06 Avr Mon déclic : ralentir change tout (Café Avec Johan 17)
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Transcription de la vidéo :
Salut à tous et merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode de Café Avec Johan. Le concept est simple et clair. J’ai un café, je m’appelle Johan, et tu prends ta pause ou ton café avec moi. Si tu as envie d’un café ou d’un thé, rejoins-moi tout de suite dans ces vidéos que tu peux aussi suivre sous forme de podcast, parce qu’on n’ajoute rien à l’écran, c’est vraiment quelque chose de spontané. Eh bien, je parle de différents sujets. Parfois, c’est la culture française. Parfois, ce sont des conseils d’apprentissage, mais aujourd’hui, c’est plutôt un conseil de développement personnel, parce que dans ces vidéos, ou en tout cas c’est l’une des missions de Français Authentique, je n’ai pas seulement envie de t’aider en français, j’ai aussi envie de t’aider à améliorer ta vie à mon humble niveau, en partageant avec toi mes lectures, mes apprentissages, mes tests de vie. Et voilà, c’est une de mes ambitions et une de mes missions ici sur cette chaîne.
Donc peut-être qu’en voyant ce titre tu t’es dit : « Tiens, je vais cliquer parce que je me sens un petit peu fatigué. Fatigué de devoir toujours courir partout, fatigué de toujours chercher à optimiser ma vie. » C’est aussi un des risques du développement personnel, de chercher à toujours faire plus pour améliorer sa vie. On va voir que c’est une erreur. Tu peux être fatigué parce que tu as l’impression que tu n’as jamais assez de temps. Et clairement, si c’est ton cas, je te comprends à 200 % parce que j’ai passé la plus grande partie de ma vie dans cet état d’esprit. Pendant des années, j’ai cru vraiment que je pouvais résoudre tous mes problèmes en accélérant, en faisant plus de projets, en passant plus de temps à créer, en ayant plus d’idées, plus de stratégies. Et c’est seulement récemment que j’ai compris qu’en fait, plus j’accélérais, plus j’ajoutais de choses à ma vie, plus j’avais une sorte de bruit dans la tête. C’est un peu ce qu’on appelle en français un trou sans fond. Un trou sans fond, c’est quelque chose qui n’a pas de fin, qui est infini. Plus tu ajoutes, eh bien plus ça continue, mais ça ne s’améliore jamais. Et j’ai compris que la clarté mentale, elle ne vient pas de l’accélération, au contraire, elle vient de la simplification. Et c’est ce manque de clarté qui me posait problème, là où moi je pensais que je manquais de temps. On manque rarement de temps : on a tous 24 heures dans nos journées, qu’on soit président américain, qu’on soit le pape, qu’on soit n’importe qui, je peux prendre d’autres, qu’on soit, je ne sais pas, Gandhi n’avait que 24 heures, Nelson Mandela n’avait que 24 heures. On a tous 24 heures dans nos journées. Et la clarté dont on a besoin, elle ne vient jamais de l’accélération, elle vient plutôt du fait de simplifier.
Et aujourd’hui, je voudrais te montrer cinq principes concrets – tu vas voir, il n’y a rien de compliqué dans ce que je vais partager avec toi – que j’applique dorénavant pour ralentir sans perdre en efficacité. Et si tu testes ne serait-ce que l’un de ces concepts, l’un de ses principes, cette semaine, tu risques de commencer à sentir un peu plus de sérénité, un peu plus de clarté. Tu sentiras en tout cas une différence et à mon avis, ça te donnera envie d’aller plus loin.
Donc le premier principe, c’est de ralentir, parce que ralentir, ce n’est pas faire moins, c’est choisir mieux. Ça, je vais répéter. Ralentir, ce n’est pas faire moins, c’est choisir mieux. Ça, c’est plutôt inspirant parce que pendant des années, comme je te le disais, moi j’ai confondu vitesse et efficacité. Je dis : « Il faut faire plus de projets, plus de contenus, plus de décisions. » À chaque fois en fait, que j’avais un problème, j’ajoutais quelque chose pour résoudre ce problème. Donc du coup, intérieurement, ça correspond à plus de bruit, plus de choses, plus de bruit. Tu vois, quand je travaillais – j’ai travaillé dix ans dans l’industrie automobile – j’étais tout le temps pressé, j’avais plein de réunions, j’avais parfois deux téléphones qui sonnaient en même temps. Je devais toujours me rendre… « OK, j’ai une réunion dans ce bâtiment là-bas. Maintenant faut que j’aille à l’autre bout de l’usine pour une autre réunion. » J’avais une pression permanente. Français Authentique, je l’ai développé en parallèle de cette vie-là, j’avais aussi une famille, donc tu vois, chaque minute comptait pour moi à ce moment-là et j’avais l’impression…, je pensais que pour m’en sortir, je devais ajouter des choses.
Je devais par exemple choisir une nouvelle stratégie ou je devais avoir un nouvel outil, un outil miracle sur mon smartphone pour être plus organisé ou un nouveau projet. Et en fait, c’est pas une question de quantité, c’est plutôt une question d’essentiel. Je me suis dit : « Non, Johan, en fait, tu ne manques pas vraiment de temps, tu manques de clarté et la clarté ne vient pas dans l’accélération. » Donc maintenant, par exemple, je me suis noté quelques exemples que je voulais partager avec toi pour que tu comprennes bien. Je fixe pour Français Authentique seulement un projet par trimestre. Pas trois, pas cinq. On pourrait en faire trois, on pourrait en faire cinq, mais j’en fixe un. J’en fixe un parce que, que ce soit pour moi ou pour l’équipe, je m’aperçois que c’est déjà beaucoup de maintenance de produire des contenus YouTube de qualité, de produire des podcasts de qualité, de servir les membres de notre académie. Toute l’équipe est très focalisée là-dessus. Donc si on veut fournir de la qualité, il faut faire moins. Donc c’est pour ça que j’essaie de faire moins de projets et de mieux décider. A titre plus personnel donc aujourd’hui, je ne travaille plus dans l’industrie automobile, je m’occupe de Français Authentique à plein temps et c’est quelque chose d’assez nouveau, j’expérimente avec trois blocs de travail par jour planifiés et le quatrième est libre. Ça ne veut pas dire que je ne travaille pas, ça veut dire que je choisis sur le moment, dans ma journée.
Aujourd’hui, si des idées tardives arrivent, j’ai énormément d’idées dans des listes – j’utilise ça sur Apple Notes. Je note mes idées, à la fin de la semaine, je les mets dans un tableau que j’ai appelé… C’est un anglicisme, mais moi ça m’aide parce que j’ai découvert ce principe dans un livre qui s’appelle Procrastinate on purpose. PoP. Ça veut dire en gros « procrastine, mais en le faisant exprès d’une manière consciente ». Donc ce que je fais, j’ajoute pas immédiatement les idées dans ma liste parce que parfois je pense avoir une super idée et auparavant, je me disais : « Ça, c’est une super idée, faut le faire. » Donc je la mettais dans notre liste de projets et au bout de trois jours, je me disais : « En fait c’est pas vraiment une bonne idée. » Donc maintenant, je ne m’autorise plus à agir tout de suite, mais je mets mes idées dans ce fichier « Procrastinate on purpose » – PoP. Mais tu vois qu’en fait, ralentir c’est arrêter de se disperser, mais c’est surtout mieux décider. En fait, la première source de simplification, c’est de décider les choses auxquelles on accorde de l’importance et les choses sur lesquelles on procrastine d’une manière consciente et absolument sans mauvaise justement conscience. Donc je t’invite vraiment à ralentir et peut-être que tu peux commencer à réfléchir à ça de ton côté. Tu écris par exemple : « Ma priorité cette semaine c’est : » et tu choisis une seule priorité juste pour essayer, tu vois, de commencer à voir à quel point c’est à la fois compliqué et puissant de simplifier.
Deuxième principe, principe super important : ralentir protège ton énergie mentale. Et encore une fois, je te l’ai dit, mais j’ai mis du temps à le comprendre. Ces dernières années, mon problème c’était vraiment pas le travail ou que j’avais trop de travail, c’était que j’étais surchargé mentalement. J’avais trop de choses dans ma tête et j’étais tout le temps en train de réfléchir, tout le temps en train de chercher à optimiser, à améliorer, tout le temps en train de comparer, de décider. Et en fait, j’ai lu dans le livre de Ryan Holiday qui s’appelle Stillness is the key. Il explique que la clarté mentale, donc le fait de savoir ce qu’on veut, d’avoir de la clarté dans sa tête, finalement, ça vient du calme intérieur, pas de l’hyper-réflexion. Donc, moi je pensais qu’en fait, quand je sortais, je prenais mon téléphone et je faisais des sortes de discussions avec ChatGPT pour essayer d’optimiser, je disais : « Tiens, qu’est-ce que tu penses de ça ? » Et je passais 30 minutes à essayer d’optimiser quelque chose. Je me suis aperçu que c’était moins efficace que juste moi, marcher et penser et réfléchir par moi-même. Parce que la clarté mentale, encore une fois, elle vient du calme intérieur. Donc il faut d’abord faire le calme dans sa tête et pas de l’hyper-réflexion, à être tout le temps en train de bombarder son cerveau.
Donc tu vois, parfois il n’y a pas de solution parfaite et il faut l’accepter. Et plutôt que d’être sans arrêt en train de sur-optimiser en réfléchissant, en prenant une feuille de papier, en faisant des plans, eh bien il faut comprendre que le cerveau, c’est pas comme un… En fait, on peut comparer notre cerveau un peu à un ordinateur avec de la RAM (la mémoire vive, tout ce dont on a besoin pour réfléchir) – et c’est David Allen dans son livre Getting Things Done qui parle de ça – dit que notre mémoire vive, elle doit nous servir à réfléchir, pas à stocker plein d’informations. Donc en se laissant le temps de vider un peu sa tête, d’avoir de la clarté mentale, on libère de la RAM comme un ordinateur qui ne fonctionne plus bien parce qu’on a trop de fenêtres d’ouvertes. Il faut fermer les fenêtres ouvertes sur l’ordinateur et fermer un certain nombre de fenêtres ouvertes – c’est une métaphore, bien sûr – dans notre cerveau, parce que si on essaie de tout retenir, de tout optimiser et de tout rendre parfait, notre cerveau surchauffe.
Donc moi, ce que je fais maintenant, j’essaie de laisser mon téléphone loin de moi pendant que je travaille. Là, je l’ai à côté de moi parce que je m’en sers parfois pendant les tournages vidéo, mais sinon le téléphone est dans une autre pièce quand je me suis focalisé sur mon travail. Je ne le prends pas toujours avec moi pendant les marches, j’essaie de marcher sans téléphone. Je le laisse parfois au premier étage quand je suis au rez-de-chaussée pour manger avec ma famille et j’essaie d’avoir un jour complet pendant lequel je refuse de penser stratégie. Ça, c’est difficile parce qu’auparavant je pensais à Français Authentique du lundi au dimanche, tout le temps. Là, j’essaie le dimanche – je ne dis pas que je réussis toujours – mais le dimanche, j’essaie de moins me focaliser et d’avoir un jour un peu sacré, pendant lequel je me détends avec ma famille tout simplement.
Et j’essaie aussi de moins consommer, d’avoir moins de sources d’inspiration et plus de silence. Donc j’ai enlevé les nouvelles de mon smartphone. J’utilise juste des contenus fermés, c’est-à-dire que j’ai un journal que j’ai sur ma tablette, j’ai un abonnement au Figaro, mais peu importe, peu importe la source. Mais l’avantage c’est que je ne suis pas à scroller pendant des heures. Dès que j’ai cinq minutes aux toilettes ou en me brossant les dents, j’ai le journal sur ma tablette qui est comme un journal physique. Je télécharge vraiment le journal en lui-même que je peux lire, tourner les pages sans être envoyé à droite, à gauche vers autre chose. Et quand j’arrive à la fin, c’est la fin. C’est pas ce scroll infini qu’il peut y avoir sur les applications.
Donc moi, ce que je t’inviterais à faire de ton côté, un petit exercice, c’est de te choisir quelques heures cette semaine, peut être deux heures où tu ne fais rien de productif. Alors, ça va être difficile ; les dix premières minutes, ça va être horrible. Tu vas être là, ton cerveau va vouloir penser, va te dire « tu as oublié ça, note ça » mais non, tu tiens bon. Tu n’apprends pas le français, tu ne penses pas au travail, tu n’optimises pas. Soit tu lis pour le plaisir, soit tu te promènes et tu laisses un peu reposer ton cerveau et observe un peu ce qui se passe les jours suivants. Quand tu fais ça, tu verras que tu risques d’avoir beaucoup plus de clarté et de paix d’esprit. Dans le monde actuel un peu trop surchargé dans lequel on vit, ça fait vraiment du bien.
Troisième principe : la patience est une force active. Et ça, c’est encore une fois, tu vois, quelque chose qui peut paraître contre-intuitif parce que nous, on pense que si on ralentit, on subit. Mais en fait, ralentir, c’est un choix et c’est une discipline, c’est une discipline. On peut littéralement être efficace sans être pressé. Les personnes que j’admirais le plus quand je travaillais dans l’industrie automobile, c’était des personnes déjà d’un certain âge, avec beaucoup d’expérience, et moi qui étais toujours pressé en train de courir d’une réunion à l’autre, je les voyais toujours calmes, posées. Tu venais avec eux avec un problème, ils disaient : « Hum, OK, OK », ils réfléchissaient, ils prenaient leur temps. Et ça, ça m’a toujours, moi, fasciné et ça m’a toujours montré la voie, même si celle-ci est parfois un peu difficile à suivre. Et pour moi le mot clé ici c’est vraiment la patience. C’est une chose que j’ai vraiment pu suivre chez eux, et j’ai eu la possibilité et la chance d’échanger avec Gwendoline, qui est une membre clé de l’équipe Français Authentique que les membres de l’académie connaissent tous, qui travaille avec moi sur plein de projets différents, des projets clés et on a échangé sur la patience. J’ai fait un article complet de blog ou un podcast de Marchez Avec Johan complet sur le sujet. Et en fait, Gwendoline m’a fait suivre un article dans lequel on présentait quatre façons de pratiquer la patience. Moi je les ai repris, je les ai réécrits, c’est sur une porte derrière que tu ne peux pas voir, c’est affiché et j’essaie – je les revois chaque matin – et j’essaie de les appliquer dans ma vie parce que c’est la clé pour ralentir et pour être serein. Donc je vais te les lister tranquillement, de manière très courte, et tu verras à quel point ça peut faire de toi une meilleure personne finalement.
La première chose, c’est d’être lent à se mettre en colère, de rester calme. Dieu sait à quel point c’est compliqué avec trois enfants – Tom qui est préadolescent, Emma qui est adolescente, Raphaël qui a cinq ans, donc avec des sollicitations constantes et parfois une écoute qui n’est pas totalement fiable pour les parents – et bien parfois on est fatigué et on a tendance à vouloir élever la voix. Donc maintenant j’essaie de respirer avant de répondre, je prends cet instant de pause pour essayer de ne pas me mettre en colère et d’être patient.
La deuxième chose, c’est de savoir attendre calmement, sans s’irriter ni s’agacer. Avant, quand un médecin qui me recevait était en retard, je stressais, je me disais « quel manque de respect ! » Maintenant, j’arrive avec un livre et s’il faut attendre 20, 30 minutes, si le médecin est en retard, c’est OK parce que j’ai de la patience.
La troisième chose, c’est d’être patient dans son travail, de ne pas se précipiter, de ne rien bâcler. J’essaie de m’organiser et de me laisser le temps nécessaire aux tâches. Auparavant, j’avais tendance à planifier beaucoup trop. Il faut faire ça, faut faire ça. Résultat, je courais tout le temps. Maintenant, j’accepte que certaines tâches prendront plus de temps que prévu, qu’il y aura des imprévus et c’est pas grave. Je sais que celle d’après attendra et le seul moyen d’être au clair avec ça, c’est de savoir quelles sont les choses qu’on a à faire et qu’on fera plus tard. Ça reprend l’idée de de la procrastination consciente, en le faisant exprès, en cherchant à procrastiner. C’est que ça peut être OK pour ton cerveau que si tu l’as noté quelque part. David Allen en parle beaucoup dans le livre que j’ai cité tout à l’heure. David Allen, c’est vraiment un des gourous de la productivité et de l’organisation. Il disait : « Le seul moyen d’être OK avec ce qu’on ne fait pas, c’est de savoir ce qu’on ne fait pas. »
Si tu ne le notes pas quelque part, eh bien tu vas avoir tendance à y penser tout le temps. Donc tu vas être au milieu d’une tâche et « ah, au fait, il faut que je fasse ça ». Donc, note tout et sois flexible, ne bâcle rien, n’agis pas dans la précipitation.
Et le quatrième point de la patience, c’est de supporter les épreuves sans se plaindre. Moi j’ai eu des soucis de genoux, c’est vraiment une épreuve. J’aurais aimé avoir une solution immédiate. Je ne l’ai pas ; maintenant, j’accepte le processus, j’accepte d’être patient. Je fais plus d’efforts long terme sur mon sommeil, ma nutrition, ma gestion des émotions, mes étirements, le renforcement musculaire et je vois que cette contrainte pourra probablement m’aider à vivre un peu plus longtemps en bonne santé. Parce que sinon, la seule solution pour moi, c’était de prendre un médicament rapide pour résoudre ce problème, mais peut-être en créer d’autres ailleurs.
Donc vraiment, ce que je t’invite à faire aujourd’hui, c’est de pratiquer au cours de cette semaine ces quatre vertus liées à la patience : de ne pas t’énerver, de, quand tu dois attendre quelque part, rester calme et prendre un livre, de finir tes tâches proprement sans rien bâcler et d’accepter les difficultés sans se plaindre. Et tu verras. Observe comment tu te sens et je suis à peu près sûr que tu te sentiras bien mieux.
Prochain principe – c’est l’avant dernier : faire une vraie pause, ça augmente la performance et c’est contre-intuitif. On peut se dire : « Non, il faut que je travaille plus, il ne faut pas que je fasse de pause. » Bien souvent, mes meilleures idées sont venues pendant que je faisais une pause. Ça venait pas quand j’étais assis en train de me forcer. Tu vas avoir une bonne idée sous la douche, tu vas avoir une idée en marchant, en voyage avec ta famille, en lisant sans objectif, ou même à Noël en famille, tu sais, parce que le fait d’être en pause, ça libère du temps à ton cerveau et la partie inconsciente peut travailler sans être surchargée. Et moi, en cette fin d’année, en fin d’année 2025, j’ai fait une vraie pause familiale. Ça faisait longtemps que je ne l’avais pas fait. J’ai essayé de me déconnecter. En tout cas, je me suis déconnecté du travail, j’ai essayé d’être le plus présent possible avec ma famille. Malheureusement, on a eu quelques soucis – ça, j’en parlais dans un épisode de Marchez avec Johan, – mais j’ai pu en profiter. Je me suis rendu compte vraiment à quel point ces moments de détente et de repos peuvent être précieux. Ça permet de respirer, de prendre du recul, de limiter le stress et de préparer la suite avec plus de clarté. Et quand je me suis remis au travail en janvier, j’étais super motivé, avec plus de clarté. Donc j’essaie maintenant de mon côté d’appliquer ça en m’offrant deux mini pauses de quinze 20 minutes chaque jour. Et comme je te disais le dimanche, de ne pas travailler du tout. De me laisser le choix des contenus que j’utilise pendant ma pause. C’est pas « tu lis à tout prix », c’est « si tu as envie de lire, tu lis. Si tu as envie de faire une partie d’échecs, tu fais une partie d’échecs ». Pas besoin de se forcer tout le temps, et c’est pareil pour ton apprentissage. N’hésite pas à lire juste quelques pages en français, tranquillement de temps en temps, ou à regarder une vidéo, mais sans objectif précis. Peut-être qu’aujourd’hui c’est ce que tu fais : tu m’écoutes sans objectif, juste pour avoir du français. Tu peux même faire des vraies pauses sans aucune culpabilité pour mieux respirer.
Donc regarde si dans les prochaines semaines, tu peux te fixer quelques heures pour toi, où tu marques en gros dans ton calendrier, dans ton agenda ou dans ton agenda en ligne, tu marques « repos » et tu respectes. Pas de travail, pas de français, pas de réflexion, juste du repos. Et regarde comment tu te sens les jours suivants.
Dernière partie, dernier principe : ralentir te rend plus serein. Ici, en fait, je me suis rendu compte que j’ai pas besoin de tout le temps m’améliorer. Ça, c’est un des risques du Kaizen. Je parle beaucoup du Kaizen dans l’apprentissage du français, mais aussi dans le développement personnel. Le Kaizen, c’est en gros « il faut chercher les toutes petites améliorations quotidiennes ». Et ça, je le maintiens aussi bien pour les langues que pour notre vie. Il faut essayer de se coucher meilleur qu’on ne l’était quand on s’est levé. Mais il peut y avoir un petit peu un effet pervers si on se met trop de pression pour ça. Il faut se protéger et penser à durer sur le long terme. Et ici, mon ami Alberto D’Italiano Automatico – chaîne pour apprendre l’italien que je te recommande. Mon ami Alberto m’a toujours aidé là-dessus en me disant : « Johan, attention, il faut que tu tiennes sur le long terme. Ça sert à rien de te forcer trop maintenant, il faut que tu te retiennes pour être là pour ta famille, pour ta santé, pour ta communauté dans les quinze ans à venir, parce qu’on parle toujours de croissance, mais au final, la stabilité, c’est aussi une victoire. » Donc il faut accepter de ralentir parce que c’est OK de stagner, de ne pas s’améliorer pendant quelques jours. C’est OK quand on sent que la communauté ne progresse plus comme avant. C’est le cas de Français Authentique. C’est un peu plus compliqué que ça ne l’a été, notamment en 2021, après le Covid, où là, beaucoup de monde nous a rejoint. C’est OK, il faut faire confiance au long terme, il faut faire confiance à la nature et au rythme des saisons. Il y a des saisons de croissance, des saisons de stagnation, des saisons de repos où ça baisse un peu. Et vouloir toujours être en croissance et toujours se forcer, ça entraîne du stress et c’est malsain.
Donc si tu veux être moins stressé, plus serein, ralentis, sois régulier. C’est OK d’avoir l’esprit Kaizen, de chercher à s’améliorer, mais il ne faut pas que ce soit des grandes révolutions, juste des toutes petites accumulations ou des toutes petites améliorations qui vont s’accumuler.
Et tu vois, j’ai hésité à créer encore un cours cette année, parce que je sais que j’ai la capacité à créer des cours pour Français Authentique et pour l’audience et que je peux les aider, mais j’ai vu que voilà, on a fait un super cours en 2025 qui s’appelle « 15 clés pour débloquer ton français ». Et donc ce cours, il est déjà suffisant pour le moment. Ça ne sert à rien d’ajouter encore un cours, même si certains nous le demandent. L’idée, c’est plus de se focaliser, de mettre toute mon énergie et celle de l’équipe sur l’Académie Français Authentique, en améliorant les réunions avec nos tuteurs, en améliorant nos contenus, en rendant notre plateforme plus facile à suivre. Là, on fait un gros travail pour encore mieux aider ceux qui nous rejoignent, parce que certains sont perdus quand ils arrivent. Donc c’est OK dans un moment où on a envie de ralentir, de justement se focaliser et accepter de ne pas progresser énormément.
Donc voilà un petit peu ce que je voulais te dire aujourd’hui. Moi ces cinq principes, clairement, ils ont changé ma vie. Suis-je parfait ? Non. J’espère que tu as répondu « non » parce que personne n’est parfait et je suis très très très très loin d’être parfait, mais je suis meilleur qu’il y a six mois et ça c’est l’essentiel. C’est ça l’esprit Kaizen, c’est ça Français Authentique : c’est la petite progression régulière qui amène des grandes progressions sur le long terme.
Si tu veux avancer avec moi et avec mon équipe, j’ai une bonne nouvelle : les inscriptions à l’Académie Français Authentique sont ouvertes pour quelques jours. Moi, j’ai pas créé l’académie pour que tu ailles plus vite et que tu sois stressé. J’ai créé l’académie pour que tu te trouves dans un environnement plaisant, pour que tu ne sois plus jamais seul, pour que tu saches quoi faire au quotidien et que tu apprennes en prenant du plaisir, tout simplement. Donc si tu nous rejoins, tu auras accès à des modules exclusifs sur la culture française, la France, la francophonie, le développement personnel. Tu as des réunions en direct, tu as des réunions Zoom avec nos tuteurs, tu as une grande famille qui t’attend, une communauté que je nourris notamment au quotidien ou presque sur nos groupes Telegram et Facebook. Tu as un parcours d’accueil personnalisé. Et donc le lien est en dessous. Découvre. Si ça résonne, rejoins-nous avant la fermeture des inscriptions parce qu’on ouvre que 10 % de l’année et sinon c’est pas grave, ce sera pour une autre fois. Mais en tout cas, merci du fond du cœur d’avoir pris ce café avec moi. Je te dis à très bientôt dans l’académie si tu suis le premier lien, ou alors pour un autre épisode de café avec Johan. Merci de m’avoir suivi. Salut, à bientôt.