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4 façons de pratiquer la patience

Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :

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Transcription de l’épisode :

Salut mes très chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Encore un épisode un peu venteux. Il y a du vent aujourd’hui, mais c’est pas grave. On va faire comme si on marchait ensemble. Tu peux aussi, parfois, marcher avec quelqu’un, être au bord de la mer et avoir une journée venteuse. Donc, imaginons que nous sommes en train de marcher tous les deux au bord de l’eau. Je sais que mon micro arrête beaucoup le vent, mais je sais aussi que tu vas l’entendre. Donc, prenons le temps de marcher.

Aujourd’hui, on va parler… c’est un épisode de développement personnel, et on va parler d’un des grands, grands objectifs que je me suis fixés en 2026. Mais je ne parlerai pas vraiment d’objectif, je parlerai plutôt de focus ou de priorité puisque, comme je te le dis souvent, je ne me fixe pas d’objectif ou je ne me fixe plus d’objectif. J’essaie vraiment de parler de focalisation et priorité.

Et pour moi, j’en ai déjà parlé l’an dernier, mais c’est important pour moi d’amplifier ce point, parce que j’ai vraiment commencé à y travailler de manière intensive l’année dernière, en fin de l’année dernière, c’est de travailler ma patience. C’est difficile car c’est, pour moi, en tout cas, un combat quotidien, vraiment, contre certains traits de ma personnalité. On peut dire que je ne suis pas du tout de nature patiente. Je suis même de nature impatiente. J’ai pas peur de le reconnaître. Et du coup, être plus patient, ça fait partie des choses qui sont à la fois indispensables, mais aussi compliquées. Et c’est toujours comme ça. Si c’était facile, ça ne vaudrait pas le coup. Donc, le fait que ce soit difficile, que ce soit contre ma nature et que ce soit quelque chose de bon, c’est un signe qu’il faille persévérer et avancer au maximum sur le sujet.

J’ai d’ailleurs échangé avec notre tutrice… j’allais dire tutrice. Ce n’est plus une tutrice, mais les membres de l’académie connaissent tous Gwendoline, qui a été tutrice pendant longtemps dans l’académie et qui, aujourd’hui, travaille avec moi sur différents projets, mais c’est quelqu’un de très important pour Français Authentique. Et on a échangé sur le sujet, puisqu’elle est… Alors, je pense qu’elle est beaucoup plus patiente que moi de nature, mais en tout cas, c’est aussi un sujet qui l’intéresse, c’est un sujet sur lequel elle travaille. Et elle m’a envoyé un lien qui montrait quatre façons de pratiquer la patience ou quatre domaines dans lesquels il était indispensable de pratiquer la patience, et ça m’a énormément intéressé.

Donc, j’aimerais aujourd’hui en fait te les présenter ou en tout cas te présenter comment moi j’essaie de les adapter. Je les ai notés, je les ai illustrés, et je les revois chaque matin pour m’inspirer. Et je me demande aussi chaque matin, est-ce qu’hier j’ai bien respecté ces quatre points liés à la patience ? Donc, c’est quelque chose d’important pour moi. Je les ai liés un peu à la spiritualité, donc, j’ai fait en sorte d’ajouter des versets de la Bible, mais c’est pas le sujet d’aujourd’hui puisque je veux parler à toutes les croyances, toutes les philosophies, peu importe quelle est la tienne. Et donc, je vais juste te parler des quatre grands principes ou les quatre grands domaines dans lesquels la patience joue un rôle super important.

Le premier, c’est d’être lent à se mettre en colère, de rester calme. Alors ici, c’est assez paradoxal chez moi parce que je suis une personne calme. J’aurai tendance à me présenter comme étant calme. Je ne suis pas quelqu’un d’extraverti. Je ne suis pas quelqu’un qui va beaucoup parler en public ou qui va énormément, tu sais, faire de blagues, qui va élever la voix. Donc, je suis calme. Si tu me vois en public, je vais être cool, comme on dit. Tu me verras pas parler… Je suis pas timide, renfermé, mais je parle peu et je parle lentement, et je parle aussi sans vraiment élever la voix. Donc, ça, c’est la partie calme.

Mais malgré tout, j’ai au fond de moi cette impatience qui peut parfois me pousser à élever légèrement la voix ou même sans élever la voix, à être un peu incisif dans mes paroles, c’est-à-dire être un peu ferme. Tu sais, dire « oui, mais attends, ça, c’est pas normal ». Tu vois, là, j’ai été incisif dans ma façon de parler. Et c’est une tendance qui existe chez moi. Et notamment, tu sais, dans le cadre de la famille, quand tu as trois enfants, notamment le petit Raphaël qui vient d’avoir 5 ans, qui parfois n’a pas envie de faire des choses, c’est difficile.

Si tu as une journée fatigante, que tu as Emma qui est dans l’adolescence, Tom dans la préadolescence et Raphaël dans l’enfance, les trois ont chacun leur… on va dire, leur moment qui stresse ou qui peuvent solliciter les parents, donc, je peux avoir tendance à me mettre en colère, et je ne souhaite pas que ça arrive parce que pour moi c’est complètement inacceptable de se mettre en colère. Et ça m’arrive malheureusement encore de temps en temps. Alors, des vraies grosses colères, c’est rare. Il faut vraiment qu’il y ait quelque chose qui soit très fort pour que je le fasse, mais il peut m’arriver d’élever la voix, et ça, je veux éviter complètement. Donc, être lent à se mettre en colère, rester calme. Et pour ça, on a besoin, évidemment, de patience.

Deuxièmement, et ça c’est encore très difficile pour moi, savoir attendre calmement sans s’irriter ni s’agacer. Alors, je pense que là, j’ai pris une très mauvaise habitude dans l’industrie automobile. Quand je travaillais dans l’industrie automobile, j’étais très très très pressé, tout le temps pressé. J’avais toujours des réunions. Parfois, j’avais mon téléphone portable qui sonnait en même temps que mon téléphone fixe, alors que j’étais attendu en réunion. Donc, il y avait une grosse pression. Et du coup, ça m’a poussé à ne pas vouloir attendre. Ensuite, tout ça, ça s’est pas mal amplifié au moment où j’avais à la fois mon travail salarié et Français Authentique, et où chaque heure comptait, parce que chaque heure de travail pour Français Authentique était une heure qui me rapprochait de mon objectif de développer cette formidable communauté.

Donc, perdre un peu de temps parce que, je sais pas, un ordinateur était trop lent, un logiciel planté, c’était inacceptable et ça avait tendance à me mettre en colère. Passer du temps à faire la queue à la caisse d’un supermarché, passer du temps à attendre dans la salle d’attente d’un médecin alors que j’avais rendez-vous à 14 heures et qu’il est 14 heures 42, tout ça, ça avait tendance à vraiment m’énerver intérieurement.

Et aujourd’hui, je travaille à apprendre à attendre calmement, sans m’irriter, sans m’agacer. Donc, j’arrive toujours à l’heure à mes rendez-vous, mais je prends un petit livre, et si le médecin est en retard, je me dis qu’il a de bonnes raisons et que je ne peux rien y faire, ou alors je change de médecin, c’est mon choix. Mais si je décide de continuer avec ce médecin, eh bien, j’accepte ça. Je prends tout le paquet ensemble, et donc, j’ai mon livre, je lis. Et j’essaie maintenant de vraiment être patient, même si… sur ce point-là, même si c’est encore compliqué.

Le troisième point, c’est de ne pas agir avec précipitation, de ne rien bâcler. Bâcler veut dire faire quelque chose un peu trop vite. Tu sais, par exemple, si tu bâcles, on va dire à un enfant de ne pas bâcler ses devoirs, c’est-à-dire de ne pas les faire trop vite. Bâcler, c’est je le fais vite, même si c’est pas bien, je m’en moque. Mon objectif, c’est la vitesse. Et ça, ça a été aussi, sur certains points… Alors, j’ai toujours été très minutieux et consciencieux dans mon travail, mais parfois je me disais « bon, ça, il faut que ce soit fini dans une heure ». Et je me mettais la pression, je me stressais, je n’étais pas patient. Et s’il fallait 1 heure 15 pour le faire, eh bien, ça me rendait un petit peu anxieux.

Donc, aujourd’hui, je me dis « je m’organise, je m’accorde le temps nécessaire ». Encore une fois, très compliqué pour moi, puisque j’ai tendance à planifier beaucoup trop de tâches dans mes journées. Mais là aussi, je m’améliore. Et en fait, je te donne plein d’exemples personnels, mais c’est pas pour parler de moi, on s’en moque, c’est pour te donner des points de comparaison et pour que toi-même tu vois un certain nombre d’applications dans ta vie. L’idée, c’est pas de savoir pourquoi moi je dois être plus patient. L’idée, c’est de savoir comment toi tu peux l’être, parce qu’on est tous d’accord pour dire qu’on est plus heureux et en meilleure santé quand on est patient, évidemment. Donc, je m’organise, je m’accorde le temps nécessaire, je ne bâcle rien. Et si une tâche prend un peu de temps, c’est pas grave, celle d’après attendra. Et l’idée, c’est d’avoir les priorités définies, d’avoir une bonne organisation.

Et ça, c’est une chose que m’a appris David Allen, qui a créé la méthode GTD, Getting Things Done. Je crois que… il me semble, je suis pas sûr que la traduction française du livre c’était s’organiser pour réussir, mais je suis pas sûr. Dans tous les cas, c’est une méthode très, très connue. Et ce qu’il m’a appris, David Allen, entre autres, c’est, en fait, il faut être OK avec ce qu’on ne fait pas. Et pour être OK avec ce qu’on ne fait pas… parce qu’on a tous trop de choses à faire, on a tous plus de choses à faire que de temps disponible, donc, il faut le reconnaître. Et pour être OK avec ce qu’on ne fait pas, eh bien, il faut savoir ce qu’on ne fait pas. Il faut pas se réveiller au milieu de la nuit ou avoir un sursaut au moment du coucher en se disant « j’ai oublié ça ». Non, il faut se dire « OK, voilà tout ce que j’ai fait, voilà ce qu’il reste à faire, voilà ce que je vais faire demain, et voilà ce que je ne peux pas faire tout de suite, mais que je ferai plus tard. C’est OK ». Voilà. Et donc, pour ça, il faut être organisé et être calme, et bien sûr, être patient. C’est ça.

Et le quatrième point, c’est de supporter les épreuves sans se plaindre. Donc, là, on est plus dans la vue d’ensemble parce que, malheureusement, dans nos vies, on aura toujours des épreuves, qu’elles soient petites, qu’elles soient moyennes, qu’elles soient grandes. La vie n’est pas facile et il faut savoir endurer les épreuves avec un état d’esprit positif et ne pas se plaindre.

Là, j’ai un exemple tout bête. J’ai mon genou qui me fait de nouveau souffrir, qui m’embête un petit peu malgré un certain nombre d’actions que je mets en place pour ça. Et c’est tout, je l’accepte. Je me dis que c’est une épreuve. Je l’accepte sans me plaindre, j’essaie, et j’endure ça avec un état d’esprit positif en me disant d’une part que ça va passer, que ça ira de mieux en mieux et en me disant d’autre part que finalement peut-être que dans cette chose négative, il y a une chose positive, à savoir ma longévité peut-être. Parce que le fait d’avoir mon souci de genou et de ne pas souhaiter prendre un traitement médicamenteux un peu fort qu’on me propose ou en tout cas essayer de temporiser et de le prendre peut-être plus tard, ça me permet de faire plus d’efforts sur ma nutrition, sur mon sommeil, sur ma gestion des émotions, sur les compléments alimentaires que je prends, sur le sport que je fais, sur les étirements que je fais.

Et peut-être que cet événement me fera avoir, on va dire, une hygiène de vie qui me permettra de vivre quelques années de plus en bonne santé. Peut-être, je ne sais pas, mais j’essaie en tout cas de le voir de cette manière en étant positif et patient. Parce qu’on parle toujours ou on parle beaucoup de durée de vie, on dit « la durée de vie augmente », oui, mais la durée de vie doit être en bonne santé, parce que à quoi ça sert de vivre 20 ou 25 ans de plus que nos ancêtres si c’est pour les passer avec une maladie du cerveau ou ne pas pouvoir bouger ? On cherche la longévité en bonne santé. Et pour ça, je pense que l’hygiène de vie est importante et peut-être que certains bobos que je peux avoir m’aident à soigner mon hygiène de vie. Voilà comment je vois les choses.

Donc, supporter les épreuves sans se plaindre, les endurer avec un état d’esprit positif, et bien sûr, tout ça, c’est un combat quotidien. Mais je t’invite peut-être à noter ces quatre points pour toi, je les répète :

Être lent à se mettre en colère, rester calme.

Deuxièmement, savoir attendre calmement sans s’irriter ni s’agacer.

Troisièmement, ne pas agir avec précipitation, ne rien bâcler, s’organiser et s’accorder le temps nécessaire.

Et numéro 4, supporter les épreuves sans se plaindre, les endurer avec un état d’esprit positif.

Si tu fais tout ça, eh bien, tu seras le maître de la patience et tu pourras m’aider à le devenir et m’enseigner comment faire, parce que, comme je l’ai dit, ça reste pour moi un travail quotidien, mais l’idée c’est, là aussi, comme dans l’apprentissage des langues, de progresser avec l’esprit Kaizen, c’est-à-dire essayer d’être un tout petit peu meilleur chaque jour. Et, comme je te le disais, je vérifie si, de mon côté, j’ai bien réalisé toutes ces… ou si j’ai bien été patient dans ces quatre domaines au quotidien. Et je dois dire que plus j’avance et mieux ça va. Donc, c’est l’objectif.

Voilà pour aujourd’hui. Si tu as envie de ne manquer aucun contenu de Français Authentique et ne pas être perdu un peu dans, tu sais, les plateformes et les suggestions YouTube, etc., je t’invite à télécharger notre application mobile gratuite. Nous l’avons mise à jour récemment. Elle est beaucoup plus fiable, beaucoup plus clean et beaucoup plus, je pense, utile que la version précédente. Donc, on te met le lien dans la description. Mais si tu veux le faire dès maintenant, tu vas sur www.francaisauthentique.com/am comme application mobile, et ça te permettra de télécharger cette application gratuite et de ne rien manquer de mes contenus.

Merci de m’avoir suivi, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez Avec Johan. Salut !