquences, mais de compétences. Et ça m’a beaucoup aidé. Ça a aidé des milliers, voire des millions d’étudiants de Français Authentique à s’améliorer en français.
Donc, c’est quelque chose que je maintiens. Mais, bien sûr, il peut y avoir des dérives parfois.
Par exemple, je l’ai vécu à un moment avec ma routine matinale, où je disais « bon, moi, j’ai une routine matinale, mais je vais l’optimiser ». Sauf qu’optimiser ma routine matinale, pour moi, ça voulait dire la rendre plus compliquée, la rendre plus complexe.
Donc, un coup, je rajoutais l’activité yoga, et après, je rajoutais l’activité respiration, méditation, apprentissage de l’italien. Et à force d’essayer d’optimiser, je me retrouvais avec une routine qui, finalement, était une check-list gigantesque qui devenait un petit peu stressante.
Et ça, ce n’est pas forcément quelque chose qu’on a en tête quand on veut optimiser. Donc, ce qui devrait nourrir l’âme dans la routine matinale, c’est devenu pour moi quelque chose à gérer avec des listes, une sorte de check-list. Ce matin, j’ai fait ça, j’ai fait ça, j’ai fait ça, et ça, c’est un risque que personne n’a vraiment envie de prendre sur le long terme. Je le pense.
Et donc, c’est là que c’est le plus dangereux. C’est quand même, quand une chose qui est bonne, si on l’a fait à l’excès et qu’on cherche à l’optimiser en permanence, eh bien, ça devient contre-productif.
Et ça, c’est quelque chose de dangereux. Donc, la vraie maturité, c’est probablement ce que j’aimerais que tu retiennes de cet épisode d’aujourd’hui, c’est de savoir quand est-ce que ça suffit, quand est-ce qu’on en a fait assez. C’est juste une histoire d’équilibre. Avec les années, je pense que j’ai compris cette chose importante.
La maturité, ce n’est pas d’optimiser en permanence. Avant, je me disais : « Non, t’optimise, t’optimise, t’optimise toute ta vie. » Comme ça, à la fin de ta vie, tu as atteint quelque chose de gigantesque.
Beaucoup parlent, quand ils parlent d’optimisation, de kaizen, d’effets cumulés. Ils prennent l’exemple de l’investisseur américain Warren Buffett, parce qu’on arrive toujours bien à compter, à illustrer des points avec l’argent. L’argent, c’est mesurable, donc c’est facile de dire qu’il a réussi dans le domaine financier.
On voit qu’au fil du temps, il est allé tout doucement, et c’est le temps qui a travaillé pour lui et qui a fait qu’il a obtenu une grande fortune. Donc, on prend toujours cet exemple, ou souvent cet exemple, dans le cadre du développement personnel. En disant : « ben voilà », si tu cours tous les jours de ta vie, ou si tu fais du sport tous les jours de ta vie, eh bien, à la fin de ta vie, tu seras super en forme, et tu seras en bonne santé. Mais ce n’est pas tout à fait ça, en fait.
Et à un moment, il faut se dire : « bon, ben là, c’est bon », je n’ai plus besoin d’optimiser. C’est assez bon, c’est suffisamment clair, c’est suffisamment stable, c’est suffisamment simple.
Donc, tu vois, au lieu de chercher le meilleur lieu de vie, eh bien, cherchons un bon lieu de vie, un lieu qui correspond à notre personnalité, à notre envie de vivre, à notre envie de nous épanouir. Donc, pas le meilleur, forcément.
Peut-être qu’il est moins bon qu’un autre, mais il est bon, il est assez bon. Et si on a, dans tous les domaines de notre vie, des choses qui sont assez bonnes, eh bien, on sera heureux. C’est pareil pour les routines : pas besoin d’une routine suroptimisée, juste une routine qui est vivante et qui est suffisante. Moi, j’ai énormément simplifié ma routine ; j‘ai plus que 3 activités clés dont j’ai parlé récemment dans mon podcast Marchez avec Johan, la version audio, parce que chaque mercredi, je publie un podcast audio. Peut-être qu’à l’avenir, au lieu de faire juste de l’audio, je mettrai la caméra. Dis-moi dans les commentaires si tu penses que c’est une bonne idée. Mais donc, j’ai parlé de ma routine matinale et elle est archi simple ; et en fait, accepter tout ça, c’est pas de la passivité, c’est pas du fatalisme, c’est juste de sortir d’un rapport inquiet à l’existence, c’est juste rester ou se focaliser sur une vie calme, simple, sereine et résister à l’optimisation permanente. Et en fait, réussir à faire ça, c’est être quelqu’un de sage, tout simplement.
Et tu vois, au fond, elle est là, la grande leçon dont je te parlais, que j’essaie de mettre en place dans les prochaines semaines, puisqu’il y a beaucoup de choses qui vont changer chez moi, aussi probablement dans le cadre de Français Authentique, même si, dans le cadre de Français Authentique, ça fait assez longtemps que je prône la stabilité, l’authenticité, nos contenus, l’Académie Français Authentique, qui est notre grande priorité. Donc, il n’y aura pas de gros, gros changements. Mais en tout cas, j’essaie ou je vais essayer, dans les prochaines semaines, d’améliorer ou de développer ma vraie source de paix, qui est en fait la vraie paix, elle vient d’une organisation qui nous correspond : un ordre intérieur plus juste, un cœur qui apprend à faire sa part puis à lâcher prise. Je pense que quelqu’un comme moi, qui a toujours voulu optimiser, c’est quelqu’un qui ne voulait pas reconnaître que tout n’était pas entre mes mains, donc quelqu’un qui voulait tout contrôler.
Et quand on veut tout contrôler, eh bien, on est stressé. C’est stressant de vouloir tout contrôler. Donc lâcher prise, c’est un signe de maturité. Alors que vouloir optimiser en permanence, quoi qu’il arrive, quoi qu’il en coûte, c’est probablement pas un comportement d’homme sage.
Donc, tu vois, il faut à un moment donné, et ça, je pense l’avoir fait, avoir aussi une vraie relation avec ses vraies priorités. Tu vois, pour moi, c’est une relation juste.
J’ai ma spiritualité, ma famille, mon travail. Ce sont trois domaines qui doivent avoir priorité. Ça ne veut pas dire que je dois renoncer à un meilleur environnement, mais ça veut dire qu’il faut arrêter de se demander s’il n’y aurait pas un lieu sur terre qui pourrait me permettre d’avoir un meilleur style de vie, parce que ce n’est pas là l’important. Je pense pouvoir accorder du temps à ma spiritualité, ma famille et mon travail, n’importe où dans le monde, en fait. Donc, il faut que je choisisse un cadre qui sera suffisamment bon, en acceptant ses limites, parce qu’il n’y a aucun endroit sur Terre qui soit parfait.
Et ensuite, il me suffit d’avancer avec de la simplicité, de la gratitude et de la confiance. Et tout ça, on peut seulement le faire quand on a ralenti le pas. Tu vois, on peut perdre beaucoup de vie à attendre le moment où tout ira mieux.
J’ai enregistré un épisode de podcast de Marchez avec Johan, dans lequel je disais qu’à force d’améliorer sa vie, on oublie de vivre.
Et c’est exactement le point, en fait. Parce qu’on peut toujours se dire : « tout ira mieux, tout ira mieux, tout ira mieux plus tard », et ce moment il arrive finalement jamais, ou alors il arrive pas sous la forme qu’on imaginait, et il faut parfois prendre une autre décision, continuer à progresser. Oui, c’est bien, mais il faut aussi accepter cette logique qu’on ne peut pas toujours avancer, optimiser, améliorer.
Tu vois, on peut le résumer comme ça, comme dirait mon ami Alberto : « It never ends », ça n’en finit jamais.
Dès que tu vas chercher une chose, eh bien, ton cerveau va t’en montrer une autre. C’est précisément pour ça qu’il faut apprendre à être en paix maintenant. Un homme sage, c’est pas celui qui a tout optimisé, c’est celui qui sait ce qu’il faut améliorer et ce qu’il faut accepter, ce qu’il faut accueillir. Et je crois que c’est là que commence la vraie sérénité dans nos vies.
On peut se dire que la paix ne commence pas quand tout est réglé. Ce n’est pas…
Ça sera mieux plus tard. Mais elle commence quand on a arrêté de faire dépendre notre paix du fait que tout soit réglé. Et ça, c’est une approche un peu stoïcienne. Les philosophes stoïciens disaient des choses comme ça, qu’il faut accepter ce qu’on ne peut pas changer et qu’il faut avoir la sagesse de connaître la différence entre ce qu’on peut changer et ce qu’on ne peut pas changer. C’est exactement la même chose ici.
Donc voilà, j’espère que ça t’a plu.
Alors, quelques petites actions pour toi. Dis-moi, s’il te plaît, si tu aimes ce concept où je me balade, je me promène avec ma caméra et je te montre des choses. Parce que si c’est le cas, on pourra à l’avenir faire d’autres choses, je pourrais te montrer à plein d’autres endroits quand je me promène, quand je serai rentré chez moi aussi, parce que là je ne suis pas chez moi, je suis en vacances.
Je pourrais te montrer d’autres choses, donc dis-moi dans les commentaires vraiment si ce genre de vidéo te plaît. Je pourrais éventuellement encore une fois faire mon épisode Marchez avec Johan de cette manière.
Va aussi dans la description pour suivre le quiz de Français Authentique. Tu peux même le faire plusieurs fois, parce qu’on a plusieurs centaines de questions qu’on te propose en aléatoire.
Donc, tu peux, si tu as envie, par exemple, faire ce test une fois par semaine, et te tester, voir un petit peu où tu en es et comment tu évolues.
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Ça, ce sont des ruches. On appelle ça des ruches, ce sont les maisons des abeilles. Je vais peut-être essayer de me rapprocher. Alors, je ne veux pas me rapprocher trop, parce que je vais finir par me faire piquer.
Mais là, on les voit, on voit leurs ombres en fait. Tu vois, je ne sais pas si tu vois bien en dessous des ruches, on voit leurs ombres. J’ai l’impression qu’elles se trouvent plus de l’autre côté. Je vais essayer, mais encore une fois, je ne veux pas me rapprocher trop près parce que je risque de me faire piquer. Alors là, on les voit. Je ne sais pas ce que ça donne à la caméra. Tu peux peut-être même les entendre.
Bon, je recule, je ne veux pas prendre trop de risques, même si c’est pour le bien de Français Authentique. Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui et je te dis à très bientôt pour une nouvelle vidéo de Français Authentique, salut !