ℹ️ Viens parler avec les tuteurs de l'académie Français Authentique (fermeture le 14 juillet)
En savoir plus

Ton vrai problème n’est peut-être pas la méthode (Marchez avec Johan)

Abonne-toi à la chaîne YouTube pour ne manquer aucune vidéo : clique ici.

Télécharge le fichier MP3 ici.

Transcription de la vidéo :

Tu peux même la noter, cette petite phrase. Le vrai progrès ne commence pas quand tu trouves la bonne méthode, il commence quand tu trouves ta propre raison. Salut et bienvenue pour ou dans cette nouvelle vidéo de Marchez avec Johan. Tu vois, je me promène, je suis sur des petits chemins de campagne, on entend les oiseaux chanter, il y a un peu de vent, j’espère que tout ira bien, tout se passera bien. Pour le son, j’ai protégé la caméra pour que tu m’entendes bien.

Et aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui me tient à cœur, et je voudrais te parler d’un étudiant, d’une personne que tu connais peut-être, qui te ressemble peut-être et qui est probablement dans une situation qui est proche de la tienne. Tu vois, c’est une personne qui, chaque matin, écoute des podcasts en français. Chaque matin, cette personne écoute, elle pratique le français. Cette personne prend des notes régulièrement dans un carnet pour essayer de retenir les choses qu’elle a apprises.

Cette personne suit des conseils de Français Authentique, elle suit une méthode d’apprentissage naturel, elle fait tout ce qu’il faut, et elle a compris que pour progresser et pour apprendre à parler un français authentique, il était très important de suivre une méthode d’apprentissage naturel. Elle a de bonnes bases, cette personne, elle progresse. Mais quand elle prend son téléphone pour appeler quelqu’un et parler français, eh bien, tout se bloque.

Tout s’arrête. C’est presque comme si cette personne n’avait pas toute cette expérience dans l’apprentissage du français. Elle me dit « Mais Johan, j’ai l’impression de tout faire, j’ai l’impression de faire tout ce qu’il faut, mais je n’avance pas. » Et cette question, je l’entends régulièrement, et je l’entends vraiment sous différentes formes. Là, je viens de te présenter un exemple, mais je l’entends vraiment sous différentes formes.

Longtemps, parce que ça fait quand même 14 ans que j’aide des membres à s’améliorer en français, longtemps, j’ai cherché la réponse à ce problème dans la méthode, dans la tactique, dans les techniques.

J’essaie de dire « ah bien, fais ça » ou « passe plus de temps à faire ça ». J’essaie de corriger le « comment ».

J’essayais vraiment de corriger la méthode. Finalement, j’ai compris une chose en y réfléchissant bien, c’est que le problème, souvent, ce n’est pas forcément là où on le cherche, ce n’est pas un problème de méthode ; et c’est ce dont je voudrais te parler aujourd’hui, parce qu’il y a vraiment un grand piège dans lequel on tombe tous à un moment donné, et moi le premier. Je vais t’en parler juste après.

Et avant de te donner ou de partager avec toi ce piège et de te donner la solution, laisse-moi te rappeler que si tu as envie d’aller plus loin, plus vite dans ton apprentissage du français, l’Académie Française Authentique est faite pour toi ; tu auras accès à du contenu exclusif sur tous les sujets, tu seras accompagné, tu auras accès à des réunions Zoom avec nos tuteurs, à une communauté de gens passionnants et passionnés basés dans le monde entier.

Nos inscriptions ouvrent ce dimanche, tu as le lien qui t’emmène vers la description de la plateforme, et je t’invite à rejoindre la liste d’attente, car les inscriptions sont fermées 90 % de l’année.

Donc, ce serait dommage de les manquer. Donc, revenons-en à notre sujet et revenons-en à notre piège. Le piège dans lequel beaucoup de monde tombe, c’est de vouloir quelque chose très fort sans jamais se demander une chose simple : est-ce que c’est moi qui veux cette chose, est-ce que c’est vraiment moi ou est-ce que je veux ça parce qu’on m’a dit que je devais le vouloir ? En d’autres termes, ai-je une motivation intérieure ? On parle de motivation intrinsèque qui vient de l’intérieur de nous-mêmes.

Tu vois, par exemple, tu en as, ils te disent : « moi, j’ai envie d’avoir un niveau C1 en français ».

D’autres te disent « moi, je veux être bilingue ». D’autres te disent « moi, je veux parler sans accent, je veux qu’on me prenne pour un natif ». Bien sûr, ces objectifs en eux-mêmes ne sont pas mauvais. Il n’y a rien de mauvais en soi avec ces objectifs, il n’y a rien de critique, il n’y a rien ; pas parce qu’ils le veulent eux-mêmes, mais parce qu’ils pensent que ça fait beau, ou ça fait chic, ou c’est sympa.

Mais ils n’ont pas vraiment une motivation interne et intrinsèque. Parce qu’à côté de ça, il y a les autres. Il y a ceux qui poursuivent des objectifs, ou ces objectifs, par exemple, parce que c’est ce qu’ils veulent. Il y a une grande différence entre suivre ces objectifs parce qu’on le veut au plus profond de soi-même, parce qu’on a un objectif concret, que de les suivre juste parce qu’on pense le vouloir, ou pour impressionner les autres, ou parce que c’est ce qu’on a vu une fois sur les réseaux et on se dit « c’est quand même pas mal ce que j’ai vu sur les réseaux et j’aimerais faire pareil ».

Ce n’est pas du tout le même type de motivation et le risque, si tu suis ce type d’objectif extérieur, si tu te laisses trop inspirer par les autres, c’est que ça ne te porte plus et ça te pèse, ça devient lourd, on le sait. Quand on poursuit des choses qui ne sont pas intérieures, qui ne nous motivent pas à l’intérieur de nous-mêmes, eh bien forcément, on ne va pas se sentir aligné.  C’est épuisant, c’est même parfois toxique et ce n’est pas l’objectif en lui-même qui est toxique.

Vouloir parler français sans accent, c’est un objectif qui en lui-même n’est pas toxique. Ce qui est toxique, c’est de vouloir à tout prix le faire, parce qu’on a vu des gens qui arrivaient sur les réseaux. Alors, ce qu’on monte, par là-bas ou par ici, j’ai l’impression qu’ici, c’est un peu, ouais, on va pas passer là, on va prendre ce chemin, même si ça monte un peu. Je vais essayer de ne pas être trop essoufflé, mais tu vois, c’est un peu comme si tu portais un sac à dos. Imagine, tu portes un sac à dos, et le sac à dos, c’est toi qui l’a rempli, donc tout ce qu’il y a dedans, eh bien, c’est toi qui l’a mis. Donc, tu as choisi chacun des objets qui sont dans le sac à dos, et tu marches. Bien sûr que tu vas aller plus loin et que tu vas marcher longtemps, même si c’est lourd, tu sais pourquoi tu as mis chaque objet, donc tu avances, même si c’est lourd.

Par contre, si ce n’est pas toi qui as rempli le sac à dos, si tu ne sais pas trop ce qu’il y a dedans, tu vas commencer à te dire : « Mais attends, pourquoi je dois porter tout ça ? »

Est-ce qu’on a vraiment besoin de tout ce qu’il y a dedans ?  Et même si le sac est plus léger, eh bien, ça sera plus lourd à porter dans ton esprit.

Donc, tu vois, c’est ça qu’il faut retenir. C’est qu’une motivation qui vient de nous, ça nous porte, ça nous permet d’aller plus loin, ça nous permet de travailler plus longtemps. Par contre, une motivation qui est héritée des autres, ça va s’épuiser dès qu’on va arriver à la première difficulté, dès qu’on va être comme ça dans une montée, parce que là, on est en train de monter un petit peu, je ne sais pas si ça se voit à la caméra. Dès qu’on va arriver à une montée, on va être : « Ah, c’est trop difficile, j’abandonne, je n’en peux plus ».

Donc, tu vois, pour l’apprentissage d’une langue, c’est pareil, c’est long, et si tu y vas avec un sac à dos qui est lourd, il faut que ce soit toi qui l’as chargé. Et, tu vois, je voudrais, avant de faire le lien avec ton apprentissage du français et te donner un certain nombre de conseils, je voudrais te donner deux exemples un peu personnels qui illustrent bien tout ça, et dans lesquels tu peux te reconnaître. Le premier, c’est ma carrière d’une dizaine d’années dans l’industrie automobile.

En fait, j’ai travaillé de 2006 à 2016, ou plutôt de début 2007 à 2016, j’ai travaillé dans l’industrie automobile. Il y a beaucoup de vent, j’espère vraiment qu’on m’entendra.

Je vais essayer de me mettre à l’abri parce que le son est important et, bien sûr, si tu étais avec moi aujourd’hui et qu’on marchait ensemble, bien, tu souffrirais du vent aussi, tu l’aurais dans les oreilles ; mais j’ai quand même envie, dans cette vidéo, que tu puisses me comprendre, donc on va essayer de se mettre à l’abri un peu plus loin, sur le côté, là-bas, voire peut-être rentrer dans la forêt dès que possible.

On va essayer de faire ça. Et donc, ce que je te disais, c’est que j’ai fait mon diplôme d’ingénieur, j’étais content, j’avais des collègues sympas. Quand je suis arrivé dans l’industrie automobile, j’avais un bon salaire, mes parents étaient fiers de moi. Tout ce que j’avais appris à vouloir, je l’avais.

Et ça, c’est pendant quelque temps, pendant une courte période, c’est quelque chose qui est plaisant.

Mais tu sens au fur et à mesure, en fait, que quelque chose ne colle pas, qu’il manque quelque chose. Alors sur le coup, c’est un peu, comment dire, c’est un peu bizarre et paradoxal, parce que tu as ce que tu as toujours voulu et tu as ce que les autres pensent être intéressant. Mais tu n’es pas content, tu ne sais pas exactement pourquoi, mais tu n’es pas complètement épanoui.

Alors moi, tu vois, je me disais : c’est normal, c’est le travail, on ne peut pas non plus être toujours joyeux, il faut faire des efforts, il faut se forcer, ça ira mieux. Et tu vois, j’avais quand même cette petite voix que j’ai essayé de ne pas entendre et qui me disait que je n’étais pas heureux en fait de la façon dont ça se déroulait.

Et après quelques années, j’ai finalement compris et j’ai finalement accepté que ce n’était pas mon rêve.

En fait, j’avais poursuivi quelque chose pour des raisons externes, pour des raisons extérieures, et pas parce que c’était mon rêve.  Et c’est vraiment le jour où j’ai écouté ma voix, cette voix qui me parlait, et où j’ai décidé de suivre mon intuition, de travailler sur Français Authentique, que je suis réellement devenu épanoui dans mon travail.

Tu vois, c’était quelque chose de juste pour moi. Et pour la première fois de ma vie, j’avais suivi quelque chose non pas parce que je pensais le vouloir, non pas parce que les gens m’avaient fait croire que je le voulais, mais parce que ça venait réellement de moi. Et la motivation qui vient de nous, c’est toujours, toujours, toujours une motivation qui est beaucoup plus puissante et qui dure beaucoup plus longtemps.

Un autre exemple qui est lié à l’apprentissage des langues, c’est mon apprentissage de l’italien, ça fait un peu moins de dix ans, ça devait être en 2018 peut-être, je ne sais plus.

On pourra retrouver les archives sur ma chaîne YouTube, puisque j’en avais parlé, peut-être que certains d’entre vous s’en souviennent. Mais je me suis mis à vouloir apprendre l’italien, et en fait, j’avais pas de vraie raison ; j’avais pas de vraie raison, c’était une langue qui était sympa, qui est chic, ça sonnait bien, et j’adore l’Italie. J’adore aussi bien la culture italienne que les paysages, que l’histoire, que la nourriture, que les vins, donc j’aime vraiment beaucoup, et j’aime les gens aussi. Donc, j’aime beaucoup l’Italie, et je me suis dit : « Je vais apprendre l’italien », et tu vois, j’avais pas de vrai « pourquoi », parce que dire « J’aime bien l’Italie, donc j’apprends l’italien », c’est un peu léger en termes de « pourquoi » et de vraies raisons.

Et du coup, qu’est-ce qui s’est passé ? Eh bien, j’ai fini par abandonner. Alors, j’ai tenu à peu près un an. Aujourd’hui, je comprends bien l’italien, je comprends presque toute une conversation. Par contre, je n’arrive pas vraiment à m’exprimer, et j’ai décidé de m’arrêter au bout d’un moment, parce que ça devenait dur, répétitif, et il me manquait justement ce « pourquoi ».

Il me manquait vraiment cette motivation interne, cette motivation intrinsèque. Donc, est-ce qu’on peut rentrer là-dedans à ton avis pour se mettre à l’abri ? On peut essayer. Alors, j’entends, je crois qu’il y a une route qui n’est pas loin derrière. Donc, si c’est pour éviter le vent et aller dans la route, ce ne serait pas terrible, mais on va quand même voir.

On va voir, on va explorer ensemble. Il semble y avoir un petit chemin quand même, donc on va aller voir si on peut rester ici en forêt pour terminer notre discussion. Parce qu’entre ces deux histoires que je t’ai racontées, eh bien, il y a une logique, il y a une cohérence, même si les enjeux sont différents. On parle d’une carrière face à l’apprentissage d’une langue, qui était un hobby. Donc, ce sont des enjeux différents, mais il y a vraiment des points communs entre ces deux histoires.  J’espère que la caméra ne va pas trop trembler, parce que là, je suis vraiment, comme tu le vois, dans un chemin où il n’y a pas vraiment de…

Enfin, dans une forêt où il n’y a pas vraiment de chemin, mais on va essayer.

On va essayer. C’est l’aventure française authentique aujourd’hui, les amis. Donc, tu vois, quand j’ai commencé à suivre ce qui venait de moi et non pas ce qui venait de l’extérieur, c’est là où je suis devenu centré et où j’ai gardé toute ma motivation. Parce qu’en fait, ce n’est pas plus simple à faire, de suivre son pourquoi, mais c’est plus facile parce que ça n’en finit jamais. Ça n’en finit jamais, aujourd’hui, par exemple, récemment, j’ai vu quelques contenus, j’étais légèrement frustré, pour être honnête, quelques contenus purement faits par l’intelligence artificielle, donc c’est des gens qui, sur YouTube, en fait, ils mettent à disposition des contenus où c’est généré à 100 % par l’intelligence artificielle, donc il y a zéro authenticité, donc c’est fait probablement avec peu d’efforts, et j’ai vu que ces gens avaient fait, en tout cas, sur un certain nombre de vidéos, plus de vues que nous, qui travaillons d’arrache-pied depuis 2011, donc tu te dis, quand tu vois ça, « waouh », tu vois, je suis un être humain, je me dis : « Bon, est-ce que je ne devrais pas faire des choses sur la même lignée ? » Ce serait facile d’être influencé par ça, mais au final, je me souviens que je ne veux pas vouloir ce que je ne veux pas, et je ne veux pas proposer des contenus bâclés générés par des ordinateurs, avec des images de synthèse et avec des voix qui ne sont pas humaines, tout ça pour aller plus vite, travailler moins et peut-être même avoir un peu plus d’impact, un peu plus de retour.

Non, ce n’est pas ça, ma mission, et ce n’est pas du tout ça qui me motive. Moi, ce qui me motive, mon vrai pourquoi, c’est l’authenticité, c’est inspirer des gens, c’est vous donner envie d’apprendre le français avec passion, d’une manière naturelle. Moi, j’aide des membres à poursuivre cet objectif. Depuis, comme je le disais, 2011, donc ça va faire 15 ans, ça fait 15 ans, avril 2011, ça fait 15 ans. Et je veux être une inspiration, je veux continuer à faire de « Français Authentique » un projet familial, puisque mes enfants et ma femme m’aident. Donc, je ne veux pas que ça devienne un truc de robot complètement artificiel. Et quand je suis tenté de vouloir quelque chose que je ne veux pas, eh bien, je me souviens de mes débuts, tout simplement. Je sais pas si tu as vu, il y a un gros bourdon ici, je sais pas si on le voit ici, c’est ce qu’on appelle un bourdon, est vraiment gros, c’est des animaux très, très utiles, les bourdons. Bon, je vais, je pense, faire demi-tour, parce que le chemin vers la forêt n’est pas très clair ici, donc je vais faire demi-tour, on va ressortir, parce que j’ai encore des choses à te dire sur le sujet.

Parce que si on en revient un peu à toi, on va se tourner vers toi et vers ton apprentissage du français, maintenant, tu devrais, à mon avis, te poser la même question que j’ai fini par me poser, un peu trop tard, certes, quand j’ai appris l’italien. Je t’ai dit que j’avais appris l’italien sans avoir de « pourquoi ? ».

Eh bien, tu devrais, toi, te poser cette question du pourquoi. Et je te propose un petit exercice, tu vas te poser trois questions. Alors, soit tu te les notes, soit tu te les poses comme ça, et tu réfléchis, et tu réponds spontanément. Tu peux le faire vraiment de la manière que tu préfères.  La première question, c’est : pourquoi apprends-tu le français ?

D’accord ? Pas la réponse automatique, pas « ouais, le français c’est chic » ou « ouais, le français ça peut être utile pour mon travail ». Non, vraiment une raison interne, une raison intrinsèque qui te motive. Donc, pose-toi cette question et si tu ne l’as pas, il n’y a pas de soucis. Tu peux réfléchir et te la poser un peu plus tard. Mais en tout cas, c’est clé, c’est majeur de se poser cette question et d’obtenir une réponse la plus précise possible, d’accord ?

Donc, tu me diras ce que tu en penses pendant que je me bats avec les branches. La deuxième question que je t’invite à te poser, c’est : est-ce que cette raison, elle vient de toi ? Est-ce que, quand tu y penses, tu es motivé ?

Tu as des émotions positives ? Ou alors, tu sens plutôt que c’est une obligation que tu fais pour quelqu’un d’autre ? Est-ce qu’elle vient de toi ou qu’elle vient d’ailleurs ? Cette raison, ce « pourquoi ? ».  Ça peut être un collègue qui t’a impressionné et à qui tu as envie de ressembler. Ça peut être une vidéo que tu as vue sur des réseaux où tu te dis : « j’aimerais ressembler à cette personne, ça a l’air d’être sympa ».

Pose-toi vraiment cette question. Est-ce que ce que tu as énoncé, vient de toi ou vient de quelqu’un d’autre ? Et enfin, il n’y a pas de mauvaise réponse là-dessus, il faut juste être honnête avec toi-même et faire en sorte de diagnostiquer ton pourquoi : est-ce un pourquoi interne ou externe ? C’est ça, l’important. On n’est pas là pour juger ou pour regretter, c’est vraiment du diagnostic.

Et enfin, troisième question, c’est probablement la plus importante. Si jamais tu pouvais maintenir ton apprentissage du français comme étant secret, si tu ne le disais à personne, est-ce que tu aurais toujours envie de l’apprendre ?

Est-ce que tu aurais toujours ta motivation ? Et ça, c’est la question la plus importante, parce que si tu réponds oui, tu as déjà pratiquement gagné. Ça veut dire que tu as raison, que ton « pourquoi » est vraiment centré avec toi-même, tu vois.

Et si tu réponds non, ce n’est pas grave. Tu peux toujours chercher à améliorer ça et à trouver une vraie réponse, une vraie solution à ça. Moi, j’ai vu des exemples vraiment très inspirants dans le cadre de Français Authentique, au sein de notre académie.

J’ai vu, par exemple, Soheyla, qui est une membre iranienne que j’embrasse très fort, d’autant plus qu’elle a traversé forcément des moments très difficiles au vu de la situation géopolitique, puisqu’elle vit en Iran.  Et en fait, le pourquoi de Soheyla, c’est que sa fille, qui est Iranienne, est mariée à un Français. Et en fait, elle veut pouvoir parler avec sa belle-famille, parce qu’elle me disait : « les parents de mon gendre, donc du mari de ma fille, ils ne parlent que français ».  Et moi, je veux pouvoir parler avec eux. Donc, c’est ça, son pourquoi. Tu imagines, quand tu as un pourquoi qui est si fort, les gens sont très motivés. Les gens sont très déterminés.

Ça m’énerve. T’imagines, quand t’as un pourquoi comme celui-là, t’as pas besoin de te motiver, en fait, pour apprendre. Parce que t’as un vrai pourquoi. Et là, peu importe la méthode. Alors, bien sûr, Soheyla, elle a non seulement le bon pourquoi, et en plus, elle suit une bonne méthode, puisqu’elle est membre de l‘Académie Française Authentique.

Mais tu imagines avoir un pourquoi aussi puissant. Un autre membre, il voulait chanter Georges Brassens en comprenant tout ce qu’il disait. Ça, c’est un beau pourquoi aussi.

Je trouve ça génial. On a une dame, une autre membre de l’académie dont l’objectif était de lire Albert Camus en version originale avant d’avoir 70 ans. Là encore, super, vraiment super, comme « Pourquoi ? ».

Et tu vois, ces raisons-là, elles portent, elles te motivent, elles t’aident à avancer. Et quand la grammaire est difficile, quand tu sens que tu as des problèmes de prononciation, quand tu sens que tu as envie de tout lâcher, eh bien, ces raisons-là, ce pourquoi, il te maintient sur le cap, te maintient sur le chemin, il te maintient vraiment sur la voie vers le succès, parce que tu as une motivation sans faille, tu vois, parce qu’en face, il y a ceux qui ont des motivations qui ne tiennent pas, du genre : « Ouais, j’aimerais avoir un bon niveau », ou « Tu vois, j’ai pas envie d’avoir honte quand je voyage et que je commande au restaurant », ça, ce n’est pas des raisons, ou des motivations qui durent.

Ou alors, je veux marquer sur mon CV que je parle français. Ça, ce n’est pas quelque chose qui vraiment te motivera et te maintiendra sur la voie de la motivation. Et ce n’est peut-être pas la méthode que tu suis qui ne marche pas. Si jamais tu te dis, comme l’exemple que je prenais en introduction, « Ah, je travaille, je pense faire tout ce qu’il faut, mais je ne progresse pas », ton problème, ce n’est probablement pas la méthode. Ton problème, c’est peut-être que tu avances sans avoir un vrai pourquoi.

Donc, c’est par là qu’il faut commencer pour ton apprentissage du français, mais tant qu’on y est. Parce que Français Authentique, et notamment cette série Marchez avec Johan ou mes Cafés avec Johan ou mon podcast du mercredi, tout ça, c’est pour t’aider à apprendre à parler français, mais aussi pour améliorer ta vie. Et on peut étendre tout ce qu’on vient de dire à la vie en général, en fait. Parce que, tu vois, tout ce que je viens de dire, avoir un pourquoi, pour se motiver, pour avancer, ça marche pour tous les autres domaines. Ce n’est pas valable que pour le français, c’est valable pour à peu près tout, aujourd’hui, pour tous les domaines de notre vie, on vit dans une époque où on veut des choses juste parce qu’on les a vues sur les réseaux, ou parce qu’on a entendu un de nos proches nous dire que c’était cool, et je dis « on », parce que je m’inclus clairement là-dedans, je t’en ai parlé récemment aussi, pour le choix de mon lieu de vie, que je vais bientôt clarifier, et j’espère pouvoir l’annoncer très bientôt, mais c’est une chose qui nous touche tous, et qui touche tous les aspects de notre vie.

Il y a des gourous du développement personnel qui vivent de ça, qui vivent de notre naïveté sur ce point, et qui essaient de nous dire comment vivre. Il faut vivre comme ça, il faut faire ça, et ils nous poussent, parce qu’ils sont souvent très bons en persuasion, ils nous poussent à vouloir des choses qu’on ne veut pas, en fait. On va les voir par là-bas, dans la forêt, ça, c’est aussi une chose qui est amplifiée par les réseaux sociaux. Sur les réseaux, tu vois des gens qui voyagent, qui vivent une vie, qui semblent être belles sur le papier, sauf qu’ils sont pour beaucoup malheureux, certains ne le sont pas, je ne mets pas tout le monde dans le même sac, comme on dit en français, mais on nous montre des choses magnifiques, avec des gens qui ne nous ressemblent pas, qui n’ont pas les mêmes contraintes familiales que nous, qui n’ont pas les mêmes envies que nous, les mêmes besoins que nous, le même âge que nous, et qui finalement nous inspirent indirectement, et nous donnent envie de vivre une vie qu’on ne veut pas vivre.

Donc, tu vois, si tu passes ton temps à écouter les autres, je t’invite vraiment à ne pas te comparer, et à ne pas forcément tout suivre d’une manière un peu automatique et passive, même si tu admires la personne. Parce que le risque, c’est que tu finisses par ne plus entendre ta propre voix, et c’est ça qui compte. Ce qui compte, c’est ta propre voix,

C’est ça qui est important pour ta vie. Moi, tu vois, je parle souvent d’un certain nombre d’influences que j’ai eues dans ma vie ou des personnes qui m’influencent, et je cite très souvent des penseurs comme Marc Aurèle, je cite souvent Warren Buffet, le célèbre financier américain, je cite aussi Jim Rohn. Et en fait, la chose qui m’inspire le plus chez eux, c’est qu’ils ont passé beaucoup de temps à s’écouter eux-mêmes et à couper le bruit.

Tu vois, ce qui m’impressionne chez Warren Buffett, ce n’est pas qu’il soit milliardaire et qu’il ait été un des hommes les plus riches du monde.

Ça, ça m’inspire pas du tout, absolument zéro.  Par contre, ce qui m’inspire, c’est qu’il était capable de prendre des grandes décisions risquées, de suivre son intuition, là où tout le monde disait « mais il est fou, il n’a rien compris, il est devenu vieux, il ne comprend plus rien ».

Et lui, pendant ce temps-là, il suivait sa logique, il suivait sa façon de penser, et c’est lui qui avait raison. Donc, ce n’est pas des gens qui étaient coupés du monde, c’est des gens qui écoutaient, qui apprenaient, qui réfléchissaient, mais au moment de décider, ils restaient vraiment en phase avec leur pourquoi, avec ce qu’ils voulaient, sans se laisser complètement influencer par tous les autres.

Et tu as beaucoup à gagner à faire pareil, que ce soit encore une fois dans ton apprentissage du français ou dans ta vie en général : apprendre des autres. Ouh là, j’ai marché dans ce trou-là, j’ai failli tomber. On aurait eu un accident en direct en marchant avec Johan.

Donc, être influencé par les autres, écouter les autres, suivre des conseils de gens qui ont réussi ce qu’on aimerait réussir. Oui, mais il ne faut pas que ça se fasse au détriment de soi-même et de ce qu’on veut. Donc, il faut s’écouter au moins autant qu’on écoute les autres.  Et je t’invite à garder en tête une phrase pour résumer un petit peu cet épisode et pour faire en sorte de retenir le point majeur que j’ai voulu t’enseigner aujourd’hui, c’est que le vrai progrès ne commence pas quand tu trouves la bonne méthode, il commence quand tu trouves ta propre raison.

Ça, je pense que c’est quelque chose d’inspirant, je vais le répéter. Tu peux même la noter, cette petite phrase. Le vrai progrès ne commence pas quand tu trouves la bonne méthode, il commence quand tu trouves ta propre raison.

Donc, voilà pour aujourd’hui. Prends soin de toi, prends le temps de te poser les questions dont j’ai parlé juste avant. Je t’ai proposé trois questions sur ta motivation.

Essaie de trouver, de te souvenir de ton pourquoi. Et souviens-toi que la vraie question, ce n’est pas comment tu peux avancer plus vite, quels outils, quelles astuces tu vas suivre pour améliorer ton français, mais c’est plutôt : est-ce que j’avance vers quelque chose qui me ressemble ? Et si tout ce que je t’ai dit aujourd’hui te parle, je t’invite à suivre le premier lien dans la description, à découvrir la liste d’attente de l’Académie Français Authentique, qui te permettra d’avoir un français stable, pas comme cette cabane de chasseurs qui s’est effondrée, en fait, ici, dans la forêt, elle s’est effondrée parce que ses bases, elles n’étaient pas solides, tu vois ? Regarde, je ne sais pas si tu vois, ici, probablement pas, mais en tout cas, tu vois, ici, regarde : les pieds n’étaient pas stables, les bases n’étaient pas stables, et donc l’édifice a fini par s’écrouler.

Et nous, dans l’Académie, on te donne à la fois des bases stables en termes de contenu, d’astuces, aussi bien les modules, les fiches SOS, mais aussi la communauté, l’accompagnement au quotidien, les réunions Zoom avec les tuteurs, l’accès à nos groupes privés. Et tout ça, ça te permet d’avancer, et, le plus important, d’avancer vers ton pourquoi, quel que soit ton pourquoi, l’Académie Français Authentique t’aidera à progresser et à avancer.

Donc, voilà pour aujourd’hui. J’aimerais beaucoup que tu me dises, en commentaire, si tu apprécies ce genre d’épisode.

On est loin des vidéos dans lesquelles je suis assis à mon bureau. Là, tu vois, je me promène en forêt. Alors, il y a des bruits, parfois il y a du vent, parfois il y a mes pieds sur les feuilles, donc ça fait un peu de bruit, mais ce serait tous ces bruits naturels que tu entendrais si on se promenait ensemble ici.

Donc, dis-moi en commentaire ce que tu en penses, n’hésite vraiment pas, laisse un « j’aime » si tu as apprécié ; nous, ça nous aide. Partage cette vidéo avec tes amis qui apprennent le français, et bien sûr, abonne-toi à la chaîne YouTube de Français Authentique en activant les notifications. Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour du nouveau contenu en français authentique.

Salut !