29 Avr Même les bonnes habitudes peuvent dériver
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Transcription de l’épisode :
Salut chers amis et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. On va parler habitude aujourd’hui et on va parler bonne habitude, mais on va parler du risque des bonnes habitudes ou des habitudes qui nous semblent bonnes et qui prennent trop de place. je t’en parlais il y a quelque temps j’ai recommencé un hobby que j’avais laissé un peu de côté pendant un certain temps qui est les échecs je t’en ai parlé dans un épisode précédent que tu peux retrouver si tu utilises l’application mobile de Français Authentique qui est 100% gratuite que tu peux avoir en allant sur françaisauthentique.com comme application mobile et bien tu peux taper échec dans la barre de recherche en bas, sur le bouton de recherche et tu verras que je t’expliquais que j’avais repris les échecs.
C’est un plaisir simple, c’est quelque chose de stimulant, très bon pour le cerveau, c’est sain. Et j’ai eu la sensation de retrouver quelque chose que j’aimais vraiment lorsque je jouais sans avoir la mauvaise conscience de jouer à des jeux vidéo en se disant « c’est une perte de temps ».
Là, j’avais à la fois le plaisir et l’aspect « c’est bien, c’est utile, c’est bon pour le cerveau ». Et donc, au début, je n’avais aucun problème. C’était une activité intellectuelle et propre.
Je me disais même que c’était bénéfique pour le cerveau. Et puis, progressivement, ça a commencé à prendre de plus en plus de place. Vraiment sans que je m’en rende compte, il y a eu une sorte de glissement, tu sais. J’ai commencé à jouer de plus en plus. Donc par exemple, je faisais ma pause à 10h, après avoir travaillé et je faisais 2-3 parties l’après-midi, petite pause au milieu de la journée 2-3 parties. Le soir, je disais «Allez, encore une dernière partie.». Et tu vois je repoussais légèrement mes engagements au fur et à mesure. Et après tu te dis « Bon, ce n’est pas grave, j’ai bien travaillé, j’ai bien mérité cette petite récompense, j’ai bien mérité de me détendre et de jouer un petit peu. ».
Mais je me suis rendu compte au bout d’un moment qu’à force de faire ça, eh bien, je n’étais plus sous contrôle.
Ça a été mon déclic de me dire « La situation n’est plus totalement sous contrôle. ». Et je racontais sur le groupe Telegram privé des membres de l’académie qu’à des moments, le soir, je fermais les yeux et je commençais à voir l’échiquier.
Je voyais les pièces de l’échiquier dans ma tête, en fait. Je me disais « tiens, là, il faut bouger le fou, là, il faut faire ça.». Et pendant mes prières, j’avais une distraction mentale.
Donc, ce qui me semblait être bon et sain, j’ai vu que ça commençait à toucher ma paix intérieure, ça devenait du bruit tout simplement. Il y a un petit animal, je crois que c’était comme une souris ou un mulot qui est passé devant moi, très sympa. Et donc tu vois ici, ce que je me suis dit : « Attends, c’est une bonne activité mais ça te prend finalement en paix mentale, en paix d’esprit. ».
Et j’ai compris que ce n’était pas la nature de l’activité qui posait problème mais c’était la place que cette activité prenait. Si tu veux aussi aller plus loin sur ce sujet, parce qu’il nous touche tous, tu peux regarder mon épisode sur l’addiction à la dopamine que j’ai enregistré il y a quelques semaines. Ça va exactement dans la même lignée.
Donc, tu vois, en fait, le cerveau, il leur demande constamment. Il est tout le temps en train de vouloir quelque chose en plus et il a fallu reprendre le contrôle. Comme d’habitude, quand j’ai ce genre d’aventure, je sens qu’il y a une chose dans ma vie qui n’est pas positive pour moi, je prends une décision claire et je fixe des règles.
La règle que je me suis fixée, qui m’a permis de résoudre ce problème, c’était pas d’échecs la journée, parce que je veux continuer les échecs tranquillement. Je m’autorise trois parties par jour, mais pas la journée.
Donc tu vois, j’ai pris cette décision écrite, c’était un acte concret, un engagement vers moi-même, j’ai dit trois parties maximum le soir. Mais la règle, la vraie règle, vraiment immuable, parce que si un jour les parties sont plus courtes et je veux en faire quatre, c’est OK.
Par contre, je ne fais pas d’échecs avant d’avoir couché les enfants vers 20h le soir. Voilà. Et ça, tu vois, c’est des règles qui sont simples, qui sont mesurables, qui enlèvent complètement l’ambiguïté et le choix. Il y a moins de négociations mentales, il n’y a pas de suppression, donc c’est juste un cadre.
Parce que j’aurais aussi pu dire j’arrête les échecs, mais ce serait dommage. Et je trouve que le fait de garder le plaisir sans perdre le contrôle, c’est top. Et pour faire ça, il suffit toujours de prendre une décision clé, l’écrire quelque part, moi je l’écris dans mon journal, accepter que même les loisirs doivent être disciplinés. Parce que même les bonnes choses, si on les fait à l’extrême, elles sont mauvaises. Comprendre que mettre des limites, ce n’est pas avoir moins de liberté, au contraire, c’est avoir plus de liberté et peut-être mettre en place des substituts.
Parce que je te disais, je faisais pendant mes pauses à 10h, mes pauses d’après-midi, je jouais aux échecs, et bien il faut remplacer. Donc j’ai mis en place tout simplement ici la lecture qui était mon habitude précédente. Donc maintenant, pendant mes pauses à 10h et l’après-midi, je lis un peu.
Et c’est top, je remplis l’espace autrement, intentionnellement, je remplace plutôt que supprimer, ça c’est une clé en ce qui concerne les habitudes, et tu vois ça montre qu’on a vraiment besoin de réflexion, de vigilance en ce qui concerne la dopamine, tu vois, c’est la même logique avec le smartphone, toutes ces micro-activités qui nous donnent des pics de dopamine, on doit, à mon sens, non pas les éliminer, ce serait impossible, mais on doit les maîtriser, les cadrer.
Et tu vois, il y a un grand principe général, ce qui est bon à petite dose peut devenir envahissant. En fait, tout est mauvais à l’extrême, tout est mauvais.
On a besoin de nourriture pour survivre, mais trop de nourriture, ce n’est pas bon. On a besoin d’eau pour survivre mais trop d’eau c’est pas bon. Donc il faut toujours chercher à avoir une discipline qui est à la fois douce mais ferme, pas être rigide mais avoir de la clarté. Et cette clarté je pense que vraiment on peut la voir en mettant en place un certain nombre de règles bien réfléchies et qu’on teste. Là, j’ai testé ça.
Au bout de deux jours, je savais déjà que c’était une bonne décision au niveau de ce que j’ai mis en place pour les échecs. Et si ça avait échoué, si j’avais dit, ah ben non, le soir, ça va pas, j’arrive pas à dormir, eh bien j’aurais adapté la règle.
Mais là, ça fait déjà quelques semaines, voire peut-être deux mois que j’ai mis en… peut-être pas, je sais plus. Mais en tout cas, ça fait un certain temps que j’ai mis en place cette règle et c’est parfait. C’est exactement ce qu’il me fallait donc tu vois, ça montre aussi que la sérénité ça demande une vigilance constante. Rien n’est jamais acquis en fait même avec des bonnes habitudes, on peut dévier même avec de bonnes intentions, on peut se perdre et faire des choses finalement qui ne sont pas top pour nous.
Parfois, moi vraiment je pensais être équilibré à 100%. Et en fait, je l’étais pas vraiment équilibré. Et la dérive, elle est souvent progressive. Elle est invisible. Donc tu commences, si je reprends l’exemple des échecs, mais c’est vrai pour tout.
Au début c’est ok, 3 parties le matin. Pour le lendemain, c’est 3 parties l’après-midi. Le surlendemain c’est 3 parties le matin et l’après-midi.
Tu vois, c’est toujours très constant comme ajustement. Donc, il faut être vigilant au quotidien. C’est pour ça que je trouve que c’est très intéressant d’avoir un journal, de faire ce qu’on appelle l’introspection, c’est-à-dire se demander « OK, est-ce que je fais ce qu’il faut ? ».
Reconnaître, évidemment, qu’on ne maîtrise pas tout, mais qu’on peut toujours ajuster nos comportements, qu’on peut accepter nos faiblesses. On est tous faibles en tant qu’être humain, on a tous un certain nombre de faiblesses. Il faut les accepter, mais on peut, clairement, avec un cadre simple, on peut agir, on peut ne pas laisser dériver les choses.
Et ça va bien avec mon thème global, dont je parle souvent pour cette année, qui est de ralentir et de simplifier. Donc, tu vois, je veux être plus calme, je veux être plus patient, je vais être plus présent avec ma famille, plus aligné dans ma foi. Eh bien ça passe par des petites décisions concrètes, comme ce que je viens de partager avec toi aujourd’hui.
Ce n’est pas spectaculaire, clairement, mais c’est structurant. Donc c’est vraiment quelque chose qui me semble être très intéressant pour moi et bien sûr pour toi, c’est pour ça que je l’ai partagé et je t’invite vraiment à regarder si dans ta vie tu n’as pas un certain nombre d’habitudes qui ont dérivé, qui étaient bonnes au début ou qui ne te faisaient pas de mal. Et qui petit à petit sont devenues un peu trop prenantes.
Donc voilà pour aujourd’hui, j’espère que ça t’a plu si tu t’intéresses au développement personnel je t’invite vraiment à télécharger mon livre gratuit « 4 pilules pour une vie riche et sans stress » sous la forme d’un PDF. Iil te suffit de suivre le lien dans la description de cet épisode ça se trouve sur francaisauthentique.com. Merci d’avoir été avec moi aujourd’hui pour cette marche et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan ! Salut !