6+1 erreurs à éviter dans ton apprentissage du français

6+1 erreurs à éviter dans ton apprentissage du français

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Transcription de la vidéo :

Salut ! Apprendre une langue, c’est une grande aventure. Il y a des astuces et des raccourcis à découvrir. Il y a aussi bien sûr des pièges à éviter. Aujourd’hui, on voulait te présenter 6 + 1, donc 7 pièges à éviter dans ton apprentissage du français.

Salut ! Merci de me rejoindre pour cette nouvelle vidéo. Avant de passer au contenu et de te présenter ces erreurs que tu fais peut-être ou que tu as peut-être fais dans ton apprentissage du français, je voulais te rappeler qu’il y a un lien dans la description, c’est le premier lien, qui te permet de faire un quiz. Donc, tu peux déjà l’ouvrir dans une autre fenêtre, dans un autre onglet, pour pouvoir te tester directement après avoir regardé cette vidéo.

Alors, on va parler aujourd’hui d’erreurs d’apprentissage, pas d’erreurs de langue hein, quand tu confonds des mots, quand tu prononces mal un mot, ce n’est pas ce type d’erreurs qu’on va voir aujourd’hui. On va voir vraiment des erreurs de méthode.

Bien sûr, ce type d’erreurs, c’est mieux de les éviter au début de son apprentissage, mais parfois on a fait une erreur, on s’en aperçoit, et c’est bien, ce n’est jamais trop tard finalement pour la corriger. En français, il y a même une expression qui est « mieux vaut tard que jamais ». Donc, si tu as fait une erreur dans ton apprentissage pendant longtemps, ce n’est pas grave. Il vaut mieux arrêter de la faire tard, maintenant, que de ne jamais arrêter de la faire. « Mieux vaut tard que jamais ».

Un rappel, je voudrais ici appeler tout le monde à la mesure. Il y a certaines choses que je vais partager avec toi qui sont peut-être des choses qui fonctionnent pour toi, pour ton cas personnel. Dans les vidéos de Français Authentique, on fait des généralités, c’est-à-dire que quand on va parler de ces choses-là, on va dire pour la majorité des gens, il ne faut pas le faire ou il faut éviter parce que ce sont vraisemblablement des erreurs.

Il y aura toujours des petites exceptions, quelques personnes qui diront : « Moi, je le fais et ça marche ». Si c’est le cas, tant mieux, continue donc de le faire, mais ne fais pas une généralité. Ne dis pas : « Vous vous êtes trompés, ça marche ». Il y a effectivement des exceptions, mais d’une manière générale, on pense vraiment que ces 7 choses, tu devrais éviter de les faire, tu devrais éviter de les appliquer dans ton apprentissage du français.

Premièrement, première erreur : Se décourager parce qu’on fait des erreurs. On a fait une vidéo complète là-dessus, donc on va te mettre le lien dans le « i » comme info, là-bas, et aussi dans la description. Tu peux regarder cette vidéo tout à l’heure. Il est clair que beaucoup se découragent quand ils font des erreurs à l’oral.

Le seul conseil que je peux vraiment te donner, c’est « ne sois pas trop dur avec toi-même ». Être trop dur avec soi-même, ça n’apporte pas de motivation supplémentaire, ça apporte surtout du stress, de l’anxiété et c’est contreproductif. Bien sûr, je ne te dis pas d’ignorer complètement tes erreurs, parce que ça non plus, ça ne t’aide pas, ça te fait stagner, tu ne progresses pas.

L’idée n’est pas de faire comme si on ne faisait pas d’erreurs, de les ignorer, mais c’est malgré tout de ne pas être trop dur avec soi-même, parce que les erreurs sont impossibles à éviter, on ne peut pas parler une langue étrangère sans faire d’erreurs. Donc, plutôt que de stresser, d’être dur avec soi-même et de regretter, s’en vouloir de faire des erreurs, il faut les utiliser pour progresser.

Si tu fais une erreur en parlant à l’oral avec un natif et que tu t’en aperçois, eh bien ce n’est pas grave, c’est le but finalement. Les seuls qui ne font pas d’erreurs, ce sont ceux qui ne parlent jamais. Et c’est dommage, parce que quand on ne parle jamais, on progresse quand même beaucoup moins vite.

Deuxième erreur : Apprendre du vocabulaire qui n’est pas adapté. On en trouve beaucoup aujourd’hui sur internet ou dans les livres, des longues listes de vocabulaire avec soi-disant des mots à connaître à tout prix, les 5 000 mots à connaître pour parler français etc. vraiment des contenus de ce type. Et souvent, ce n’est pas le vocabulaire le plus utile finalement, parce que ce vocabulaire est présenté sous forme de liste, sans contexte, et ce n’est pas vraiment le vocabulaire dont tu vas avoir besoin pour parler.

Ce n’est jamais bon d’apprendre des mots isolés, qui ne sont pas dans une phrase. Il faut toujours employer le mot dans une petite phrase ou dans un morceau de phrase, mais ne jamais regarder des mots isolés, sans contexte. Et parfois, le vocabulaire qui est choisi pour ces listes n’est absolument pas adapté.

Valentine, qui prépare ces contenus avec moi, me disait avoir vu le mot « charrue » sur une liste pour débutant, alors que « charrue », premièrement, ce n’est pas un mot pour débutant et ce n’est pas un mot utile. Je ne conseillerais à aucun non-natif de connaître le mot « charrue ». C’est bien de l’entendre, c’est bien si tu le rencontres par hasard, de te poser la question de ce que ça signifie, mais de là à l’apprendre de façon spontanée et volontaire, non, ce n’est pas un mot super utile.

Pas sûr que tu aies besoin de connaître ce mot hors-contexte et ça prend beaucoup de temps, beaucoup trop de temps, d’essayer de consulter ces longues listes de vocabulaire. Et ce temps, il serait beaucoup plus utile si tu l’utilisais par exemple pour écouter des contenus ou regarder des contenus réels en français. L’idée, c’est de faire exactement ça, consomme plein de contenus en français et note les mots qui te semblent utiles.

En faisant ça, tu vas apprendre seulement du vocabulaire pertinent pour toi, du vocabulaire utile, que tu auras découvert et entendu dans des contenus authentiques. Ce ne sera pas une liste sans contexte et sans intérêt, ce sera du vocabulaire spécifique que tu auras puisé et découvert dans la bouche d’un natif.

Un autre avantage, c’est que ça va te permettre d’apprendre du vocabulaire spécifique lié au contenu que tu apprécies. Si tu écoutes, je ne sais pas moi, des contenus qui parlent de football, eh bien tu vas entendre plein de vocabulaires de football que tu vas noter. Si tu écoutes des contenus liés à la musique, tu vas apprendre du vocabulaire adapté à la musique. Ça te permet, en utilisant des contenus authentiques, de tout simplement découvrir du vocabulaire utile pour toi.

Troisième erreur : Se focaliser sur la grammaire, la grammaire et encore la grammaire. Bien sûr, je l’ai dit à de nombreuses reprises, la grammaire est importante, c’est la base d’une langue finalement, c’est le squelette. Notre squelette, c’est l’ensemble des os du corps, c’est ce qui maintient le corps en place. La grammaire, c’est le squelette d’une langue, donc c’est quelque chose d’important. Je suis d’accord avec ça.

Mais c’est loin d’être la seule chose à connaître ou à étudier. Avec une grammaire impeccable, on ne peut toujours rien dire, on ne peut toujours faire aucune phrase. On ne peut pas s’exprimer à l’oral si on a seulement une grammaire parfaite. Pour pouvoir parler, il faut avoir une bonne compréhension, il faut avoir un bon niveau de vocabulaire, il faut savoir comment conjuguer les verbes, il faut connaître plein d’expressions.

Et finalement, il y a trop de gens qui passent tout leur temps à faire de la grammaire et qui négligent le reste. C’est finalement un déséquilibre complet. Ne faire que de la grammaire, n’étudier que de la grammaire, ça ne t’aidera pas à parler français.

Si tu adores la grammaire, pas de souci, tu peux l’étudier, c’est bien ; si c’est ton hobby, c’est encore mieux, parce qu’avoir une bonne grammaire, ça te donne un bon squelette, donc une bonne base. Mais ce n’est pas tout, fais d’autres choses aussi à côté.

Et si tu détestes étudier de la grammaire, ce n’est pas grave non plus. Essaie de l’étudier autrement, sans livre de grammaire mais en t’immergeant dans des contenus natifs, dans des contenus authentiques, et tu essaies de comprendre les structures, pourquoi on a utilisé une structure dans une phrase et pas dans une autre. Donc, tu peux aussi tout à fait apprendre de la grammaire automatiquement et naturellement.

Personnellement, je suis un peu entre les deux. On ne peut pas dire que j’adore la grammaire, mais on ne peut pas non plus dire que je la déteste. Et que ce soit pour chacune des trois langues étrangères que j’ai étudiées, l’anglais, l’allemand et l’italien, eh bien j’ai essayé d’apprendre quand même un minimum de grammaire en voyant ça un peu comme un jeu, en étudiant la logique de la langue, en utilisant les systèmes utilisés dans la langue.

J’ai essayé d’utiliser un peu les 80/20, c’est-à-dire focaliser mes efforts sur les 20% des notions de grammaire qu’on retrouve 80% du temps dans les phrases. Donc, c’était plutôt un jeu pour décortiquer le système et pour découvrir la langue. Et ça m’a beaucoup aidé pour ensuite mieux comprendre les contenus authentiques que j’écoutais par la suite.

Quatrième erreur : Négliger la prononciation. Alors, c’est une erreur très fréquente et c’est difficile d’avoir finalement une bonne prononciation, donc beaucoup se disent : « Ce n’est pas grave. Je ne me concentre pas du tout sur la prononciation ». Et j’ai été le premier à t’encourager à ne pas trop te focaliser sur la prononciation, mais je mets un bémol. Chercher à avoir une prononciation parfaite, celle d’un natif, pour moi, ce n’est pas la priorité. On entendra toujours que tu n’es pas natif. Donc chercher cet idéal, ce n’est, pour moi, pas la meilleure chose.

Par contre, il n’y a rien de plus frustrant que d’être capable de comprendre tout le monde, que d’être capable de faire plein de phrases correctes, mais de ne pas être compris par les natifs parce qu’on a une mauvaise prononciation. Donc la prononciation, ça reste important et pour moi ça reste important jusqu’au stade où on te comprend. On doit pouvoir te comprendre quand tu parles, sinon tu as beau connaître toute la grammaire française, tout le vocabulaire français, la conjugaison française, si quand tu parles, tu prononces tellement mal qu’on ne te comprend pas, ça ne t’aidera pas.

Et malheureusement, ça arrive. J’ai l’occasion d’entendre des gens, des non-natifs, que je ne comprends pas. Donc, il faut quand même faire cet effort et ne pas négliger complètement la prononciation.

Prononcer dans une langue étrangère, en l’occurrence pour toi, prononcer en français, ça fait travailler des muscles que tu n’utilises peut-être pas ou des parties de ton corps que tu n’utilises peut-être pas dans ta langue maternelle, donc ça se travaille. Et on fait dans tous les cours de Français Authentique, que ce soit dans l’académie ou dans tous les autres cours, on a des exercices de prononciation. On te dit une phrase, on te fait répéter cette phrase parce que la prononciation c’est super important.

Cinquième erreur : Mal doser son apprentissage. C’est classique. Au début, on est super motivé, donc on se dit : « Allez, j’adore tellement travailler en français, je vais travailler deux heures par jour ». Et au bout d’un moment, on se lasse. On a tous plein de choses à faire dans nos vies et on passe de deux heures à dix minutes ou zéro minute à pas du tout. Et ça, c’est un problème de dosage. Il ne faut pas chercher à en faire trop, mais il ne faut pas se contenter de trop peu non plus.

Donc, si tu as deux heures par jour et que tu as suffisamment de motivation pour travailler en français deux heures par jour, top, continue, c’est génial. Par contre, si tu n’as que 20, 30 minutes, ce n’est pas grave, utilise… on en parle dans plein de contenus de Français Authentique, il s’agit de deux règles de Français Authentique, utilise tes temps morts pour trouver du temps et travaille avec l’esprit kaizen, c’est-à-dire cherche à avoir des petites améliorations quotidiennes plutôt que de chercher une grosse amélioration de temps en temps. On va te mettre le lien vers la vidéo sur le kaizen dans la description et dans le « i » comme info pour que tu puisses aller voir ça.

L’idée, c’est d’avoir un programme, de savoir ce que tu vas pratiquer, quand tu vas le pratiquer, et d’essayer de varier les programmes. Un coup, ça va être une écoute de contenu, un coup, tu vas regarder une vidéo, tu vas lire un livre, mais le fait de varier, c’est vraiment très bien.

L’idée, c’est que tu prennes du plaisir. Donc, quel que soit ce que tu fais, consomme du français réel, du français authentique, que tu comprends et que tu apprécies. Si tu fais ça, c’est la base, c’est la clé de tout.

Sixièmement : Traduire dans ta langue maternelle. Ça, c’est classique. On a tous, tout apprenant a forcément, à un moment donné, eu ce problème de traduire, en l’occurrence pour toi du français vers ta langue maternelle, de ta langue maternelle vers le français. On a tous ce réflexe parce que finalement c’est facile à faire. C’est facile, mais c’est très mauvais parce que déjà ça enlève la rapidité, la fluidité. Si tu entends un truc, tu le traduis, tu penses à ta réponse, tu traduis. Ça ne fonctionne pas. Ce n’est pas fluide. Ce n’est pas comme ça qu’on parle des langues.

L’idée, c’est quand même d’oublier ta langue maternelle et les autres langues que tu parles déjà, parce que si tu essaies de calquer des concepts de grammaire d’une langue vers une autre, ça ne fonctionne pas. J’ai eu ce problème en allemand. Parfois en allemand, on met le verbe à la fin de la phrase, jamais on fait ça en français ou très rarement. Donc, si tu penses en français avec le verbe au début de la phrase et que tu transcris ça en allemand avec le verbe à la fin de la phrase, ça ne fonctionne pas. Donc, on ne peut pas calquer une langue sur une autre. Quand tu parles une langue, il faut oublier l’autre et passer en mode français total.

Et enfin, on t’a dit qu’il y aurait 6 + 1 erreurs, donc en tout, on a 7 erreurs à ne pas faire, la dernière, c’est littéralement : « abandonner ». Apprendre une langue, c’est long, ça demande beaucoup d’efforts et c’est parfois frustrant. Il y a des moments tu progresses, d’autres tu progresses moins, tu as même parfois l’impression de régresser, c’est-à-dire de perdre ton niveau.

Et tout ça, ça peut pousser beaucoup d’apprenants à abandonner, à arrêter son apprentissage. Forcément, celui qui abandonne a échoué. Il y a une citation que j’aime beaucoup de Clemenceau, qui était un homme d’État français, qui a dit : « Le seul moyen d’échouer, c’est d’abandonner avant d’avoir réussi ». C’est très beau, c’est très simple aussi et c’est très vrai. Si tu arrêtes ton apprentissage, si tu abandonnes, tu as échoué. Et c’est le seul moyen d’échouer, puisque tant que tu n’abandonnes pas, tu n’as pas échoué.

Apprendre une langue, ça a beau être difficile, c’est quand même quelque chose de formidable. Ça te permet de sortir de ta zone de confort, de rencontrer d’autres personnes, d’apprendre plein de choses sur différentes cultures, donc c’est quand même quelque chose de grandiose.

Ne te laisse donc jamais abattre par les difficultés, par les plateaux, par les échecs, qui ne sont que temporaires finalement. Ne pense pas aux erreurs, ne pense pas à tout ce qui est négatif. Au moment où tu seras en France et que tu vas commencer à parler français ou au moment où tu échangeras avec un natif avec confiance, tu seras super fier de toi. Ne baisse donc jamais les bras et travaille doucement, sereinement, avec l’esprit kaizen en en faisant un petit peu chaque jour.

Voilà ce que je voulais te dire aujourd’hui. Encore une fois, c’était très général. Ce sont des choses qui, d’après notre expérience à Valentine et moi, sont des erreurs très répandues et sont des erreurs à éviter dans ton apprentissage du français. Bien sûr, on n’est pas tous pareils, mais c’est quelque chose de classique. L’idée, c’est d’être ouvert, de tester, d’expérimenter, de faire plus ce qui fonctionne et moins ce qui ne fonctionne pas.

Donc, ce qu’on te conseille de ne pas faire, c’est :

Numéro 1, de te décourager suite à tes erreurs.

Numéro 2, d’apprendre du vocabulaire qui n’est pas adapté.

Numéro 3, se focaliser uniquement sur la grammaire.

Numéro 4, négliger la prononciation.

Numéro 5, mal doser son apprentissage.

Numéro 6, traduire dans sa langue maternelle.

Et numéro 7, le pire de tous, abandonner.

Tu peux aller faire le petit quiz. Je t’avais invité à ouvrir ce lien dans un nouvel onglet. Tu peux aller voir si tu as bien compris ce qu’on a partagé avec toi aujourd’hui. N’hésite pas à partager avec nous en commentaire tes astuces, ce que tu penses justement de l’apprentissage en général. En général, on a toujours des astuces très pertinentes qui nous sont données par les membres de la famille Français Authentique. Laisse un petit pouce en l’air, un petit pouce bleu, si tu as aimé cette vidéo. Et bien sûr, n’oublie pas de t’abonner à la chaîne You Tube de Français Authentique en activant les notifications pour ne rien manquer.

Merci du fond du cœur d’être toujours de plus en plus nombreux à nous suivre et à commenter nos contenus. On se retrouve très bientôt pour du contenu en français authentique. Salut !